Jeany iv
avec ces mots : « AvCj Maria^ gratia plena^ je vous salue, Marie, pleine de grâce )) \ il ne voulait dire qu'une chose, à savoir que Marie était l'objet de la faveur divine. Il s'en expliquera d'ailleurs lui-même, quand il ajoutera, pour apaiser le trouble de la timide et humble Vierge : (( Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu ^ » Donc, être en grâce, c'est être agréable ; l'état de grâce pour l'âme, c'est la disposition surnaturelle qui fait que l'âme est agréable à Dieu, c'est une entité qui se greffe sur l'âme, qui imprègne l'âme et l'informe, de telle façon que Dieu se complaît en elle et la regarde avec amour. Et comment être en faveur auprès de Dieu, comment lui agréer, lui complaire, si ce n'est par une ressemblance avec Lui ^ ? C'est d'ailleurs une loi commune, même dans l'ordre naturel. J'ai un ami ; je suis donc