ET LES MYSTÈRKS ANTIQUES
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LA SAGESSE DES MYSTÈRES EN EGYPTE
jusqu'à la fin du monde. » (Matthieu, XXVIII, 20.) Celui qui est né à Bethléem a un caractère éternel. L'antiphonaire de Noël parle de la naissance de Jésus comme s'il renaissait à chaque fête de Noël : « AujourcThui Christ est né ; aujourd'hui le sauveur est apparu ; aujourd'hui les anges chantent dans le ciel. »
immédiate doit embrasser toutes les races humaines comme un lien vivant, et se propager, de générations en générations, par le lien mystique de rÉglise. Tel est le sens qu'il faut donner aux paroles de saint Augustin : « Je ne croirais pas à rÉvangile si Tautorité de l'Église catholique ne m'y décidait pas. » Les Évangiles n'ont donc pas en eux-mêmes un signe de reconnaissance pour leur vérité ; mais on doit les croire parce qu'ils se fondent sur la personnalité de Jésus ; et parce que TÉglise tire mystérieusement de cette personnalité la force de mettre en action la vérité de l'Évangile.
Les Mystères transmettaient par la tradition les moyens d'arriver à la vérité ; la communauté chrétienne a la prétention de transplanter par elle-même cette vérité de génération en génération. La confiance dans les forces mystiques qui s'éveillent dans l'intérieur de l'homme par l'initiation devait être remplacée par la confiance en rUnique, en Tlnitiateur primordial. Les mystes cherchaient leur propre divinisation ; ils voulaient la vivre. Jésus était divinisé ; nous devons nous en tenir c^ lui ; alors nous participerons à sa divinité dans la communauté fondée par lui ; tel devient le credo chrétien. Ce qui est divinisé pour Jésus est divinisé pour toute la communauté. « Et voici je suis toujours avec vous
LA SAGESSE DES MYSTÈRES EN EGYPTE
jusqu'à la fin du monde. » (Matthieu, XXVIII, 20.) Celui qui est né à Bethléem a un caractère éternel. L'antiphonaire de Noël parle de la naissance de Jésus comme s'il renaissait à chaque fête de Noël : « AujoupiThui Christ est né ; aujourd'hui le sauveur est apparu ; aujourd'hui les anges chantent dans le ciel. »