‹ Le myosotis. Poésies inéditesChapitre 34 sur 108 · L-'e politique et catera · texte numérisé non relu

L-'e politique et catera

S'occupant après boire.

Les dames du grand Opéra

Hier chantaient : « Victoire ! » A s'émanciper aussi Les amours ont réussi :

Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.

Vivent les pirouettes!

Vive la liberté !

Devant des galbes et des nus,

Tartufe, qui s'indigne.

Dans nos jardins coiffait Vénus D'une feuille de vigne :

Il eût, sans des jours meilleurs,

Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.

Vivent les pirouettes !

Vive la liberté !

Consolez-vous, gens maladroits,

D'être vainqueurs et dupes :

Si, là-bas, on rogne vos droits,

On rogne ici nos jupes.

Votre étendard, vieux haillon.

Vaut-il un frais cotillon?

Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.

Vivent les pirouettes !

Vive la liberté!

Contre nous, sans nous efî'rayer,

Caton crie au scandale,

Et la Chambre veut nous rayer

De son budget vandale.

Que de pantins il paîra,

Même ailleurs qu'à l'Opéra !

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