‹ Le myosotis. Poésies inéditesChapitre 82 sur 108 · POESIES INEDITES — POESIES POSTHUMES · texte numérisé non relu

POESIES INEDITES — POESIES POSTHUMES

CH^n.SO'H.

v>ONNAissEZ-vous Monsieur l'abbé, Savant depuis A jusqu'à B?

A rimer il s'amuse;

Eh bien !

La mémoire est sa muse...

Vous m'entendez bien.

Ses discours ab hoc et ah hoc Enchantent Monsieur de Cosnac ; Un sot dit la satire,

Eh bien !

Voit plus sot qui l'admire...

Vous m'entendez bien.

li'"^

su%,

T>I%ECTEU% 'DU TETIT SÉDiCI'K.^n^E T>E î\CE^UX

1^ 'abîme du malheur s'entr'ouvre sous nos pas. Referme-le, grand Dieu, ne nous y plonge pas ! S'il faut une victime à ta juste colère. Je suis prêt à mourir pour sauver notre père. Tu voulais le frapper, mais arrête un moment; Daigne m'immoler seul à ton ressentiment. Quoi donc! tu punirais ton ministre fidèle, Lui qui pour ta grandeur est enflammé de zèle?

Laissc-le vivre encore; hélas! s'il n'était plus, Qui pourrait nous frayer le sentier des vertus ? Qui saurait, comme lui, de tes livres sublimes Imprimer dans nos cœurs les divines maximes? Qui pourrait en deux mots y faire chaque jour Croître de plus en plus le feu de ton amour? Daigne être enfin touché de ma persévérance ; Au nom de Jésus-Christ, j'implore ta clémence.

Page 1