DEUXIEME BARON
Sire, je vois que votre fils Voudrait par tant de félonies, De désordres et vilainies Vous désespérer, vous honnir.
Sans retard faites le bannir De toute notre Normandie, Que dans chaque ville l'on die Et commande que toutes gens
Et tou-{ ceux qu'avecques li maine Lui soient archers, lui soient ser- Cest ce qu'en dy. [gents
Pour qu'on le prenne et l'emprifsonne, Et, comme lui, quiconque donne Dans ses méfaits.
TROISIEME BARON
TROISIEME BARON
A ce conseil ne contre di, Pour quoy que quant banî sera.
Sire, monstres ne se osera Entre les cens.
L'avis est bon, car les effets Du bannissement doivent être, Qu'il n'osera, dès lors, paraître, Vos ordres étant obéis, Dans le pays.
LE DUC
Huchon, or lost, con diligens, Va-t-en ou marchié ne dé tries, Et là, pour boni Robert cries Et tous ceux qui sont de sa sorte Et que nul\ ne les réconforte; Mais con se p aine de les prendre Et d'emprisonner san\ attendre ; Et quant ainsi crié l'aras, De ville en ville l'en iras Ainsi crier, san\ laissier lieu Quel qu'il soit jusqu'à Ville-Dieu De Sanchemel.
LE DUC
Huchon, va, sans que rien te lasse Dans les marchés, de place en place, Disant que Robert est puni, Que du pays il est banni, Et tous ceux qui sont de sa sorte; Que pas un ne les réconforte, Que chez aucun ni nuit, ni jour On ne leur donne aide et séjour, Maisquel'on s'efforce aies prendre, Pour les enfermer sans attendre.
Et quand auras ainsi crié Que je ne veux nulle pitié- Envers ceux que mon ordre exile, Tu t'en iras de ville en ville Criant aussi, puis en tout lieu.
Jusqu'à Vil-Dieu.
HUCHON.
Sire, je pense bien et bel Faire vostre commandement, Et m'en vois délivrer briefvment.
HUCHON.
Sire ce que voulez, j'espère Au plus vite le pouvoir faire.