‹ Le mystère de l'EucharistieChapitre 22 sur 44 · Ad. Hebr. ix · texte numérisé non relu

Ad. Hebr. ix

comme elle a changé la face de la terre ! S'élevant entre la terre et le ciel, elle les réconcilie l'un avec l'autre. De son regard mourant, Notre Seigneur, embrassant rhumanité entière, pouvait se dire qu'enfin nous pouvions aspirer à des extases, conformes à l'étendue de nos désirs, qu'enfin notre vocation à l'ordre surnaturel allait trouver son couronnement, sa consommation dans la gloire. « Consummatuîîi est ! » Oui, tout est consommé par notre union avec Dieu, objet de notre amour, tout est consommé dans les embrassements éternels.

Or, la sainte Eucharistie renouvelle et reproduit le sacrifice du calvaire. Si par l'un comme par l'autre nous vient toute la grâce, par l'un comme par l'autre nous vient toute la gloire ^ Si l'oblation du Golgotha nous assure la vie éternelle.

1. (f Sicut passio Christi, in cujus vîrtute hoc sacramentum operatur, est quidem causa sufficiens gloriae, non tamen ita quod statim per ipsam introducamur. in gloriam, sed oportet ut prias simul compatiamur, ut postea simul glorificemur, sicut dicetur ad Rom. viii, ita hoc sacra-

l'oblation eucharistique assure aussi à l'âme la vie éternelle. L'on ne peut supposer à l'une un mérite moindre qu'à l'autre, quand la foi nous enseig*ne que l'Eucharistie représente, dans toute la vérité de sa substance, l'immolation du Golg"otha. Dans la formule sacramentelle, il est dit : « Ceci est le calice de mon sang", du nouveau et de l'éternel Testament. » Ah ! oui, c'est bien une alliance éternelle que le Christ-Jésus scelle avec nous dans ce sacrement. La consécration dont il nous revêt prend un caractère de pérennité. Non pas seulement, notre âme, mais notre corps, tout notre être, se hausse à une sanctification qui fait que le péché en devrait être éloigné à tout jamais. (( Templufn JDei sanctum est^ quod estis vos^ dit saint Paul ^ Le temple de Dieu est saint ; vous êtes vous-mêmes

mentum non statim nos in g^loriam introducit, sed dat nobis virtutem perveniendi ad ^loriam, et ideo viaticum dicitur. » HT, Pars. qu. Ixxix, art. 2, ad. r.

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