J AS FAR
Seigneurs de notable prudence, ou est le lieu de grâce plain cooo ou le roi des Juifz haultain, qui est né, fait sa résidence?
MELCIOR
Nous quei'ons estro en sa présence pour aourcr ce souverain ; seigneurs de notable prudence 6005 ou est le lieu de grâce plain?
BALTAZAR
Sou estelle de grand puissance avons choisie pour certain en orient, dont en soulxlain venons veoir sa magnificence.
ANTHIOCUS
6010 Seigneurs de notable prudence, ou est le lieu de grâce plain ou le roy des Juifz haultain, qui est né, fait sa résidence?
GAUALiEL, scribe de la loi/, > Vecy merveilleuse éloquence
6015 et de grande suspicion ;
seigneurs, vous faictes question qui a respondi'e de legier ne fait pas, mes a grand dangier :
du roy des Jui& cnquerrez
6020 nouveau, ne dont rien ne sçarex de par nous, car de voix commune icy n'en est nouvelle aucune; pourtant respondre n'y savons.
RonoAN, second scribe»
Quant est pour l'eure, nous n'avons
60S5 point de roy de nostre lignée, ainz est la ten^e gouvernée d'ung homme d'estrange pays qui se clame roy des Juifz, car a la pointe de Tespee
6030 la terre a prise et usurpée
59œ Sa A. — 5066 en yrons B. — 5971 consauli B. — 5978 So eik G. — 5974 en ni'inque G. — 5078 scarroii G. — '^^ Regarde* quel nom il ara B. C. — 5987 me A. — 5989 SU B. — 5993 qni A. B. — 5997 gy A. je y B. G. — 6000 tret hanlUin A. — 6008 Pour laourer comme A. ladorer comme B. roy aouuerain C. — 600V-6005 manquent A. — *% pradeace B. iuUance G. — 6010-6013 m^m'/went A. — 6019 que voua querez A. — OOfô Par quov respoudre nen B. nj C. - 60:8 reclame A.
et la tient dessoubz Teiupereur de Romme, qui est le seigneur de tout le monde pour ce jour :
il nous maintient en son amour
6035 tant qu'il peust, affin que n'allons contre luy et nous rebellons ; Herode par nom est nommé, ne sçay se tant est renommé que son renom soit pai^venu
6040 jusqu'au lieu dont estes venu ; volentiers le vous monstrerous.
jaspâr Ce n'est point ce que nous querons, mais neantmoins ce seroit il bon, que nous oyssious sa raison,
6045 savoir s'il en sent quelque chose. ZOROBA.BBL, ^jAari&'i>/}.
Se la nouvelle est, je suppose qu'il en ara ouy la voix ; or me suivez, devers luy vois pour luy dire vostre venue.
[Pose.]
6(fê0 En force et honneur maintenue, soit vostre noblesse, cher sire î
HERODB, roy.
Le bien que vostre cueur desii'O vous octroit le Dieu d'Israël 1 Quelz nouvelles, Zorobabel ?
6055 comment le font nos citoiens ( les sciibes et phaiisiens sont ilz en paix ? leur faut il rien ?
ZOROBABEL
Sire, je ne sçay que tout bien :
j'ay par devers vous admenés 6060 trois notables rovs couronnés, les quelz ont désir et propos de parler seulement deux mos a vostre majesté royalle.
HERODE
La nouvelle est especialle 6065 et estrauge, a ce qu'il nous samble; comment, sont ce trois roys ensamble, venus maintenant cv envers?
ZOROBABEL
MISTEREDE LA PASSION
de Saba, d'Arabe et de Tharse.
HERODB
6070 Puisque leui* voye est tant esparce, c'est ix)ur ung grand fait enquérir ; savez vous qu'ilz viennent quérir ?
vous le pouez bien i*eveller.
ZOROBABEL
Sire, vous les orrez parler 6075 et vous orrez qu'ilz vous diront.
HERODE
De par nous visités seront, savoir qui vers nous les adresse.
Noble roy rempli de sagesse, vostre honneur accroisse celuy 6080 qui a toute puissance en luy, et vous doint tresoi^s a largesse î
HERODE
Nobles roy comblés de proesae, vostre renom hault anobly ne soit jamès mis en oubly, C085 ains l'entretiengne en sa haultessic Mahommet, mon dieu infiny l S'il vous plaist, vous sei*rez icy et après nous deviserons.
MELCIOR
A vostre vueil obeyrons 6090 de bon cueur sans y contredire.
HERODE
Or ça, seigneurs, vous pouez dire franchement et de cueui' affin, la cause qui vous meult, affin que sachons qui nous sera grief.
.TASPAR
6095 Sire roy, pour ataindre en biief nostre fait, il est venté que Dieu nous a manifesté une estelle, n a pas long temps, tout aultrement son coure portaus
6100 que les aultres ne seuUent faire, et quand nous avons son affaire choisi, qui est clei^e et notoire, il nous est venu en mémoire de l'estelle que nous promist
6105 Balaan prophète, qui dist que de Jacob l'estelle belle doit naistre en ung temps, de la quelle le hault Crist se doit incarner
Ouy ; de royaulmcs divers,
6032 en est G. — 60.35 Ce quil peut G. — 6036 et que ne nous G. — 6040 Jusque» au lieu estes B. G. — 6012 pas B.
— 6043 ce seroit A. seroit il B. G. — 6044 noua manque G. — 6046 la manque B. G. — 6049 Si luy diray B, G. — 6053 vostre A. — 60o8 ny B. — 6062 De vous dire deux ou trois mos G. — 6065 qui G. — 6066 sont ilz B. G. — 6069 Saba] Sable B. — 6071 requérir B. G. — 6078 vous manque G. — 6074 Sire roy. oyex B. G. — 6075 qui a — 60® raempli de saigesse B. G. — 6083 Vostre honneur accroisse celuy C. — 6084 Et ne soit G. — 6087 Qui a toute puissance en luy ajouté B. G. Sil vous plaist vous vous serref B. C. Gil A. — 6090 cueur manque A. — 6091 sa A.
— 6093 de vostre chemin B. G. — 6094 Quen riens ne vous sera grief B. C. — 6008 depuis brief temps B. G. — 6100 sceuent A. soullent G. — 6105 le prophète A. B. G.
PREMIERE JOURNEE
et dessuz \eà Juifz r^uer, âiiO comme nos ezposikeurs dient ; or nous moiisti*eDt et signifient les moyens du signe donné, qu'il l'aidt que celluy roy soit né, veu que Testelle luonstree 6115 s'est par toute nostre couti^cc.
C'est la cause qui nous admaine pour voir sa majesté haultainc et luy présenter aucuns dons.
HERODB
Beaulx seigneurs, ung peu attendons ; ôm vous estes gens prudens et sages, ne profierez pas tels languages se vous n'y sentez fondement, cai' il nous touche grandement s'il adveuoit co que vous dittes.
MELCIOR •
6125 Quand des raisons qu'il a predittes, nous le savons certainement, et qu'il soit vray, vecy comment :
•l'estelle dont il nous declaire n'eust pas mouvement circulaire
61;^ comme celles du fii*mament, mes alloit tout directement :
realement l'avons peu voir devant nous aller et mouvoir ; admené nous a jusqu'à cy
•iiaô sans devyer, la Dieu mercy, et tantost la cité vcue snibtillement s'est dispainie par quoy nous en sommes plus aeui s.
HERODB
Contes, chevaliei's et seigneurs,
6140 escoutez cy la deablcrie qui touche nostre seigneurie largement et de tous costés.
Seigneurs, gardez que vous comptez ; ignorez vous nostre puissance,
6U3 nostre si^e, nostre oi-donnance ?
ignorez vous que vray roy sommes de Judée et de tous les hommes qui sont au i-oyaulme appendens ?
en quel pai't estes vous tandeus ?
fiijO quel prince, quel roy querez vous ? est il huy aultre roy que nous ?
est il homme de ça la mer si hardy, qu'il s'osast clamer
i*oi des Juifz ? S*i viengne enibati^ ; 6155 par force Ten vouldrons combatre
tellement qu'il s'en desdira. ADRA.CUS, conte.
Qui est si hardy qu'il diia
que roy nous gouverne a sa mode
aultre que nostre i*oy Herode, 6160 qui cy est. Dieu luy croisse honneur ? HERMOGENES, ung chevalter au roy Herodi-,
Nous n'avons aultre gouverneur,
aultre roy n'aultre cappitaine
qu'Herode, c'est chose ceitaine,
car a luy seul obeyssons.
A.RPHAZAC, deuxième chevalier, 6165 11 n'est homs que ne destiiûssons,
s'il vouloit le contraire dire.
A.DRACUS
L'en ne m'en peust plus faire d'ire ne ma pensée comturber, que d'empescher et destourber 6170 nostre roy en son noble règne.
HERODB
Qui doubte que tousjours ne règne ?
J'en prendray débat contre tous.
BALTAZAR
Sire roy, ne prenez courroux ; se celluy roy voulons trouver, 6175 nous ne querons ame grever, ne vous, ne vostre royaulté, mais enquerons la vérité, comme gens hors de leur pays.
HERODE
Comment! estes vous esbays 6180 d'ouir telz mos de nostre bouche ?
vous samble il pas que près nous touche ?
Très fort nous sentons attouchés,
et voulons bien que vous sachez
le royaubne estre en nostre main, 61 fô et ne congnoissons souvei^u
se ce n'est l'empereur de Romme,
qui nostre vray seigneur se nomme,
et nous n'y contredisons pas.
Kt p ur vous informer du cas, 0190 ceste contrée, a brief parler,
a volu long temps rebeller
a l'empereur, et sa conduite,
or l'avons par force l'eduicte,
et conquise sanz contredit,
M(« tous les A. — 6114 lestoUle sest A. — 6115 Par tretoute A. — 6l:fê noas A. — 6130-6131 Gomment les aultres bien obseruent. 3tt«Ddana B. — 6151 U inanque A. — 6158 sa C. ^ 6153 qui A. B. B. C. — 6150 \e roy B. le bon G. ^ 6162 ne A. — 6163 Qest celuy KQlB. G. ~ 6165 hors que B. — 6168 de A. — 6171-6172 attribué» contre tous B. le porterons G. — 6175 aultruy B. -^ 6177 nous A. t^HKhes B. greues G. — 6184 est B. ^ 6186 Se nest lemperateur Par quoy lemperenr prénomme B. C.
— 6125 Quand est des raisons quil a dictes B. G. Qui au haultain firmament seruent B. G. — 6148
— 6154 Or si A. — 6156 qui A. G- — 6157 qui A. qui nous garde et maine B. C. — 6164 Et a qui à Hf^rmogeneê B. G. ny B. G. Nous lemporterons
— 6180 de A. vostre B. — 6182 nous y sentons R. C. — 6194-6195 Et le moyen bien confenne
MISTERE DE LA PASSION
6195 par quoy Fempereur devant dit nous en a donné la couronne ; ' et donc nous ne doublons pai*8onue qui par soy ou force d^amis nous en puist faire estre desnûs
6^00 par quelque mauvaise rencontre.
JASPA.R
Nous ne voulons pas aller conti^î, mes du fait tant savoir cuidons que celluy roy que nous querons est plus gluant de vous et plus fort.
HBRODK
6205 A ce ne mettons nul effort, s'il a grant terre et grant pays mes qu^il ne soit i*oy des Juifz, son fiiit riens ne nous touchera.
JÀSPA.R
Rov des Juifz est et sera, ôisio et qui plus est, tout ce beau monde, doit gouverner a la reonde comme juge et refiformateur.
HBRODE
Seigneurs, escoutez quel hoiTeui*, quel peste, quel forsen, quel rage !
6âi5 veez cy le plus mauvais langage, le plus fier, lé plus desplaisant qu^oncques fut, et le plus cuysant, d'ouir si terribles rai«(ons.
ARPHAZÂG
Sii*e roy, nous nous en taisons, Oieso car point n'y a^joustons de fby, et tenons qu'il n'est aultrc roy que vous sur la Juyverie.
HBRODE
Farderons nous la seigneurie, qui tant chère nous a cousté ?
6âS5 parderons nous la royaulté
dont proesse nous monstre digne ?
parderons nous nostre domine vendue par si dur chastoy ?
Fortune, il n'en est pas en toy,
6i30 Fortune, beste merveillablc :
toy et ta roue détestable mettons au sanglant pis tourner.
GAHALISL
11 ne faut pas tel dueil monor :
qui trop de couitoux en soy prend, 6S35 nature et raison l'en repprend :
car comme Cathon nous afferme.
ii*e qui excède hors terme
empesche fort l'entendement
qu'il ne face vray jugement, (tf 40 Geste rigle est commune a tous :
ostez donc ceste ire de vous,
tant que j*aye a la question
fait aucune distinction,
ou forse vous porrez ouii* 6245 aucun point i)Our vous resjouir
sur ceste matière présente.
HEROI»
Toute joye est de moy exempte, puisqu'on fait sur moy entreprise, car chose a grand peine conquise 0250 s*en veult plus chèrement garder.
GAIIA.LIBL
C'est vray, mes pour vous accorder avec ces notables seigneurs qui admainent raisons plusieurs pour celluy roy qu'adorer viennent,
0^55 je ne ooide pas qu'ilz maintiennent
qu'il soit pur homme en quelque empire autro de vous qui se puist dire roy des JuiÊs, n'en faictes double ; mes ung point y a que je doubte,
6260 que celluy roy dont ilz nous touchent et dont si hault lauguage couch(«t, ne fut Grist né nouvdlement, dont les prophètes plainement ont affenné qu'il doit venir,
6265 et vuellcnt a ce pai*venir, t ce samble, car leur dit se fonde qu'il doit gouverner tout le monde comme Grist, car quand il vendra, uostro règne en paix maintendra
6270 et sera vray roy d'Israël.
HBRODE
Vous dites bien, GamalicI, et nous advcrtissez d'ung point a quoy nous ne pensions point, tant qu'il touche celluy Gristus ;
6275 il doit estre de grans vertu»
connne vous, Juifz, le tenez, et par vos escrips l'apprenez; chacun scet assés sou rognom, mes savoii' s'il est né ou non,
6280 la gist le fort et le danger.
ROBOAN
Do ce ne pouvons nous juger ;
6209 II est roy des Juifs et sera B. — 6211 II doit goonerner a la ronde A. — 6214 force A. — 6217 Goiioques A. le nianqufi A. — 6218 Pour peu que ne vous despecons B. nous ne desperons G. — 6219 Artazjlc B. — 622S Snr toute la Juiferie A. G. — 6228 Veult dire G. -> 6229 en mnnque A. B. ~ 6231 merueillable B. G. — 6243 discussion G. — 6247 de nous B. G. — 0348 aine fait sur moy emprise B. — 6231 11 est vrai attHhué à Adrivus B. G. m« Manque B. G. — 6258 point doubte A. — 6272 Et aduertisses dun grant point A. — CST3 certes ne pensiion iH>tnt A. — 6276 eutre vous A. — 6277 approuuez A G.
PREMIERE JOURNEE
il n'en est faicte mendon :
TOUS oez la rdacioii de ces notables roys icy, ùfS3 qui sont certains qu'il est aiu^«i ; ue savons se la chose est voire.
HERODE
Ce qu*ilz dient n*c8t point a ci*oiro,
se tout le monde Tacceptoit.
Et premier, se Grist nés estoit, ^^ uous croyons, sans estre dcceu,
que les Juifz l'eussent bien sccu,
9 eust esté sa nativité
faicte a si gi*ant solennité
que si gi'ant joye ne fut oncques :
>a^ or u en est nouvelle qudconqucs ;
par quoy tels parlcrs ne nous montent.
De Testelle qu*ilz nous racontent
qui leur a esté demonstroc,
c*e!tt une abusion uotree, i« une fantaisie ou uug songe,
e>\mr cause d'un grand mensougo
a cil qui s*y arreste et croit ;
et quand vraye estelle seroit
quelque gitmt misterc portant, "^05 si ne s'en suyt il pas pouiiaut
qu'homme puist juger en sa vie
quel uiistere elle signifie,
se n'est par su|)posicion.
GAMA.LIBL
Voire, ou par revelacion, 6^10 que Dieu eust monsti'é ya ou la.
HBRODB
]lz ne proposent pas cela : leur totalle raison s'assigne que Testelle leur monstre et i«igne que Gristus doit cstre venu.
ADRACUS
^lô Cela est poui» néant conclu, et leur raison mal se moderr (ic fonder ung si grand mistere sur si ti^es petit d'apjiareuce.
HERODE
Quoy qu'il soit de la conséquence) '20 nous Youldiions très bien savoir en quel lieu n'en quel terrouoir Ciistus est prophetizé uaistre ; l^ùsqu'il doit estre vostre maistrc, !<oiguem'8 Juifz, raison suppose B2j que vous en savez quelque chose, |>ar quoy mieulx en pouez parler.
ZOROBABBL
Sire roy, faictes assembler les sciibes qui cognoisscut lettres, pharisiens, princes des prebstres, 6390 et quand tous seront mis appoint, interroguez les sur ce point, car bien vous en sçaront a dire.
HERODE
Il sera fait sans contredire tout selon vostre volenté.
6335 Malaquin?
HALAQUW, messager.
Sire redoublé, quel est vostre commandement?
HBRODB
Tu t'en iras tout chaudement fah'e ung message a peu de mos.
MALAQUIN
Mes que je sache a quel propos, 6840 tantost l'aray expédié.
HERODE
Tu n'as pas, ce cioy jt', oublié l'hostel d'Anne, le grand pontiphe, et de son conipaignon Caipho atout sou giant chapeau de bievro i
MALAQUIN
6'Mb Je le sçay plus courmit qu'ung lièvre passé quatorze ans huy matin :
j'y ay bcu maint godet do vin et dancc au son de la broche, tout en crocquant une espinoche
iSiVM d'ung morcelet friant et gras.
HBRODB
Va t'en donc, et si leur diras tous deux, si n'ont aucune charge ou empeschement qui les charge, qu'ilz viennent ung pou devers nous.
MALAQUIN
(3355 Tantost les voirez devant vous, sire roy, je le vous creans.
Messager qui va par les champs doit il point boire par coustume?
U doit boire des plus frians, 6300 messager qui va par les champs; L'en me parle de jeux et chants, mais n'est tel que souffler la plume.
Messager qui va par les champs,
B^ Itrimei R. prenez G. — 6201 si leassent A. — 620:S-6S03 Auôsi a s& natiuite Ëust eu grand oolemnite A. — 6301 ■J* ••îpotr B. G. — 6313 et mawjue B. — 6315 poureinent G. — 6821 lieu »mnque A. ou en H. — 63J84 la raison A. «»J «?t prebstres A. — 6332 Et bien G. — 6347 voirro A. — 6351 se B. — 6354 icy deuers A. — 6355 ares A. — " Ai** lift tout ne vin ne hume A.
Pa8.
B2 MISTERE DE LA PASSION
doit il point boire par coustume?
G3Ô5 Qu'est cecy i la tCî^te me fuiuc, le vin m*a pris par le tou[)et, je parle seul et pers mon plet ; je m'en vois, je suis bien bcjauno, j*appcrçois via Tostel d'Aime,
6370 qui est des Juifz gi'and pontipke, et si croy que vêla Cayphe, qui est assis decoste luy :
tant eu sera plus tost fouruy mon message a ce que je vois,
637Ô car je feray a une fois
ce qu'il m*eust fallu faire a deux.
Seigneui*8 sages et vei-tueux, le grand Dieu vous ait en sa garde !
Hei'ode, nostre roy, qui garde 6380 tout le royaulme de Judée
vous mande que sans demeurée venez ung peu par devera luy, s'il vous plaist.
ANNE, prcsire de la loy. Il n'y a celluy de nous qui veille contredire 6383 au command du roy nostre sire, ains le voulons servir et craindre, comme cil qui nous pcust contraindre et a son voloir gouverner.
CAIPHK, deuxième prcshw Or très penssons de cheminer ; 6390 le Dieu d'Israël nous conduye I
Icy s* en w>nt vn's Herode.
MALAQUIN
Dieu soit eu vosti-c couipaiguie« l'oys, et la déesse Venus !
Veez cy les grans prestres venu?»
en vostre i-oyalle présence.
ANNE
63(6 Honneur, noblesse et revcrance soit a vous, roy de graut renom î
CAIPHB
A vostre mandement ven<m^ conune obeyssans et songneux.
HBRODB
Par ma loy, nous sommes joyculx 6100 a voua veoir, seigneurs ti-es disert: or vous venez seoir icy pi-es, puis de ce qui sera raeatier deviserons.
ANNE
Très vdlentier ; vostre voloirs est accoi'dés.
HBRODB
awKi Seigneui-s, nous vous avons mandés, cognoissant vostre courtoisie, pour une grant controveme, qui entre nous est icy mise.
Vous savez qu'en la loy Moyse
6410 Grist vous est promis des prophète:» ; si ont esté cv doubtes faictes que, de fait, il ne soit venu ; mes quoy qu*il en soit advenu, sur ce ne nous arresterons ;
G415 tant seulement savoir queix>ns quel lieu a esté assigné ou ccluy Giist doit estre né ; or vous plaise le nous espondre.
ANNE
Sire roy, jxHir vous en respondre,
6420 vray est et voulons soustenir
que Gristus vrayment doit venir ; mes qu'il soit desja comparu, il ne nous est point appaini, n'il n'en est nouvelle au sui*plus,
6&$ par quoy ne vous en parlons plus ; mes du lieu et de Tordomiauce ou il doit prendre sa naissance, les sages qui bien estudient les prophètes tiennent et dient
6i30 qu'en Betleen, la noble terre de Juda, le convient il querre, dont Michea» le bon prophète ceste pix)phecie en a faictc :
« Betleen, terre de Judée,
6&:io « tu n'es p&^ la mendre fondée (( entre les prînces de Juda :
« ung prince de toy ystera u pour gouverner a tous jours mes u mon peuple d'Israël en paix. »
6440 Veez la que le prophète chante.
6369 illcc B. ~ 6370-()371 mtnyue/t^ B. C. le grand pouliphé \» — 63t2 Bt û voy Caiphe aaee lay B* C. — • 63^3 H 1er B. — 6401 oy B. — 6404 Vos vouloirs vous sont A. — 6409 julfue B. juii»e G. — 6411 Sont este ai graub B. U \ 6414 ^ur ung point nous A. — > 6431 voireumat doit venir B. G -^ Qktù Les prophccie^ G. — « 6430 Qu* m-diviit* .V. « 6431 il mawivie B.
PREMIERE JOURNEE
La chançon n'en est pas meechante, mes de bien grant autorité.
GAIPHE
Il VOUS a le droit point noté qui parle de ceste matière, 5445 et dit la raison tout entière, sur la quelle nous nous riglons.
Z0R0BA.BEL
En toute la loy ne trouvons i-aison ne vif enseignement qui assigne si pi^oprement ''ca le lieu ou le saulveur doit naistre.
ROBOAN
Nous tenons tous que ce doit estre en BeUeen, comme il a dit.
HERODE
Nous prenons bien garde a son dit, et est bien de legier croyable.
&4^ À vostre conunand honorable,
beaulx seigneurs, ne veille desplaire, s'ung petit nous voulons retraire pour deviser deux mos ou trois en secret a ces nobles roys ;
ô^ nous retoumei*ons assés brief.
GAMALIEL
Nostre roy et souverain chief, faittes tout ce qu*il vous plaira.