‹ Le myosotis. Poésies inéditesChapitre 47 sur 108 · LA SŒUR DU TASSE I4I · texte numérisé non relu

LA SŒUR DU TASSE I4I

Au vent de ses destins, alors de cour en cour, De prison en prison il tomba; puis, un jour. Le pauvre fou sentit, dans la ville papale, Une douche de fleurs inonder son front pâle. « Pour qui donc cette pompe et ce peuple à genoux ? » Disait-il ; et chacun lui répondait : « Pour vous ! Pour vous Rome est en fête, et son prince en étole Avec les saintes clefs ouvre le Capitule; Pour vous il s'illumine, et ses joyeux échos Chantent comme ils chantaient sur les pas des héros ; Car vous avez tenté des conquêtes plus rares, O poète, et, comme eux, triomphé des barbares; Car d'un laurier rival vous êtes possesseur : Voyez... — Hélas ! dit-il, je ne vois pas ma sœur! »

L'ISOLEîKETsLT

A MADAME DOUDEY-DUPRE

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