‹ Le myome utérin à la ménopauseChapitre 9 sur 16 · GUILLAUME · texte numérisé non relu

GUILLAUME

qui est des plus démonstratives : « Tl s’agit d’une femme de 66 ans qui souffre de métrorragies depuis cinquante ans et qui accuse depuis cette époque des douleurs dans le bas- ventre et la région sacrée. Un médecin consulté au début constate la présence d’une tumeur utérine grosse comme une tête d’enfant. 11 essaye sans succès d'un traià l'ergotinc, puis se décide a envoyer la malade à un gynécologue. Celui-ci se contente de faire un curettage,

espérant que la ménopause amènera la cessation des hémorragies mais il n'en est rien ; pendant dix ans les hémorragies, se répètent nécessitant plusieurs fois un tamponnement énergique, et condamnant la malade au lit.» L ne. période d’accalmie se produit, puis les hémorragies recommencent. A p rès avoir plusieurs fois refusé l'intervention, la malade s'y résigne dans un état de faiblesse et de cachexie marquées.

Chez d’autres malades, les ménorragies, les métrorragies apparaissent bien longtemps avant Page critique. Pendant dix et quinze ans, elles attendent la ménopause ; des périodes de rémission leur font croire à la guérison, mais ces périodes sont courtes, et les hémorragies recommencent plus fortes ; tantôt les pertes deviennent continuelles, tantôt, dans l'intervalle des ménorragies, s'installent des pertes séreuses abondantes et fétides.

Les hémorragies constituant le symptôme le plus commun, lorsqu'à la ménopause elles disparaissent. On est naturellement porté a considérer ce résultat comme définitif, et on parle volontiers de guérison. On oublie qne la tumeur Ara continuer à évoluer insidieusement, que d autres symptômes apparaîtront plus tard qui réclameront, l’intervention, a un âge plus avancé.

Nous avons observé plusieurs cas oïl les douleurs ne se sont manifestées qu'après cinquante ans, apres la cessation des hémorragies, plusieurs cas également où les troubles de compression n’ont fait leur apparition qu'à partir de cet âge.

D'autres malades se sont présentées au chirurgien sans hémorragies, sans douleurs très vives, sans troubles de compression ; et c’est vers Go ans seulement que l’opération avait été rendue nécessaire par une tumeur volumineuse.

De pareils cas n’embellissent pas une statistique.

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