‹ Le Nain jaune réfugiéChapitre 14 sur 88 · DISCOURS PRÉLIMINAIRE · texte numérisé non relu

DISCOURS PRÉLIMINAIRE

Je ne sais quel effet produira un jour dans le» livres )a description des fêtes du mariage de monseigneur le * duc de Berry , et si les écrivains de notre tems serout ^ à ce sujet, aussi pompeux que leurs* de vauciers j quoi

Digiti

?û*n en soi't , il est fort vraisemblable que la cour de 'raoce ne s'est jamais montrée brillante de plus d'éclat, avec plus de grâces , d'élégance et de majesté.

f Journal des Débats^ }

ITinÉRAIRE.

Nouvelles télégraphiques, La princesse part •, elle est en route ; elle est arrivée.

Marseille* MM. les intendants de la santé, aprës s'être assurés qu'elle n'apportait pas la peste , ont été chargés du cérémonial de la réception qui ne le cédait en rien à celle du Malade Imaginaire.

L'ensemble de cette réception avait quelque chose, d'imposant et de majestueux qu'on ne peut attribuer * qu'à l'heureuse influence de la noble princesse qui en était l'objet.

( Journal GénéraL )

Toulon : messe , Te Deum , enthousiasme.

Grenoble : enthousiasme , messe, Te Deum.

L^n : Te Deum , enthousiasme, mpsse.,

A mesure que la duchesse de Berri s'avance vers nous , les jugemens se rapprochent et se concilient ; on est généralement d'accord aujourd'hui que cette jeune princesse joint à une taille élégante et noble

la physionomie la plus agréable et la plus expressive

JBlle délassera notre bon prince c(es pénibles soins du pouvoir; elle écartera de son auguste ^on^ les soucia qui l'assiègent et fera succéder aux ennuis de T étiquette les aimables jeux d'une décente liberté.

f Auger académicien. J *

Fontainebleau. Le curé d'une commune voisine a eu l'honneur de sermoner , en manière de haVangue , le» augustes époux. Ce bon pasteur partageant le délire de l'ivresse générale a fait succéder aux chants sévères ' de l'église , le$ chants d'un gai troubadour, et s'cmi-* mant, par degré, comme le corrégidor dans le procèa du Fandango, il s'est abandonné, en étole et ea surplis , aux plaisirs de la danse. M. le duc de Berri enchanté du caractère jovial de ce ministre des autels, lui a, dit-on, assigné une pension sur l'académie royale de musique et de danse , et lui a permis d'ajoiner h son nom celui de Poussatin.

f Gazette de France. J — - Pjjixs* -— Coup'd'oeii. -^ Jamais, la capitale ne js'est

iwintr^ jiTiï& «nîrcrsellemcnt royaliste : la joie pit*^ Mique a été consfainment proté^ëe par vingt pièce* d'artiilene cliarg<fes h initrailie. Il avait plu la veille^, la nuit et le m^in-, le ciel dlait couvert et sombre; le roi a. mis, pour la première fois, son habit d'unifprme et ses boittes ; la procession U coDimeneé , e* tout-h-coup le ciel «t la terre on repris les couleur», du printems :

Kocte pîuit totû ; redcunt sprotaoïiU manè ;

Divisuai im[)«riuni cnm Jove Csesar liabet.

^ CcNit le matin une fête religieuse; c'était le soir

.tihe fâe nationale. Le matin on adorait dieu^

le soir on. cJbfbrait une jeune vierge dont les pied»

en foulant des flcujs ont écrasé Thvdre des partis , res-

•erré les liens de q^iatre monarcliies, consolida le»

destins de fa France , et le repos de l'Europe.

On a remartjtié que le rot et monseigneur le duc de Beini étaient nu ~ tête c^ans l**ur calèche, et qu'il» doi5^tîaient saiuer le peuple.. Quel- éclat î Quelle fête l. par-toiit des guirlandes , des festons , des couronnes; par-tout Hes inçcwipHonf*,. des emblèmes? des Içansparens \ une illuniination spontanée, de riches cordons de lumière sur les palais^ des lampions sur la fenêtre du' poiuvre ^ €U?s bouts de chundeltes sur la hicarcie de iMndigent ; heureuse épotjue oh la- patrie est d^ns leroi ,. oh h roi est dans 1 1 patrie , où les augustes^ époux, se confondaient dans les mêmes senlimens !

La journée du iB juin était tonte p^pnla^re : fête* du duc d'Agoulênic ! Ix*re du duc de Berri î fcte de la prin-^ ce^se de. Naples ! Le spectacle que s'cit donné à ellemême une imjTiense population ^ les âges ,. les rangs , les opinions, les sentimients confondus « la curiosité tati/vfaite et jamais iWisouvie, les acclamai iouj^ de l'en-, fance se mêlant à la voiv de nos guerriers (les gardes du corps) les larmes de nos vieillards , la robe blanche d-*s jeunes filles^ les fleurs, les couronnes^ les drapea^ix^ les $urpn4ies ^ le» murs dicvenns. les échos des vœux du peuple, viwlà ce qu'il fallait voir et ce iju'il tallait entendre.

: Semblable îi ces décorations qu'on fai$aifr voyagea dan^ les déserts de la Russîi* ,. pour faire croire h une grandrî impératrice que ses étaîs étaient couverts de villes, et de vrilages, la popukLtion se reproduisait daps toufc

Qoo^^

In lîetix pwblîcs. Tout Paris était ^ Nôtre Dcime ; en retrouvait tout Paris aux spectacles grntix ; tout Paris i^tait aux Tuileries ; on retrouvait tout Paris aux Champs Elysées. Les tiistributions étaient abondantes; ractivit^ des dernières classes se fatiguait à livrer de vigooreur assauts aux échoppes d*oîi le vin coulait, et TAuvergnat en perdant la raison criait: wVr /e roil Qui eût alors parlé de la cherté du pain ? Des paîns d*une blancheur éblouissante tombaient sur la multitude et trouvaient à peine assez de mains pour les recevoir.

Cependant la famille rivalisait de joie et d*appétit: il y^ a eu banquet sur banquet , gala sur gala. £n sortant de table , nos princes qui ont le vin tendre , ont donné au public le spectacle le plus attendrissant. Afon^ sieur tenant par la main Madame duchesse d'Angoulême et madame la duchesse de Beriy, s'est fait voir ^ Tune des croisées de Tapparteraent du roi ; monseigneur le doc de Berry vêtu h la Henri iv ( rhabît ne £iit pas le moine } pressait afiectueusement dans la sienne ïa main de sa nouvelle épouse ; dans un mouvement d'efFusion qui n'était pas préparé les deux princesses se sont précipitées dans les bras Tune de Tautre et se sont «mbrassées avec celte grâce qui ne caractérise que les descendants €le St. -Louis. Durant cette scène muette le roi occupait^ b lui seul, une croisée de rétap;e supérieur , et planait majestueusement sur sa famille et sur \p peuple qui est aussi sa famille.

( Voyi^ dans le Geani vert ^ /es articles Nodier ^ VUlenas'e , Chero^n , Chazet , etc*

FÊTES iTiTÉRI RUEES.

Gorgescbaudes sur les amusemens du peuple. — Bcstanration complette. — Toasts aux vainqueurs de Waterloo» — Couplets de la niusefollelte chantés par l'ange-consolateur^

* f Arlicie communiqué. )

PETITS APPARTEMEWS.

Le roi et Monsieur que les soins de l'état obligent k se lever 4^ bonoe heure se s<^t retirés avant la fin du liai.

Après le bal le duc et là duchesse d*Angoul^me ont regagné leur appartement; oaooooooo

!• duc et la duchesse de Berry Ici le respect

aussi bien que l^amour doit tirer le rideau.

. ( WHliaumc. )

t<e lendemain, pr^sentâtîou des diffifreDS corps de Vé-^ tat : le prélet , en offrant suivant l'usage antique ; de» confitures sèches et des chandelles de cire à la beiw garnotte , a prononce un discours de congratulation.

Leurs altesses royales ont accepté, avec grâce , ce»

présens symboliques ; et pendant que la jeune épouse

paraissait goûter le discours et les confitures , l'époux ,

non moins complaisant , daignait tenir la chandelle^

f Moniteur , partie offieitUe* )

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