‹ Le Mystère de l'IncarnationChapitre 50 sur 97 · QUELQU UN DE LA TRINITÉ A SOUFFERT · texte numérisé non relu

QUELQU UN DE LA TRINITÉ A SOUFFERT

Jésus-Christ est véritablement quelqu'un de la Trinité, c'est-à-dire la seconde personne incarnée pour notre salut. Aussi bien le deuxième concile de Constantinople l'appelle-t-il unus de Sancta Trinitate (i).

Un certain nombre d'années auparavant, l'Eglise avait dû intervenir dans une querelle théologique touchant la proposilion : « Unus de Trinitate passus est. »

Les moines scythes l'avpient d'abord mise en vogue. On leur reprocha de favoriser par là le monophysisme et de laisser croire que le Verbe a souffert dans la nature divine. Ils en appelèrent au pape Eorraisdas, lequel, jugeant la démarche inopportune, évita de se prononcer. Mais d'autres moines de Constantinople, les Acémètes, attaOTi^rent de nou

(1) Can. IV et Can. V; Denzincer. 216, 817.

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veau cette formule, interprétant le silence de Rome dans le sens d'une condamnation. L'empereur Justinien insista auprès du pape Jean II. Celui-ci approuva la proposition comme conforme aux enseignements des Prophètes, des Apôtres, des Pères; le Christ étant bien quelqu'un de la Trinité, une personne, ou, comme disent les Grecs, une hypostase de la sainte Trinité (i).

Ainsi, le même suppôt, qui est quelqu'un de la Trinité et reste absolument impassible à raison de la nature divine, a souffert sur la croix à raison de la nature humaine.

Les diverses formules aboutissent donc à la glorification de Jésus-Christ, Homme-Dieu, Créateur et Rédempteur, auquel doivent aller toute adoration, toute louange et tout amour.

(I) DKSZINCEK. 201

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