Sum fheol. III Pars. qu. Ixxix. art. 3 corp. ç
l'un à l’autre, toute la distance qu'il ya de la vie à la mort. Ce n’est pas à dire que l’on puisse commettre de gaieté de cœur le péché véniel : tout péché étant une désobéissance à Dieu, faisant de la peine à Dieu, l'âme qui aime Dieu, qui est informée par la charité divine, doit s'abstenir de ce qui peut déplaire, même légèrement, à son Maître et Seigneur.
Et son ambition doit être de garder intacte et brillante l’image du Christ, que la grâce a imprimée en elle. Et d’ailleurs, commettre avec une sorte d’insouciance et de facilité le péché véniel, peut faire glisser l’âme insensiblement, la faire descendre de degré en degré, jusqu’à la faute grave. Mais le péché véniel, en soi, est éloigné du péché mortel par d’incommensurables espaces ; c'est une faiblesse morale, une infirmité de laquelle on peut dire, avec l'Evangile: « /nfrmitas hec non est ad mortem, cette maladie ne va pas à la mort !.» Or, quel est l'effet de l'Eucharistie à l'égard du péché véniel ?
RE 1. Joan. xi, 4.
La solution à cette question est plus consolante que la réponse à la Première. La
voici : Sous quelque aspect que l'on considère l'Eucharistie, ;] est Certain que
vité quotidienne P Le travail, la lutte, les soucis du lendemain, et même les relations sociales nécessaires, même le seul mouvement de la vie, tout cela produit une consommation d'énergie physique.
L'on ne peut Supporter « le poids du jour et de la chaleur » ?, sans en souffrir, sans en ressentir une lassitude qui demande le Tépos, qui demande aussi d'être réparée RU ner de