DEUXIÈME PAYEN
Jupiter naquit Apollo Perhegatis.
Sus encor, sus! Les voilà mis En pleine fuite. Leur déroute Ne peut cette fois faire un doute.
Loué soit Dieu !
DEUXIÈME CHEVALIER
Rentrons, pour nous remettre un Sire, dans votre forteresse, [peu, Le danger cesse.
PREMIER CHEVALIER
Plus rien qui nous mette en éveil, Ils ont fui. Suivons ce conseil.
Il est bon, sire.
L EMPERIERE.
Alons, ne vous vueil pas desdire Ore, seigneurs, or loons Dieu, Puis que sommes en séur lieu ; Car huy nous a esté propices.
Sa le vin, ca et les espices.
Toutes foi\ pour les aventures, Je lo, n'ostons de no\ armcures, Fors ce qu'es testes en avons; Car, de certain, pas ne savons S'il revenront.
L EMPEREUR
Allons, pour ne vous contredire.
Oui, nous serons bien en ce lieu, Il est sûr. Mais louons-en Dieu, Car il nous fut des plus propices.
Ça qu'on apporte les épices Avec le vin. Nous cependant, Seigneurs — je crois cela prudent — N'enlevons rien de nos armures, Saufl'armet, de peur d'aventures.
Le Sarrazin, qu'on crut punir, Peut revenir.
ije CHEVALIER.
DEUXIEME CHEVALIER
Je croy, par foy, quil\ n'oseront, Pardonnez, mais nul ne suppose, Devers nous maishui retourner Sire, que désormais il ose
Ne pour eulx combatre atoumer S'exposer à de nouveaux coups, Ne prendre place. Et qu'il se risque contre nous
A prendre place.
L EMPERIERE.
L EMPEREUR
Esgarde^ ce fol, corn la face Regardez ce fol. A la face,
A en plus d'un lieu meshaingnie ! Pauvre homme, il est de sang taché,
Céens a tresfaulse mesnie Qui t'a battu? J'en suis fâché.
Par le corps de moy, quant de fait, C'est un fol doux et débonnaire.
L'ont par le vis ainsi défait ; A personne il ne saurait faire A nul ne fait mal ne contraire, Le moindre mal.
Ains est un droit fol débonnaire ; Si m'en deplaisl.