‹ Le mystère de Sainte Eustelle, vierge et martyre, patronne de la jeunesse chrétienne; drame en trois actes en versChapitre 29 sur 46 · LE BALLET DE L’ALOUETTE · texte numérisé non relu

LE BALLET DE L’ALOUETTE

Quand la moisson d’or a couvert la plaine, L’Alouette blonde entonne ses chants.

Ses trilles s’en vont jusqu’à perdre haleine Réveiller les bois, les monts et les champs.

L’oiseau de Cérès dans les airs s’agite,

Pendant que sa voix, en rythmes puissants, S’élève, revient et se précipite,

Enfin se prolonge en plus vifs accents.

L’alouette plane et son tire-lire,

Gomme une fusée éclate dans l’air ;

Et la note court, et c’est un délire,

Le sillon de feu que produit l’éclair.

L’alouette ainsi chante la déesse,

La brise du soir, les feux du matin,

La graine qui s’ouvre avec sa promesse, La fleur dont la nuit mouille le satin.

Imitons la voix perçante et limpide Qu’elle fait tomber du haut du ciel bleu ; Quand elle s’en va dans son vol rapide, Répandre partout la gloire de Dieu.

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