Voir notamment Humanité de décembre 1908 et janvier
3. Voir les articles de VHumanité sur le traité de 1909 et sur le consortium congolais (1910-11).
4. Voir notamment Humanité des 24, 26 et 27 avril 1911 et ci-dessus, page 395.
5. Voir Humanité du 5 juillet 1911 : « Il n'y a rien, dans ce que la France et l'Angleterre peuvent offrir à l'Allemagne hors du Maroc qui puisse compenser pour les Allemands la perte totale et définitive de toute espérance au Maroc. »
6. Voir Humanité du 17 juillet 1911, article de M. Challaye : cité cidessus, page 520.
de la faiblesse des ministres républicains et de la complicité des députés conservateurs *. « Je voudrais bien savoir, disait en 1907 M. Pichon à M. Jaurès, ce qui vous donne le droit de parler au nom de l'Allemagne. » Plus récemment, M. Emmanuel Brousse s'écriait : « Avec vous, c'est toujours la France qui a tort. » Combien de fois faudra-t-il renouveler cette démonstration pour guérir ceux qui se courbent devant la menace socialiste, ceux qui n'ont pas encore compris qu'il ne peut y avoir rien de commun entre des Français dignes de ce nom et les apologistes de la « Triplice, contrepoids nécessaire au chauvinisme franco-russe » ; les apôtres de l'oubli alsacien-lorrain ; les tenants du « drapeau dans le fumier » ; les pontifes du sabotage ; les défenseurs nés des ennemis de la nation, comme Hervé 2, des ennemis de la société, comme Bonnot et ses complices3. Si la France veut, que demain son action dans le monde soit ferme et productive, elle doit refuser toute place dans les conseils de la cité à ceux qui en répudient le drapeau. Pour ne rien craindre de l'ennemi du dehors, faisons face d'abord à l'ennemi du dedans, toujours prêt à livrer les clefs de la place.
Le pays est digne, par le réveil de ses forces morales, d'être mieux protégé contre les mauvais bergers. Il a trop longtemps admis comme excuse valable l'idéalisme qu'invoquent les socialistes. Il en discerne aujourd'hui les dessous utilitaires et résiste à la dissociation de ses