PIERRON
C'est votre fils qui, très cher sire, Me mit, mon compagnon aussi, Dans le triste état que voici, Disant, ce qui le crime aggrave, Que pour bien montrer qu'il vous De cette sorte il agissait. [brave Voyez comme il vous méprisait Et vous méprise.
PREMIER BARON
Certes puis que tant vous desprise.
Qu'il a fait telle villenie,
A vo\ gens il ne venra mie; Sire, si lo que ne tarde\
El par conseil ne regarde ■ Qu'en pourre? faire.
PREMIER BARON
Par un tel méfait tout se brise.
Aussi faut-il le regarder Perdu pour vous et ne tarder,
A voir que faire.
LE DUC
Conseilleç-moy sur cest affaire Je vous en pri.
LE DUC
Requiers encore en cette affaire De vous avis.
lje BARON.
Sire, voulenliers san~ delri.
J'espoir qu'il tent a vous honnir; Faites-le moy tantosi banir A plain, de toute Normandie Et qu'à chascune ville on die Et commande l'en à la genl Que chascun soit sur h '.sergent, Et de l'emprisonner se paine,