Mafth. XX
et renouvelée par l'assimilation de toutes ces choses matérielles, que la Providence a mises à la disposition de l'homme. Que deviendraient nos facultés corporelles — et par contrecoup notre intelligence et notre volonté, lesquelles dépendent, pour leurs opérations, de notre bonne condition physique, suivant le mot des anciens : mens sana in corpore sano — oui, que deviendraient nos facultés matérielles, sans une alimentation proportionnée à leurs exigences et à l'étendue de leurs efforts ? Que deviendraient-elles si la nourriture quotidienne ne rétablissait l'équilibre entre la recette et la dépense ? Il en est absolument ainsi dans l'ordre surnaturel. Spirituellement parlant, notre âme subit une déperdition de vertu divine dans les opérations de sa vie intérieure. Il y a en nous un triple foyer de concupiscence, dont l'action continue consomme et désagrège notre beauté morale.
Personne ne vit sans péché. N'est-il pas dit que le juste pèche sept fois le jour ^ ?