‹ Le myosotis. Poésies inéditesChapitre 83 sur 108 · L^ MO'KT DE ^. S^SSI'MOT · texte numérisé non relu

L^ MO'KT DE ^. S^SSI'MOT

IVIes yeux sont dessillés et je vois sans nuage, Je vois l'Être suprême à qui tout rend hommage, Je le vois sur un trône élevé dans les cieux; Toujours l'écho puissant des célestes portiques

Retentit de cantiques Chantés en son honneur par tous les bienheureux.

264 PRHMIERS VERS

Environné de feux, de gloire et de lumière, Ce Dieu voit à ses pieds les princes de la terre : Il lit dans leur pensée, il punit leurs forfaits. Du juste qu'on opprime embrassant la défense,

Il couvre l'innocence D'un bras qui du méchant veut repousser les traits.

Mais quel est ce mortel qui, comme un autre Élie, Prend un rapide essor vers la sainte patrie? Oh! quel char radieux et quelle majesté! Des brûlants séraphins j'aperçois la phalange

Guidant le nouvel ange Au céleste séjour de la félicité.

C'est Sassinot ! Quel jour de joie et d'allégresse ! O bardes, que vos chants le célèbrent sans cesse ; Adressez-lui vos vœux, habitants d'ici-bas. Et vous, jeunes enfants, vous à qui ce bon père

Vient d'ouvrir la carrière, Ne pleurez plus sur lui, mais marchez sur ses pas.

a'AL COlsLSEIL

l^ULMAS, écoute enfin la raison qui t'édaire, Cesse enfin de nourrir un espoir téméraire : Ainsi que toi, mon fils, j'eus la démangeaison D'ofFenser le public, la rime et la raison ; Comme toi, bel esprit, au sortir du collège, Ma sotte vanité saisit le privilège Qu'usurpent trop souvent les auteurs de nos jours. De parler sans rien dire et de parler toujours.

Page 1