ATH.VN
BROYEFFORT.
BRAYART.
GRIFFON
LONGIS
ORILLART.
MISTERE DE LA PASSION
en enfer, et la se rendaient
prtTsés de consolacion,
Si non de Vespoir qu*ils avoic/t 55 et que par vraye foy savaient
en fin avoir redempcion ;
Mes la grande dilacion
de la pacificacion
moult tristes et pensif z plaindoient, 60 Car la mate transgression
leur causoit la privacion
de la gloire qxiilz attetido'ent.
Tant grevable esioit ceste offence que Justice de la sentence
65 ne se voultit a mercy traire Et tenoit la cause suspence, se du fait n*avoit rec 'mpence, a qui quil tournast a contraire, Uomme navoit de quoy la faire y
70 angle n*y povoit satisffaire :
qu'i restoit il mes d'apparence.
Fors que Dieu, qui tout peust reffaire, venist la nature parfaire qui de son bien ot tel carence f
75 Les patriarches a hault son demandaient cesle ransoti
. pour pai^venir a vray repos, EuloD gemissans en la prison, et banis sous leur mesprison,
80 de béatitude forclos,
Iceulx en si desplaisant clos par rigueur de justice enclos^ crions sans cesser a hault ton, Pooient proférer tels mos:
85 « Yeni ad liberandum nos, « Domine Deus virtutum !
« Ne nous laisse plus icy vivre, « bon Dieu, mes vien, si nous délivre, € qui tant desirons ta venue ;
80 € Vien de fait et oeuvre le livre € ou tu sces nostre debte csuyvre, « par qui prison avons tenue, »
Quand la journée fut venue, leur requeste fut obtenue
93 et de servitude délivre ; Lors fut la finance randuc,
quand en croix fut morte estandue la char de cil qui tout bien livre.
Lors paya le dangereux pris 100 celluy ou tous biens sont compris, c*est Jhesus, nostre doulx saulveur :
Lors celluy qui prenait fut pris, lié, conffondu et surpris sans jamès espoir de vigueur ; 105 Et c'est la cause sans faveur
qui nous m^ust pour bien et honcur d'avoir cestuy mistere empris, De vous demonstrer par doulceur la passion et la douleur 110 que pour nous tous a entrepris,
Monstrer voulons par parsonnages aucuns des principaux ouvrages que fist nostre seigneur pour nous, Les pain'is, travaulx et oultrages,
115 temptacions et griefs dommages, qu'il voult endurer pour nous tous.
Se la reverance de vous faulte y voit dessus ou dessoubz, trop dit ou faulte de langages,
120 Soiez amiables et doulx
et nous corrigez sans courroux:
n'en serons auttreffbis plus sages.
Prenez ce que bon vous sera et le surplus l'en laissera,
125 car tout ne poons pas attaindre ; Nostre procès mieulx en vauldra et plus gisant proffit en sauldra, satis nostre matière contraindre ; Mes pour nostre ignorance estaindre
130 ou presumpcion pourrait moindre, ung chacun de nous requerra La Vierge qu'el ne veille faindre a nous bien régir et constraindre, en disant Ave Maria.
[Ave Maria.]
135 Veni ad liberanduni nos, Domine Deus viitutum !
Je dis encore a mon propos par le thème de mon sermon que les propJtetes de renom
5S et tous en enfer descendoient B. G. — 50 plaignoient A. patriarches a grant son B. — 76 raensun B. G. — 78 tel G. sil viens et B. — 105 sans faneur] beaulx seigneurs B. C. 134 sen dirons B. G. Les mota entre crochets matxquetU Â. rance sains B. G.
-~ 64 sa G. — 68 a qui qui A. a qui que B. — 75 lei
— 81 et eulx en tout B. G. — 82 vertu B. — îî8 vie» — 112 de G. — 113 sauueur C. — 182 que ne C. -^
— 135 nos etc. C. — 138 pères sains — de foy et espe-