‹ Le mystère de Roncevaux [drame héroïque]Chapitre 15 sur 29 · TURPIN · texte numérisé non relu

TURPIN

Je vous bénis au nom de Dieu. Pour pénitence, je commande de frapper.

Olivier, mon compagnon, vous le savez bien, que le comte Gane nous a tous trahis.

Il en a reçu de Tor, des richesses, et des pièces d'argent. L'empereur nous devrait bien venger. Le roi Marsile a fait marché de nous, mais c'est avec nos épées qu'il sera payé.

Roland devra regarder fièrement du côté que viennent les Sarrazins et, avec modestie et douceur, les Français.

ROLAND

Seigneurs barons, allez, tenant le pas doucement. Ces infidèles sont venus chercher grand martyre. Nous en avons un bel et bon butin. Nul roi de France n'en eut jamais un de telle valeur.

OLIVIER

Je n'ai plus souci de parler. Vous ne voulûtes pas sonner de votre cor. De Charlemagne vous n'avez rien. 11 n'en sait mot.

Ce n'est pas sa faute, le brave. Ceux qui

sont loin ne sont pas à blâmer. Or, chevauchez du mieux que vous pouvez. Seigneurs barons, gardez le champ. Pour Dieu, je vous prie, soyez attentifs de frapper des coups, d'en recevoir et d'en rendre. Nous ne devons pas oublier la devise de Charles.

TOUS LES FRANÇAIS

Montjoiel

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