‹ Le mystère de Platon: Aglaophamos (volume 2)Chapitre 9 sur 22 · PREFACE XIX · texte numérisé non relu

PREFACE XIX

trer la possibilité dans le développement historique de l'esprit platonicien.

Eudoxosne donne pas son nom à ce premier dialogue ; il en déserte la scène à un certain moment sous le coup de rindignation que lui cause l'exposition d'une doctrine théocratique, étrange, il est vrai, pour des oreilles grecques, et dont le porte-parole, que l'auteur a tenu à mettre en vedette, se pare d'un nom mythique lié aux traditions orphiques : Aglaophamos, Ce personnage curieusement inventé n'est pas un de ces orphéotélestes, très méprisés, que Platon a représentés [La Rép,^ 1. II) assiégeant les maisons des particuliers pour leur enseigner les moyens d'expier leurs néchés, ou ceux de leurs parents décédés, et leur vendre à cet effet des amulettes, des indulgences, le mérite de certains sacrifices. C'est un théologien d'une tout autre portée, éloquent, inspiré, fanatique, narrateur de merveilles, un rêveur qu'à bien des traits de ses discours on prendrait pour un simple imposteur, si l'on ne le croyait plutôt fou, de ce genre de folie pour lequel on n'a pas encore inventé de nom particulier, ce qui fait que l'on confond quelquefois. Platon s'est intéressé à ce vieillard inoffensif, farouche en théorie seulement, qu'il a rencontré en Sicile et dont il a fait son hôte à Athènes. Une fois acceptée, la fiction dramatique à laquelle l'auteur a recours pour nous présenter le personnage d'Aglaophamos, se croyant ou se prétendant le prêtre d'un dieu inconnu aux Grecs, faisant remonter sa propre origine à l'âge des Héros divins, se disant en même temps venu, comme envoyé de ce dieu, d'un pays mystérieux, lointain, où il était revêtu de la suprême magistrature, il ne -

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