DES DANSKISFS HE I. 'OPÉRA
Fout fêter ranniversaiTe de !â Re7olution de Juille
De politique et vœUra
S'occupant après boire, T>es daines du grand Opéra Hier diantaient : » \ietoire!
A s'émanciper aussi Les Amours ont réussi ; Aux marcliands de lorgnettes Juillet du moins a profité.
Vivent les pirouettes!
^ ive la liberté:
Devant des galbes et des nus, Tartuffe qui s'indigne,
Dans nos jardins coiffait Vénus D'une feuille de \igne :
Il eiit, sans des jours meilleurs.
(.11 A NI l'ATKIO rinl K
Au\ m.ii'clKiiHis (le loriiiu'tles .luilk'l (lu moins a prolité.
Vivent les pirouettes!
Vive la liberté!
Consolez-vous, gens maladroits D'être vainqueurs et dupes .
Si là-bas on rogne vos droits , On rogne ici nos jupes.
Votre étendart, vieux bâillon, Vaut-il un frais cotillon?
Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.
Vive les pirouettes !
Vive la liberté !
Contre nous, sans nous effrayer.
Caton crie au scandale, Et la cbambre veut nous rayer De son budget vandale .
Que de pantins il paira "Même ailleurs qu'à l'Opéra!
Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.
Vivent les pirouettes!
Vive la liberté!
Au duc soucieux et rêvant .
La sylphide coquette ,
CHA.M 1»A1 nu» J î(,)ll.
I lir jlac. (lit en jetant mi seul Les plis de sa jaquette • \ ous qui pleurez Charles dix.
Riez donc : voilà des lis!
Aux niarchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.
Vivent les pirouettes!
\ ive la liberté!
Vous qui sabrez, tambour battant.
Les émeutes civiles , A nous, bourgeois . vous aimez tant Les victoires faciles!
Tuer est charmant : d'accord ; Mais peupler vaut mieux encor.
Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.
Vivent les pirouettes !
Vive la liberté !
Képublicains, ayez de Toi',
Vous aurez des prêtresses; Nous nous sentons d'humeur encor A devenir déesses.
Vos aînés, francs étourdis, Ont vécu : /)e /rop/iuZ/v.
Aux marchands de lorjinelles Juillet du moins a profité. Vivent les pirouettes !
\ ive la liberté !
L'KCOLIERE.
Approchez, aimable écolière.
Vous qui fûtes maîtresse un jour :
Approchez, et. moins familière Avec Lhomond qu'avec TAmour.
instruisez-vous : chacun son tour.
Mais, par un doux air de folie.
Grand Dieu! comme elle est embellie Finissez, Rose, finissez :
Est-ce l'instant d'être jolie ?
Finissez, Rose, finissez :
Je suis le maître, obéissez.
Quoi ! vous épelez, incertaine.
Même un chapitre de roman; Attendez-vous la soixantaine Pour savoir lire couramment Les petits vers de votre amant?
Mais que demande ce sourire?
Pourquoi ce bras nu qui m'attire ?
Î!C LÉCOLIERE.
Finissez, Rose, finissez :
Rsî-ce dans mes yeux qu'il faut lire?
Finissez, Rose, finissez :
,1e suis le maître, obéissez.
La p'ammaire vous effarouche, Ft j'entends rire à mon côté Lorsque les S dans votre bouche Usurpent la place des T :
Quel soufflet pour ma vanité !
\Iais cette bouche que j'accuse Veut se défendre par la ruse :
Finissez, Rose, finissez :
Un baiser n'est pas une excuse.
Finissez, Rose, finissez : le suis le maître, obéissez.
Hélas! elle est encor maîtresse :
Le livre échappe de sa main :
11 tombe, et s' effeuille... Ah ! traîtresse ' Vous le foulez avec dédain.
Vous triomphez, mais c'est en vain.
Xe pas céder est mon système :
Passons au chapitre deuxième.
Vite, vite recommencez.
Dût la façon finir de même ! , Vite, vite, recommencez :
Je suis le maître, obéissez.