XL INTRODUCTION
Comme elle, sa parole est encore de llararae, Et sur la jeune France elle a l'autorité De l'Histoire, qui parle à la postérité. Autour de ce drapeau, sacré par sa vieillesse, Le citoyen français se rallira sans cesse. Dans l'urne électorale il jettera toujours Ce nom liéni du peuple et blasphémé des cours. Ce nom, comme un tocsin, de jnésages sinistres , Troublera le sommeil des coupables ministres : Fantômes qui, semant la terreur autour d'eux. Entre le prince et nous se sont dressés .. hideux ! Et si, pour déployer un nouvel incendie, Quelque trame infernale était encore ourdie, Si le pouvoir jaloux brisait aux pieds des rois L'égide qu'un roi môme étendit sur nos droits. Dans l'enceinte déserte où tonnait l'éloquence. S'il voulait ramener un éternel silence, S'il enlevait la digue au torrent des abus... Pour nourrir ces faux dieux, avides de tributs, Français, refusez tous de nouveaux sacriQces, Conspirez sans terreur : les lois sont vos complices.
Devant la liberté que son glaive outragea Un despote héroïque a succombé déjà, Et nous verrons ces nains , dont l'orgueil ridicule Menace de franchir les Colonnes d'Hercule, Sous leur pouvoir d'un jour écrasés avant nous Tomber, et satisfaire à la France en courroux.
La petite pièce qui suit, d'un genre assez voisin de l'Idylle , doit être rangée probablement sous la même date que la précédente , et se rapporter au même voyage de La Fayette à Provins :