LE TOCSIN
Et si quelque diable n'a pas,
Avant, fondu la cloche, Je sonnerai jusqu'au matin Tintin, tintin. tintin rlintintin, Je sonnerai jusqu'au matin
Tintin : c'est le tocsin !
sorvEMRS n K^FA^(;K
Après dix ans je vous revois, ^ oiis que j'aimai toute petite; Oui, voilà bien les yeux, la voix Et le bon cœur de Mar^zuerite.
Vous m'avez dit : « Rajeunissons Ces souvenirs pleins d'innocence >< Ah! j'y consens, reconnnencons Un des beaux jours de notre enfance.
Comme ils sont loin ces jours si beaux ! Gais enfants que le jeu rassemble, En souliers fins, en gros sabots, Sur rherbe nous courions ensemble.
Dans la vie oij nous avançons , Nous ne marcbons plus qu'à distance..
Ab! j'y consens, recommençons Vn des b^aux jours de notre enfance.
SOIN E.MKS 1) i:.\K\ NCh. lo:
Pamre ijLinoraiit, vous nrinstniisicz
Avec une peine inlinie,
Plus (Puiie fois, lorsqu'à vos pieds
.repelais /'«»/ et Virginie,
Je fus distrait à vos leçons
Pour y rester en pénitence :
Ah! j'y consens, recommençons
Un des beaux jours de notre enfance.
Quoi! je chante et pas un souris, Pas un regard qui m'applaudisse !
Autrefois, quand je vous appris L'air dont m'a bercé ma nourrice , Un baiser fut de mes chansons Le refrain et la récompense :
Ah ! j'y consens, recomnien(;ons Un des beaux jours de notre enfance.
l.A FAV VETTK DU CAl.N A IHK
FABLIAI >ORMA>D
;x amis oe M. M***, qui me conseillaient de lu; rendre vlsiù I1A17 ]: r.ip.sp,]er d'un :5T3Dd malheur.
Oli 1 non, je n'irai pas sous son toit solitaire rroul)ler ce juste en pleurs par le bruit de mes pas ; Car il est, voyez-vous, de grands deuils sur la terre Devant qui Tamitié doit prier et se taire : Oh ! non, je n'irai pas
Lorsque de ses douleurs le blond fils de Marie, Mourant, réjouissait Sion et Saniarie.
Herode, IMlnte et TF^nfer:
Son agonie émut d"une pitié profonde Les anges dans le ciel , les femmes en ce monde,
Lt les petits oiseaux dans l'air.
L A FA l" V \i 1 T h D U C A LV A 1 1; i:.
Kt sur le Golgotha noir de peuple infidèle.
Quand les vautours, à grand bruit d'aile. Flairant la mort, volaient en rond ;
Sortant d'un bois en fleur au pied de la eolline, Une fauvette pèlerine
Pour consoler Jésus se posa sur son front.
Oubliant pour la Croix son doux nid sur la braiieti File chantait, pleurait et piétinait en vain, Ft de son bec pieux mordait l'épine blanche,
Vermeille, hélas ! du sang divin ;
Et l'ironique diadème Pesait plus douloureux au front du moribond^ Ft Jésus, souriant d'un sourire suprême,
Dit à la fauvette : A quoi bon?...
A quoi bon te rougir aux blessures divines ? Aux clous du saint gibet à quoi bon t'écorcher? Il est, petit oiseau, des maux et des épines Que du front et du cœur on ne peut arracher.
La tempête qui m'environne Jette au vent ta plume et ta voix, Ft ton stérile effort au poids de ma couronne , Sans même l'effeuiller, ajoute un nouveau poids.
La Fauvette comprit, et, déployant son aile.
Au perchoir épineux décliirée à moitic.
Dans son nid que berçait la branche maternelle
50 < I A FAI VI.TTI-: or CALVAlKi:.
Courut (Misev'.'lir S(^s cliauts et sa pitit".
(^Ii! iiou, je n'irai pas, sous son toit solitaire, Proubler ce juste en pleurs par le bruit de mes pas : Car il est, voyez-vous, de irrands deuils sur la terre Devant qui Taniitie doit prier et se taire: Oh! non, je n'irai pas.
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A FN AUTEUP, HERMAPHROPITE.
Fée ou démon, magicienne ou sorcier,
Je te maudis de grand cœur, et pour cause •.
Depuis hier je suis ton créancier.
Quand j'implorais un sourire de Rose,
La pauvre enfant sanglotait sur ta prose.
Elle y perdit un bon quart d'heure, et moi,
Mille baisers, baisers de bon aloi,
Baisers sonnants... Adonc, ÎMuse inunorle)|e,
Kn t' acquittant, fais acte de vertu ;
INlille baisers sont une bagatelle ;
Tu n)e les dois : quand donc me paîras^Ui?