‹ Le myosotisChapitre 45 sur 52 · SOYEZ BÉNIE · texte numérisé non relu

SOYEZ BÉNIE

JE soupirais, irisle cl malade :

« Que sont devenus le fuseau, Et le baiser et la ballade Qui m'endormaient dans mon berceau ? » Mes pleurs coulaient... lorscju'une enchanteresse Me dit : « Enfant, verse-les dans mon sein. » Soyez bénie, ô vous dont la tendresse Donne une mère à l'orphelin !

Je répétais : « Du moins que n'ai-je Ton bras pour <^uide et pour appui, Frère qu'en un linceul de neige Le vent du nord berce aujourd'hui!... » Mais tout à cou[) une chaste caresse Sur mon front pâle essuya le chagrin : Soyez bénie, ô vous dont la tendresse Donne une sanir à l'orphelin !

En vain, ardent à me poursuivre, Le destin flétrit mes beaux jours ; De tous les bonheurs je m'enivre, Car j'aime de tous les amours.

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