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les humbles servantes, expose heureusement, avec les preuves extérieures du fait lui-mê-ne !, les convenances, les harmonies de ce mystère, et c'est-à-dire qu'elle montre que non seulement il ne répugne pas à la raison humaine, s’il la dépasse infiniment, mais qu’il correspond admirablement à la grandeur de l’ordre divin, tel que nous nous figurons que le Christ est venu l’établir, et qu'il réalise l'idéal d’une religion vraiment divine et parfaite. Les convenances, les harmonies du fait de la présence réelle de Notre Seigneur dans le sacrement de l’Eucharistie, tel sera donc l’objet de ce chapitre.
1. Par preuves extérieures ou extrinsèques de l’Eucharistie, il faut entendre celles qui démontrent, par l’Ecriture Sainte et les autres arguments d'autorité, le /zi/ de l'institution du Sacrement et de la Présence Réelle Nous omettons délibérément ce genre de preuves, parce que nous nous adressons à des croyants.
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Le dogme de la présence réelle du hrist, dans le mystère eucharistique, onvient d’abord à la perfection dont il ait nécessaire que fût revêtue la loi nouelle, il s'harmonise avec l’idée de beauté, ’achèvement, de splendeur, qui devait aractériser l’rdre nouveau inauguré par
Christ Jésus.
Le monde, au point de vue religieux, qui st le point de vue essentiel, le seul qui ompte, se divise en deux grandes périoes : la loi ancienne et la loi nouvelle. La i ancienne s'ouvre avec l'élection par Dieu d’un peuple destiné à être le déposiaire de sa révélation, le confident de ses omesses, la gardien des oracles messiaques. La loi nouvelle, qui doit durer isqu'à la fin des siècles, commence avec
venue du Messie attendu et annoncé.
ntre ces deux grandes ères, qui se pargent toute l'histoire de l’humanité, il y a
unlien rigoureux. L'une est la préparation!
de l’autre ; elles sont en fonction l’une de l'au*-e ; elles s'expliquent mutuellement ; le sens caché dans la première se découvre dans la seconde. La première avait pour objet de figurer, de symboliser les réalités augustes qui devaient se produire dans la plénitude des temps. C'est bien là ce qu'affirme l’apôtre saint Paul: « La loi n'avait que l’ombre des biens à venir, et non l’image même des choses ! », c’est-àdire non ces choses mêmes dans la vérité de leur substance. Et dans sa première épître aux Corinthiens, parlant des faits qui ont marqué la vie du peuple hébreu, il exprime la même idée en ces termes :
« Ces choses ont été des figures de ce qui nous concerne », et encore : « Toutes ces choses leur sont arrivées en figures ? ».
L'Ancien Testament apparait donc comme un miroir immense, dans lequel se sont fidèlement réfléchies à l’avance toutes les choses qui devaient se passer sous
1. Ad Hebr. x, 1.—Umbram habens lex futurorum bonorum, non ipsam rerum imaginem.