‹ Le Nain jaune réfugiéChapitre 12 sur 88 · SIXIÈME FRAGMENT DU LIVRE DE LAMUEL · texte numérisé non relu

SIXIÈME FRAGMENT DU LIVRE DE LAMUEL

XAIfUSCRlT HÉBREU.

CHAPITAE XXIL

'i> seigneur condamne F impatience d^ Israël qui se plaint de la lenteur ax^ec laquelle s'accomplissent les pto^» phéties ; il promet qu'elles ne tarderont pas à as/oit leur entière exécution* Il console les fidèles qui ont été proscrits et dispersés parmi les nations*

i« Heureux celui qui. -lit avec respect et qoi écouté avec docilité hk parole de cette prophétie ^ et qui garde les choses qui y sont écrites ; car le tempe ok eUes dm* nent s'accomplir est proche. Apoc^ i. 3*

a. Le seigneur m'adressa encore la parole, et me dit : Fils de l'homme , que prétend ce peuple en disant; ce qu'on nous prédisait est différé} les visions des prophèteâ s'évanouissent comme la fumée. Esech. XII. ai. :»• . 3. La maison d'Israël a coutume de dire: les visions de celui-ci sont bien éloignées , et il prophétise pour les temps futurs, aj.

4. Eh bien ! dites-lui donc : voici ce que dit Je seigneur dieu : Mes paroles ne seront point différées et tout ce ^e j'ai dit va s'accomplir. 28.

5. Dites-leur encove : Je ferai cesser vos doutes y on B&'en élèvera plus à l'avenir daiu Israël \ asaurez-les que

Im /jours'Sént procha , et que vos Tisi€nis.seroat bîentdt réaUsées. 23^ . - '

6. Et quand font ce qui aura été prëdrl par tous. sera arrivé comme it est tout prêt d'arriver , c'est al6t*l qu*ib sauront qu'if y a un prophète parmi eux qui levât aura dit la vérité. Eseeh. XXXI f^. 33.

7. Le temps présent n'est pas la fin de Thomme , îa gloire y trompe fréquemment ceux qui y vivent-...-^ ir. Esdr. III. 42.

8. Faites donc retentir fa trompette de Sîon , jeté» des cris sur fa montagne sainte.^., car le jour du seigneur va venir, iJl est ëéjàt proche» JoèUII. i5 (i)*:

9* O Jérusalem , céléhrez ce jour de fête , élevez vo» aotioQS de grâce au seigneur , parce que Bélial va tom-r ber pour jamais. U pénra avec tous les siens% Nahm. IK lîL

la* O terre dlsraël^ cesser d<e eraindre, tressaillez d'^allégresse et soyez dans la joie , car le seigneur va £B^re. de grandes choses en. votre faveuiv Joël II. 11^

11. Le «etgnewr est sorti pour sauver son peuple ^ pour- le sauver par son oint. .«.•.. Il a frappé le chef de la famille de l'impie , il a ruiné sa inaisou de fond ai» comble .^ Hahac. III. i3k.

12. Carie seigneur l'a frappé d'un mal incurable ^ la plaotfr des^ pieds-.... DeuU XXVIII^ 35.

' i3. Sanâ que le F^. Elisée puisse le guérir, comme* il .fit de Naamao qui avait la lèpre« IV^. Rok. V^ I. etc»

r4. Quittez donc , 6 Jérusalem. , fes v^êments dct votre deuil et de votre affliction, parez-vouô de l'édat et de la majesté de cette gloire qui vàus sied si bien*. Bar. V. I.

' i5. Voici ce (Jue dît le seigneur : Eternel des armée» ^ j'ai conçu une grande indisposition contre ks nation»

>■ » Il I 11 II ^.—^—1 1 I, I 9

' (i) Voyvfc aofsi Isuië XIJU» &» Ji/m^ê^ i5« S^^honi^ t. j* ct«.^

puissantes qui ont affligé mon peuple avec exc^s«....*% Zach^ 1. 25.

i6. Je demanderai compte touchant mon héritage à ceux qui ont dispersé les fidèles de mbn peuple entre les nations , et qui se sont partagés leurs dépouilles* Joël III* 2.

17. Mes en^fans le^ plus chéris ont marché par def . chemins âpres , ils ont été conduits comme de vik troupeaux et dispersés chez \^s ennemis. Bar* IV* a6.

i8. Peuple de Moab(2}, assemblez- vous , attirez sur TOUS la miséricorde du seigneur en Texerçant vous-même »ur des victimes innocentes , cachez celles qui s'enfuient, et protège?; ceux qui sont réduits à errer sur vos terres. T$die* XFI. 3.

ig. Car mes fugitifs habitent dans votre terre , ô Moab ; «ervez-leur de retraite, mettez-les à couvert de celui qui les persécute , et ne craignez pas d'attirer sur vous la fureur du tyran dont on xiira bientôt : la poussière a trouvé sa fin \ le misérable qui opprimait n'est plus , et celui qui foulait pesamment la terre est réduit eu cendres. 4*

20. Les méchants qui. auront tourmenté mes fugitifs périront \ ceux qui auront fait de leurs peines , le snjet de leur joie, seront fugitifs à leur tour. Bar.IF* 'xi*

21. Mes enfans , ayez bon courage , criez auseigneur, car celui pour qui vous souffrez se souviendra de vousv 27* Je sais quelles sont vos œuvres , que vous avez souffert pour ma lumière , et que vous ne vous êtes pas découragés. Apoc* II* i. 3.

22. Que votre bouche étouffe donc sa plainte , quQ TDS yeux cessent de verser des larmes , parce que vos œuvres auront leur récompense , dit le seigneur , et que vous rentrerez dans votre pays. /er. XXXI* 16.

(a) Moab 5igni£ie du père , ce qui indique asses que le peuple ^% Moab doQt il i»t ici question est un peuple hospitalier » bon p Kbre et heureux 6ou5 1« gourvcTAcmaat d*un prince éclairé qui est son vcrîtable père.

53, M^s^nfans , souffrez encore quelque temps et «tcç patience la colère qui s'est appesantie sur vous. 5i votre ennemi vous a persifciite , vous verrez bientôt sa ruine , et vous foulerez sa t^le sous vos pieds» Bar. IV* aS,

i4 Commt les petiples voisins 4^e Sion ont vu la cap^ tivit^ à laquelle IVternel des armées avait permb c|ue vous fussiez réduits , ils verront aussi le salut que Téternel des armées vons enverra et l'éclat éternel de la gloire qui vous est nfservée. a4.

a3. Car le temps vient , dit le seigneur , que je ferai avenir les exiltfs de mon peuple , je les ferai revenir ix\T la terre de mon peuple , et ils y seront en honneur, /er. XXX\ 3. (3).

26, C'est pourquoi te temps vient qu^on ne dira plus i vive rëternel des armées qui avait tiré la maison d'Israël de fantiqiie servitude} mais vire le seigneur qui a ra* mené les enfans de la maison d'Israël > de la terre d'Aquilon , et de tous les p«i js dans lesquels ils avaient été dispersés. Jer. XXII !• 7. 8. '

2-^. Je vois un peuple qui vient de TAquilon , une hation forte /et un grand roi qui s' élîrve des extrémité» du monde, /er. LI. ^\.

28. Jérusalem , regntrdez aussi vers Torient ^ et con7 sidérez la joie que Féteruel vous prépare. Bar* If* 36.

29. Votci vos enfkns qui ont été dispersés en plusieurs endroits , qui reviennent , et la parole dn dieu saint l«s réunir» depni» Portent p]squ*à Toccidcnt. 37.

30. Et vous Sidn , soyeî dans des transports d*a!légresse : réfonrsser-votfsdans le seigneur àt^ armées votre dieu , parce qu'il vous prépare un prince ptein de justîlîe , «t qni répandra sur vons comme une pluie réparatrice de Tantomure ou du printemps. Joël II* aS.

3i. Or , Tenfant donné par dieu (4) s^avançait en âge

- (5) La- même dtoae est formellcmviit proanse par \»% prophi^r6» fkmich f^. 5. et Sophouiw IIL ao.

(4) €hi trotiYe ren/ani Samuel dans le le^te du 'premier livre Jn» rois , mais Samuel sigoillte Ultfndeaient donné pur dieu*

«t croissait devant le seigneur , pendant que toutes ces choses se passaient , et' il était agrc'able k dieu et aux bommes. /. Rois II* 16*

BIOGRAPHIE GENERALE

, DES CREYALIEAS DE L*£TElGirOIII«

• ( Afcrr ) b Mens sana in corpore sano. Tel est en ^irx Inots le portrait de M. Anger ; il suffit de Je voîir HO montent dans Je néglige du corps et de l'esprit pour ^tre fnge de la ressemblance : rien de plus frais et rien ffe pilus franc que cet écrivain journalier , à qui M. Feuillant donne douze mille francs de gages , par an , pour rédiger les dénonciations du Journal G<^néral et déclamer contre ces funestesidées libérales dontM.Augef a jadis outré les conséquences dans la décade philo- «opbique oîi. il a fait son apprentissage de journaliste*

On se souvient encore de sa querelle avec le Danois Malte-Brun ; il ne manqua que très-pev de choses de part et d'autre pour qu'elle devînt sanglante : l'inquiétude y>ublique fut calmée par iih expédient très-heureux: les deui champions déclarèrent dans leurs journaux , qu'ils professaient l'un pour l'autre une estime réciproque , ce qui ne compromit personne et fit cesser les transes affreuses que la France ent:ière éprouvait , en Songeant aux deux grands hommes qu'un coup fourré pouvait lui ravir.

Chauveau-Lagarde h , avocat ordinairement ehois^ par les jeunes filles mères pour défendre la cause de l'innocepCe abusée. Si la pureté de son style répondait "k celle de ses intentions, nous n'aurions pas osé lui adresser un brevet. Mais l'hommage que nous rendons au galimathias nohs fait un devoii de citer cette phrase extraite d'une lettre oîi les meilleurs senfimens d'un bon sujet sDut admirablement obscurcis par le talent ûe l'écrivain.

« Mon fils niné ,âg^ de seize ans vient de me demandef^ eomme une récompense de mon amour pour lui, de is'entôler dans la garde nationale , oîi je Tai mis , sire i h ^rQtre disposition , et je m'y suis enrôla moi - même à ses côtés pour liii servir de- guide et d'appmi. )%,

Ce généreux Cicéron, défend , dit-on, gratis les causes de ses pauvre cli^ts ; s'il plaide , comme il écrit , il leur en donne pour, leur argent.

Laval 4>^/M... le duc de), Tune des plus fortes t^tes matliéiçatiques de l'Europe, Il a réduit en démonstra^, lions sur .une multitude de tapis verts , "les calculs de M. de la Place sur la théorie des prolîabilités. Ceux qui taxent la nation française de frivolité çifin d'avoir le droi^ de lui refuser toute organisation politique , ne naan^quent pas de faire sonner, bieçi h^ut quelques quolr* bets innocents échappés à la verve de cet. illustre duc ^ mais la vérité çsjt qu'en restituant à qui' de dix:>itlB» coq^-à-l'ène et les dictons qu'on lui. a prêtés , il lui res-tera ce qu'on ne peut lui disjiuter , une forçQ.de com^ binaisoii/prodigieuse , un profond savoir démontré pa^ quarante ans de succès h tous les jeux , et, yoe con* naissance de la constitution -d'Angleterre , qui lait honte à ceux de ses confrères qui n'ont pas une mémoire aussi éprouvée.

LivRY h[ Hypolite chevalier de ) continune son ehtrè-r prise de Pensées Boutades et Impatience •, il en est ainsi que ses lecteurs à sa 2963 '"^ impatience. M. le chevalier n'aime que les chiens et les femmes ; nous en savons la raison-, nous sommes discrets , nous ne la dirons pas»

C'est un bien honnête homme que M. de Livry, ce qui ajoute encore II son originalité.

MoNCABBié ^ (M. de) , capitaine de vaisseau,

MoKCABRiE h ( M. de) , trésorier des invalidés delà ma-^ rine ; 'deux personnes en une , une personne en deux comme ou voudra ^ ,meme$ opinions , mêmes principes» Li capitaine veiit couler h fond tputes les idées libérales , le trésorier prétond qxxil l^es^ tient «ous clef daui sa caisse. ..••••• qui n'est pas u& coil're fort*

Go0gle

BOUCHE DE FER

— ïîc succès ^brillant qu'a obl^iiii la coui» ée France "dans leprocès du MeTCcire-Surveillaat, ramiseeu goût ide plaiaer. On «^^ure qu'elle veut intenter un procès ^u Naiu Saune* Que dieu l'assiste dans re noble dessein! I-e ridicule s'épuise à la longue, ét-cc sera nous Tendre service que de fournir un irouvel aliment 4 la gaieté -de nos lecteurs*

Au moÎJiâ , (iif«s-leur bien que je ne le« 45raiu8 gucre j l\êa\G Ittont plalahr ; je les mets ii pis faire. Il ferait beau voir intenter un procès en calomnie an Nain Jaune par -ceux - là m<^ine ^ui ont encouragé la publication de niistoire secrète du enhinet deSU-Cloud^ ^€t qui ont dit h l'auieur en présence dé toute la couf ^e St.-James que sa plume n'avait pas été une des >armes les moins puissantes pour accomplir le grand œuvre ^e la restauration.

— Le Mercure-Surveiilantaxîompîettement battu messieurs du vieux tems avec leurs propi^s armes. On nt «art ce qti'on doit le plus admirer de la convenance , de la clarté ^ de la force des raison uemcns , du choit des exemples , ôU de l'éloquence tout à-'la-fois noble «t touchante , qui distingue ce discours s^r lc Dfioit i>'AtiLE ET l'ej^Tbaditiotn Si uoiis ne rainez j^as lu , iiset'le , si voUs Cavez /« , relisez-le encote et apprenez^ 4e .par cœur.

— Du Surveillant à l'Oracle la transition est brusque ^ et ceux qui aiment les conli^astes seront satisfaits de voir figurer Pun pr^s de l'autre deux journaux

Hurbnt uVflTroi de 6i' trouver cuscuibic.

fOrade s'est montré sensible à nos reproches; mais il s^amendse d'une manière qui n'ap|)ertient qu'à Ini. Nous l'accusions d'être insignifiant, il devient atroce. Il n'était que l'écho de journaux dénonciateurs , il dénonce aujourd'hui de son propre mouvement; il nomme, il signale , il livre autant qu'il est eu lui, au glaive des bourreauXf \a^ infortunés que poursuit une aveugle vengeance.

Si les vœux de l'Oracle étaient exaucés , si ï^:^ individus qu'il désigne étaient livrés et exécutés , que •erait en effet l'Oracle ?.,«.^. Un assassin.

T. 4* ao.

ÇjOo^z

- ;-i* Madame Jacotot, peintre sur. porcelaine, doit hta proposée à l'académie royale de peinture pour y occuper la place de David , mort amnistieusement. Ses titres reposent moins sur ses ouvrages que sur le compliment que vient de lui adresser si spirituellement , et avec tant de connaisance de cause : S. M. T* G* Si Raphaël vwait , madame uous le rendriez Jaioua:.

— La phrase suivante , extraite du Journal- Gen<^ral du a6 juin ne laisse aucun doute sur la tactique prévoyante des journaux.

« Au reste , les moyens justificatifs du général Gillj sont fondés sur les principes les plus condamnable» \ c'est r honneur y c'est le devoir ,' c'est la voix de la patrie jqui ^ dans son langage , ont dirigé sa conduite. »

Supprimez ce membre incident : dans son langage qui n'est là que pour mettre le journaliste à l'abri de la police , et vous ne diriez pas mieux en Belgique ; l'ironie est manifeste , et révèle l'inquiétude on peutêtre l'çspérance du rédacteur.

— L'Oracle prétend que les rédacteurs des journaux libéraux de la Belgique ne sont d'aucune nation. Lui j:]airait*-il de nous (aire connaître la patrie de ses rédacteurs i leur caractère n'a rien de Belge, leur style n'a rien de français.

ANNALES DE L'HYMÉNEE

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