‹ Le mystère de Robert le DiableChapitre 5 sur 63 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LE DUC

E Diex! de dueil sui si attains

Que je ne sçay que devenir.

Je voy mon fil\ ci contenir Que de riens nulle ne li chault.

A mal faire est boullant et chault, Mais de bien faire ne lient compte.

Estai déust mener de conte S'il fut sages et diligens, El il n'est que robeur de gens ; Dont il m'ennuie et me deplaisl, E biau sire Diex! s'il vous plaist, Si voslre grâce li donne\ Qu'à repentance l'amené^ Des maux qu'a fait, et de cuer fin Mercy vous requier ains sa fin.

Biaux sires Diex.

le duc {seul).

Dieu ! j'ai tant de deuil et de paine Que je ne sais que devenir.

Mon fils ne se peut contenir.

Chaud pour le mal , il ne tient compte De bien faire. Il devrait en comte, S'il était des preux diligents, Vivre: Iln'estqu'unvoleurdegens!

C'est ennui qui bien fort me pèse.

Ah! beau sire Dieu! Qu'il vous plaise Votre grâce lui départir, Et l'amener au repentir Des meffaits qu'il a pu commettre.

Avant sa fin veuillez permettre Qu'il soit pieux

(// sort.)

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