‹ Le myosotis. Poésies inéditesChapitre 35 sur 108 · CHANT PATRIOTIQUE · texte numérisé non relu

CHANT PATRIOTIQUE

Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.

Vivent les pirouettes !

Vive la liberté I

Au duc, soucieux et rêvant,

La sylphide coquette, Flic flac, dit en jetant au vent

Les plis de sa jaquette :

« Vous qui pleurez Charles dix, Riez donc : voilà des lis ! »

Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.

Vivent les pirouettes !

Vive la liberté !

Vous qui sabrez, tambour battant.

Les émeutes civiles, A nous, bourgeois : vous aimez tant

Les victoires faciles !

Tuer est charmant : d'accord ; Mais peupler vaut mieux encor.

Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.

Vivent les pirouettes !

Vive la liberté !

Républicains, ayez de l'or,

Vous aurez des prêtresses; Nous nous sentons d'humeur encor

A devenir déesses.

Vos aînés, francs étourdis, Ont vécu : De profundis.

Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.

Vivent les pirouettes !

Vive la liberté 1

WG^

L'ECOLIE%E

/approchez, aimable écolière, Vous qui fûtes maîtresse un jour; Approchez, et, moins familière Avec Lhomond qu'avec l'amour, Instruisez-vous : chacun son tour.

Mais, par un doux air de folie.

Grand Dieu ! comme elle est embellie. Finissez, Rose, finissez :

Est-ce l'instant d'être jolie?

Finissez, Rose, finissez :

Je suis le maître, obéissez.

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