SOYEZ BENIE 23I
Je répétais : « Du moins que n'ai-je Ton bras pour guide et pour appui, Frère qu'en un linceul de neige Le vent du nord berce aujourd'hui I...
Mais, tout à coup, une chaste caresse Sur mon front pâle essuya le chagrin : Soyez bénie, ô vous dont la tendresse Donne une sœur à l'orphelin 1
En vain, ardent à me poursuivre.
Le destin flétrit mes beaux jours; De tous les bonheurs je m'enivre. Car j'aime de tous les amours.
L'astre charmant levé sur ma jeunesse Promet encor d'échauff"er mon déclin :
Soyez bénie, ô vous dont la tendresse Est le trésor de l'orphelin !
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