‹ Le mystère de la passion d'Arnould GrebanChapitre 56 sur 218 · GARNIER · texte numérisé non relu

GARNIER

Vecy nouvelle merveillable:

et de moult grant signifiance; Dieu doint qu'elle soit pourfltable !

GOMBAULT

57^ Vecy nouvelle merveillable :

le filz Dieu né en une estable !

0 pitié, 0 bénigne enfiànce !

TBAMBBRT

C'est humilité charitable

qui le maine a ceste ordonnance.

GOBIBAULT

5730 Vecy nouvelle merveillable et de moult grand signifiance.

PELLION

Vaillans bergiers, chacun s*avance a son troppeau songneusement, et servons Dieu dévotement, 5735 chacun selonc ncstre simplesse.

5<d6 kiea «a A. •- 5874 m a — 5675 Qui G. — 5678 demainenl Us G. — 5682 qui y sont A. C. - 5683 ils manquent

A - 5SM ennen B. deaera G 56S4 Si souuent que cest grant B. C. — 5688 Seroieat re B. — 569S Se B. — 5606

^ A. C. — 5608 banlUiDes qnoncquet B. ^. 5704 veu B. G. — 5716 reuenui C. — 57j^5727 Le dialogue ett plus w«p^ rffljM B. C. — 57» de Dieu C. — 57» son G. — 5788 se A.

MISTERE DE LA PASSION

JOSBPH

Marie, le jour nous appresse qu'il convendra que yoetre filz selonc la loy soit circoncis :

il est la huitième jouraee.

NOSTRE DAMB

5740 La loy de Dieu fut ordonnée, si la devons entretenir.

Joseph, il vous fauldra tenir Tenfiant, et sans dilacion faire sa circoncision,

5745 ainsi comme la loi nous rigle.

JOSEPH

C'est une bien estroite rigle et dure a jeunes enffançons, mes afân que mieulx le façons je vois, querre une quantité 5750 de gens de nostre parenté ; la chose en sera plus honneste.

ANTHI0CU8

Sire roy, menez joye et feste^ i

si plaist la puissance infinye, i •

nous avi>ns trouvé compatgnie - : • ' ''■ 5755 qui se tire a nostre chemin, i ..^ . .

. JASPAB,

Iwoué en soit le roy divin^: . l .^ - / nostre compaignie en scrk . • . j « plus joyeuse et mieulx ëQiy)uildia.iU Ce semblent g^ns de noble arroy.

5760 J'eiltens que c'est ung puisanotrot, >l qui nostre: chemin veulfcAller);, ..: , si vous plairoit a luy parler, vous sçarez son intaucion. . ^ ^ " ;

JASPAR . . . ' > Nous ferons icy stacion, 5765 tousjours attendans leur yen^e. . -j;

Cil Dieu, gouvernai^t ciel e( uue, sire roy, vous tiengne en sa grâce !

MELCIOR- î :. ; :.

Et vous entretiengue et.perfajçe

en honneur et puissance à^ne^ 5770 cil Dieu qui gouverne la nue î, .: -.-

Se nostre voye avez tenue

ou voulez tenir une espace,

nous sommes joyeulx qu'il se face.

MELCIOR

Cil Dieu qui gouverne la nue, 5775 sire roy, vous tiengne en sa grâce

et vous entretieugne et perface

en honneur et puissance deue!

A juger selonc vostre veue

attendu la voye présente, 5780 nous sommes tous deux d'une entente

et une oppinion avons.

Ou alez vous ?

MELCIOR

Nous ne savons en quel terre n'en quel pays, mes le nouveau roy des Juifz 5785 est né, comme l'estelle signe :

si m'en vois ensuyvant ce sigpie l'adorer et hommage rendre.

En mon cueur ày volu emprendre voye semblable connue vous, 57W si mè suis riieu et mes gens tous jx)ur y' venir lïastivement.

MELCIOR

Loué en soit Dieu haultement, ' que si bien rencontre nous sommes î Donc, s'il voiis plaist, moy et mes honmtos, 5T95 jusqu*^a la voils compaignerons ; s'ay espoir que nous trouverons nouvelles a nostre plaisance, ' car l'estelle nous adevance, qui là nostre guide sera.

5800 J'ay espoir qu'elle nous mcnra jusques au lieu déterminé, ou celluy noble ioy est né ; or cheminons ysnel le pas.

C ADORAS

Mes seigneura, ne vous hastez pas, 5805 de rester soiez diligens,

je voy grand brigade de gens qui nous suyt a toute vigueur.

POLIDORUS

Peust estre c'est ung grand seigneur qui s'en veult venir nostre voye.

5740 fut de Dieu B. G. — 5744 Alez faire C. — 5751 En chose A. — 5753 Sil B. — 5750 So A. — 5782 SU B. C plaisoit A. — 5764 cy C. — 5766 quf gouaernè (St Ll 57»7''à' «a B. roy mïnquà G. ^ 5709 {Miiasance «t honnear A. B. C. -cf. brn. — 5T71 Siïte, fioattrtï G. — -' 9T74' feiré, ' *ii IG.' '-^ 5775 rby mnfique C. — 577«*578l mnt mtîrtbué^ à Jmpar A. — 5777 m<fnque C. — ■5778' A jiigier 8élo*D-Vo«<re ^é 'B. G." — 5t73» Bivw» B. C. — h7&h Jusque» la B. C — 5796 Se A. Si G. — 5799 garde G. — 58(» Dartrettei*-^. — ' SS^yS'Bsae-aûctm B. O. i

PREMIERE JOURNEE

BALTAZA.R

5S10 Nobles seigneurs, Dieu tous avoye et doint ce que vos cueurs désirent !

Ou vont mes chers seigneurs ?

Ilz tirent au vouloir Dieu et son ayde après Testelle qui les guide ; jgi5 Dieu doint qu*a bon port nous amaine !

BALTAZAR

Ma pensée est assés prochaine

a la vostre, rois droituriers :

tantost ara dix joui's entiers

que Testelle en ma région 'jsid nous a (ait appaiicion,

par quoY j*ay en mon cueur conceu

que le roy du ciel est receu

et né de la vierge puccUe ;

et moy, toasjour& suy vaut Testelle, jSIj suis venu en ccste paitie,

espérant qu'elle me conduye

au saint lieu ou cecy est fait.

MBLCIOR

Assés semblable est nostre fait :

quand Testelle avons apperccue, 'S:^ raison paveille avons conclue

et soQimes de Tharae partis

et d* Arabe om sont noç partis.

Sur restçlle nous avoyons

et jamrs |^t qUe. la voyous, jî^s ne cesgçro^ de voyager,

tant que la sentirons targer

en quelque province loingtainc '^

si avons attente certaine .

qu*âu lieu ou elle targera, SS40 la viéi'ge mansion fera

qui du roy est mère et. nourrice.

BALTAZAR

Grant courtoisie et bénéfice me ferez, roys de noble sorte, si TOUS plaist qu*avec vous m'assorte, 58 e» tant que j'aye fait mon voyage.

Mes joyeux sommes en coui'age de vostre compaignie noble, et fttst jusqu'à Constantinoble, loyaulment voua compaignerons.

LIKIANUS

'*20 Qui m'en croira, nous hasterons d'aller nostre chemin le cours.

car l'estelle 8*en va tousjours ; de séjourner n'avons loisir.

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