CHANT PATRIOTIQUE
Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.
Vivent les pirouettes !
Vive la liberté I
Au duc, soucieux et rêvant,
La sylphide coquette, Flic flac, dit en jetant au vent
Les plis de sa jaquette :
« Vous qui pleurez Charles dix, Riez donc : voilà des lis ! »
Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.
Vivent les pirouettes !
Vive la liberté !
Vous qui sabrez, tambour battant.
Les émeutes civiles, A nous, bourgeois : vous aimez tant
Les victoires faciles !
Tuer est charmant : d'accord ; Mais peupler vaut mieux encor.
Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.
Vivent les pirouettes !
Vive la liberté !
Républicains, ayez de l'or,
Vous aurez des prêtresses; Nous nous sentons d'humeur encor
A devenir déesses.
Vos aînés, francs étourdis, Ont vécu : De profundis.
Aux marchands de lorgnettes Juillet du moins a profité.
Vivent les pirouettes !
Vive la liberté 1
WG^
L'ECOLIE%E
/approchez, aimable écolière, Vous qui fûtes maîtresse un jour; Approchez, et, moins familière Avec Lhomond qu'avec l'amour, Instruisez-vous : chacun son tour.
Mais, par un doux air de folie.
Grand Dieu ! comme elle est embellie. Finissez, Rose, finissez :
Est-ce l'instant d'être jolie?
Finissez, Rose, finissez :
Je suis le maître, obéissez.