‹ Le Myxédème SyphilitiqueChapitre 12 sur 34 · L. Lévi et H. de Rothschild, dans de nombreuses · texte numérisé non relu

L. Lévi et H. de Rothschild, dans de nombreuses

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publications depuis 1905, ont décrit plusieurs petits signes permettant de dépister les états d’hypothyroïdie. Tels sont le signe du sourcil, les migraines thyroïdiennes, les œdèmes transitoires, la frilosité, l’acrocyanose. Ils ont étudié, en outre, sous le nom d’instabilité thyroïdienne, l'alternance d’hyper et d’hypothyroïdie chez le même sujet.

Gandy, en 1906, décrit, sous le nom d’infantilisme réversif, un état particulier en rapport, ainsi que l’ont montré les autopsies, avec une lésion du corps thy-

roïde, accompagnée d’atrophie de la glande génitale.

Enfin, Claude et Gougerot (1907), Rénon et Arthur Delille, décrivirent, sous le nom de syndrômes pluriglandulaires, des états assez mal définis et où l’altération thyroïdienne s’accompagne d’altérations d’autres glandes à sécrétion interne.

En ce qui concerne l’étiologie du myxædème, elle est très variable.

Bourneville attribue quelque influence à l’alcoolisme et à la tuberculose pulmonaire des parents, dans la genèse de l’idiotie myxæœdèmateuse.

Quant au myxœdème acquis qui survient à tout âge, plus fréquent toutefois chez l’enfant que chez l’adulte, chez la femme que chez l’homme, on a voulu attribuer, dans certains cas, une grosse importance au facteur héréditaire.

Mais, en réalité, si nous laissons de côté l’influence

des intoxications comme l’alcoolisme ou comme dans

ÉATONEE

le cas signalé par Apert, dû à des intoxications répétées par des teintures capillaires à base de paraphenylènediamine, les grandes causes des myxædèmes acquis sont les infections, se manifestant paï une thyroïdite qui, lentement et silencieusement, évolue vers la sclérose de l’organe.

De nombreuses maladies infectieuses ont pu, à juste titre, être invoquées ; le rhumatisme articulaire aigu, l’érysipèle de la face, les infections aiguës de l’enfance (Achard et Saint-Girons), etc, mais c’est surtout à la tuberculose qu’on faisait jouer le rôle le

plus important.

Roger et Garnier ont étudié expérimentalement le rôle des infections et ils ont montré qu’elle était l'influence des toxines thyphique, variolique, tuberculeuse, syphilitique, etc, surila formation de la sclérose thyroïdienne.

C’est Kæhler qui, le premier (1892), décrivit un cas de myxædème syphilitique.

De Massary en publia un et insista sur le fait que la syphilis n’était pas assez souvent recherchée comme cause du myxæœdème.

D’autres auteurs, notamment Faisans et Audistère, Dalché, en publièrent des cas, mais ils ne crurent pas devoir faire le diagnostic de myxædème syphilitique, fait qui montre bien comme on était peu familier avec cette étiologie.

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