I ad Cor. x
le Nouveau. Et comme le Christ domine et incarne toute la Loi nouvelle, et que son sacrifice sur le calvaire, pour la rédemption du monde, est le point culminant de cette époque, l'objet, l'essence de l'avènement messianique, toute la raison d'être de sa venue parmi nous, et que l'immolation de l'Homme Dieu est le centre auquel aboutit toute la période antérieure, et duquel tout le reste découle, ce fait supérieur a donc été représenté dans la vie du peuple hébreu, dans l'évolution du messianisme, par une suite d'images, de figures et de symboles. Ainsi tous les grands personnages — Abraham, Isaac et Jacob, Moïse et Aaron, Joseph, Elie, Esther, Judith, Déborah et tant d'autres — et tous les événements de l'histoire biblique, ont une valeur figurative ; chacun évoque quelque trait du Christ à venir, ou quelque épisode de sa vie. Et quant au drame sanglant qui devait couronner l'existence du Christ, mettre le sceau à sa mission rédemptrice, et remplir tout ce qui était compris dans son nom dç^ Jésus^ lequel signifie Sauveur y
quant à la pérennité de cette immolation dans le sacrifice eucharistique, qui, pour être non sanglant, a la même vertu, la même force de salut, la même valeur d'intercession que le sacrifice du calvaire, en est même la reproduction intégrale, c'est par centaines que l'on en compte les symboles parlants, les images limpides.
Par exemple, Melchisédech, roi de Salem, prêtre du Dieu Très-Haut, qui (( apporte à Abram du pain et du vin », n'est-ce pas l'une des principales figures de l'Eucharistie ^ ? Ce personnage mystérieux, qui, selon l'apôtre saint Paul, (( est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n'a ni commencement de jours, ni fin de vie, et qui est ainsi devenu semblable au Fils de Dieu ^ », ne représentet-il pas le Christ, prêtre éternel, dans l'oblation de son corps et de son sang sous les espèces du pain et du vin ?
N'est-il pas notre ancêtre et notre modèle, à nous prêtres de la loi nouvelle, et