‹ Le myosotis (volume 3)Chapitre 16 sur 66 · DES DANSKISFS HE I. 'OPÉRA · texte numérisé non relu

DES DANSKISFS HE I. 'OPÉRA

Fout fêter ranniversaiTe de !â Re7olution de Juille

De politique et vœUra

S'occupant après boire, T>es daines du grand Opéra Hier diantaient : » \ietoire!

A s'émanciper aussi Les Amours ont réussi ; Aux marcliands de lorgnettes Juillet du moins a profité.

Vivent les pirouettes!

^ ive la liberté:

Devant des galbes et des nus, Tartuffe qui s'indigne,

Dans nos jardins coiffait Vénus D'une feuille de \igne :

Il eiit, sans des jours meilleurs.

(.11 A NI l'ATKIO rinl K

Au\ m.ii'clKiiHis (le loriiiu'tles .luilk'l (lu moins a prolité.

Vivent les pirouettes!

Vive la liberté!

Consolez-vous, gens maladroits D'être vainqueurs et dupes .

Si là-bas on rogne vos droits , On rogne ici nos jupes.

Votre étendart, vieux bâillon, Vaut-il un frais cotillon?

Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.

Vive les pirouettes !

Vive la liberté !

Contre nous, sans nous effrayer.

Caton crie au scandale, Et la cbambre veut nous rayer De son budget vandale .

Que de pantins il paira "Même ailleurs qu'à l'Opéra!

Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.

Vivent les pirouettes!

Vive la liberté!

Au duc soucieux et rêvant .

La sylphide coquette ,

CHA.M 1»A1 nu» J î(,)ll.

I lir jlac. (lit en jetant mi seul Les plis de sa jaquette • \ ous qui pleurez Charles dix.

Riez donc : voilà des lis!

Aux niarchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.

Vivent les pirouettes!

\ ive la liberté!

Vous qui sabrez, tambour battant.

Les émeutes civiles , A nous, bourgeois . vous aimez tant Les victoires faciles!

Tuer est charmant : d'accord ; Mais peupler vaut mieux encor.

Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.

Vivent les pirouettes !

Vive la liberté !

Képublicains, ayez de Toi',

Vous aurez des prêtresses; Nous nous sentons d'humeur encor A devenir déesses.

Vos aînés, francs étourdis, Ont vécu : /)e /rop/iuZ/v.

Aux marchands de lorjinelles Juillet du moins a profité. Vivent les pirouettes !

\ ive la liberté !

L'KCOLIERE.

Approchez, aimable écolière.

Vous qui fûtes maîtresse un jour :

Approchez, et. moins familière Avec Lhomond qu'avec TAmour.

instruisez-vous : chacun son tour.

Mais, par un doux air de folie.

Grand Dieu! comme elle est embellie Finissez, Rose, finissez :

Est-ce l'instant d'être jolie ?

Finissez, Rose, finissez :

Je suis le maître, obéissez.

Quoi ! vous épelez, incertaine.

Même un chapitre de roman; Attendez-vous la soixantaine Pour savoir lire couramment Les petits vers de votre amant?

Mais que demande ce sourire?

Pourquoi ce bras nu qui m'attire ?

Î!C LÉCOLIERE.

Finissez, Rose, finissez :

Rsî-ce dans mes yeux qu'il faut lire?

Finissez, Rose, finissez :

,1e suis le maître, obéissez.

La p'ammaire vous effarouche, Ft j'entends rire à mon côté Lorsque les S dans votre bouche Usurpent la place des T :

Quel soufflet pour ma vanité !

\Iais cette bouche que j'accuse Veut se défendre par la ruse :

Finissez, Rose, finissez :

Un baiser n'est pas une excuse.

Finissez, Rose, finissez : le suis le maître, obéissez.

Hélas! elle est encor maîtresse :

Le livre échappe de sa main :

11 tombe, et s' effeuille... Ah ! traîtresse ' Vous le foulez avec dédain.

Vous triomphez, mais c'est en vain.

Xe pas céder est mon système :

Passons au chapitre deuxième.

Vite, vite recommencez.

Dût la façon finir de même ! , Vite, vite, recommencez :

Je suis le maître, obéissez.

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