SANS
À. H. rien à signaler.
A. P. À 20 ans, le malade contracte un chancre syphilitique suivi de plaques muqueuses.
A 30 ans, orchite.
La maladie actuelle a débuté il y a 6 ans environ et a évolué lentement et progressivement jusqu’en février dernier.
Traitement : Le malade est soumis à l’iodure de potassium à haute dose et aux frictions mercurielles sans aucun résultat.
L'amélioration des symptômes est survenue seulement du jour où il a été soumis à l’opothérapie testiculaire.
Actuellement, le malade est notablement amélioré.
Les deux observations princeps à l’aide desquelles Ganoly a décrit son infantilisme réversif, ou comme l’a nommé Apert régressif, montrent d’une façon très nette le rôle que joue la syphilis dans la production de ce syndrome.
Si pour la seconde observation la syphilis est avouée par le malade, et son rôle étiologique ne peut pas être mis en doute, par contre, dans la première, il pourrait être discuté, car l’auteur ne le met pas en cause, [l nous semble pourtant qu’étant donné l’abolition des réflexes rotuliens et la paralysie oculaire
dont le malade était atteint, la spécificité n’est pas douteuse.
Les associations morbides du myxædème Dans le jeu si varié de la clinique, le hasard peut amener assez souvent le médecin, à constater chez
rod
lé même individu deux affections distinctes, coexistantes, et qui évoluent chacune pour leur propre compte. Mais, à mesure que s’accroissent nos connaissances, le champ de ces coïncidences se rétrécit peu à peu, de sorte que tels faits cliniques, qui ont été acceptés pendant longtemps comme accidentels, apparaissent aujourd’hui comme des manifestations multiples d’un même processus dont nous ignorions les rouages intimes.
Nous avons montré combien l’on peut suspecter à bon droit la syphilis acquise ou héréditaire dans la détermination du myxædème, ainsi que le rôle joué par la spécificité dans la notion de l’'hérédité myx®ædémateuse. :
Nous allons montrer maintenant, avec des observations à l’appui, quels sont les différents états morbides auquels le myxœdème peut s’associer et qui, souvent, peuvent apporter un précieux secours dans la recherche étiologique.
L'association du myxœdème et du Basedow est connue depuis longtemps et déjà, en 1896, Félix lui a consacré sa thèse. On sait d'autre part, ainsi que
l’a montré Schulmann, qu’elle large part prend la syphilis dans l’étiologie du goître exophtalmique.
On connat aussi la fréquence des associations pluriglandulaires, notamment depuis les travaux de Claude et nous devons rappeler à ce propos qu’on tend de plus en plus à rejetter l'atteinte uni-glandu-