‹ Le myosotis. Poésies inéditesChapitre 98 sur 108 · L^ TOUT>%ETTE · texte numérisé non relu

L^ TOUT>%ETTE

A;r : Halte là ! etc.

>s^HAQUE jour on nous repète Que deux choix nous sont offerts Monsieur Thiers ou la poudrette, La poudrette ou monsieur Thiers.

Un instant mon cœur balance, Mais enfin j'entends raison :

L'un n'empeste que la France, L'autre infecte ma maison.

Fi donc, pouah ! Va pour Thiers, vive le Rod !

Je ris tout bas du système.

J'aime assez la liberté, J'aime la France, mais j'aime Par-dessus tout la santé; Et, bien que, par caractère, Je fronde un peu les abus, J'ai moins peur du ministère Que du choléra-morbus.

Fi donc, pouah I Va pour Thiers, vive le Roâ I

Nos Aristarque à sa perte Poussent la France, et je sais Qu'à la tribune, Salverte Pense et parle en bon Français.

Sa parole m'est connue, Mais il faut bien qu'avant peu, Bon gré, mal gré, j'éternue Mon vote au juste-milieu.

Fi donc, pouah I Va pour Thiers, vive le Roâ I

Votre parole est suspecte ; La tiendrez-vous, Monseigneur?

Ah I d'une voisine infecte Sauvez-nous, pour votre honneur.

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