SCÈNE II
LE DUC
E Diex! de dueil sui si attains
Que je ne sçay que devenir.
Je voy mon fil\ ci contenir Que de riens nulle ne li chault.
A mal faire est boullant et chault, Mais de bien faire ne lient compte.
Estai déust mener de conte S'il fut sages et diligens, El il n'est que robeur de gens ; Dont il m'ennuie et me deplaisl, E biau sire Diex! s'il vous plaist, Si voslre grâce li donne\ Qu'à repentance l'amené^ Des maux qu'a fait, et de cuer fin Mercy vous requier ains sa fin.
Biaux sires Diex.
le duc {seul).
Dieu ! j'ai tant de deuil et de paine Que je ne sais que devenir.
Mon fils ne se peut contenir.
Chaud pour le mal , il ne tient compte De bien faire. Il devrait en comte, S'il était des preux diligents, Vivre: Iln'estqu'unvoleurdegens!
C'est ennui qui bien fort me pèse.
Ah! beau sire Dieu! Qu'il vous plaise Votre grâce lui départir, Et l'amener au repentir Des meffaits qu'il a pu commettre.
Avant sa fin veuillez permettre Qu'il soit pieux
(// sort.)