‹ Le mystère de Platon: Aglaophamos (volume 2)Chapitre 7 sur 22 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

dessus (lerempirisme. On y embrasse, depuis les réminiscences des intuitions d'un monde primitif, depuis les idées innées et les vérités éternelles et nécessaires, jusqu'aux concepts synthétiques du pur entendement, et jusqu'aux nouménes situés hors du temps et de l'espace : les idées en soi, dont le monde reçoit les imparfaites images, les idées divines transmissibles, qui descendent pour constituer, d'espèce en espèce, dans l'individuel Tessence de l'universel, et les idées intelligibles qui nous sont visibles en Dieu, et môme les idées sensibles, dont l'auteur est Dieu, qui les fait percevoir aux esprits sous la forme d'un monde où ils ont leur vie et leurs communications. D'un côté, avec l'émanation de l'Un, suivie de celle de l'Intelligence, le Démiurge, la chute des âmes; de l'autre, avec la création enihilo, les vertus divines partout présentes dans le monde, la chute d'Adam, la révélation du Logos, la descente de l'Esprit saint, c'est une doctrine réaliste qui fait corps contre les méthodes qui, n'admettant pour la connaisssance de la réalité d'autres enseignements que ceux de l'expérience, ne peuvent la dépasser pour expliquer le monde à Thomme et l'homme à lui-même. Quand un néoplatonicien de la Renaissance, ou même* certains philosophes anglais du temps de Berkeley, lisaient les Dialogues de Platon, ils ne croyaient pas y trouver des doctrines bien différentes de celles de Plotin. Et quand un chrétien comme Dacier, ou même encore comme l'abbé Grou, les traduisait, il pensait y reconnaître les dogmes du christianisme, un peu altérés seulement à certains endroits ; et Victor Cousin, à un autre point de vue, a paru croire que le vrai fruit à tirer de

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