OBSERVATIONS
• (tf) Surpris par les flottas anglaise et bollandaîse «n i^o4 un jour Je fc'te, lorsque les habitaos étaient à réglisc.
(b) Ces il«8 nommées Ioniennes appartiennent aujourdliui aux AngUis qui , par on traité passé le S noveiabro 181 5 entre la Kossie et la Grande-Bretagne , les oat mises sous leur protection-.
On ne parle pas des Wcb de 3er»ey , de Guemesey et dWuriguy , gîtoées sur les côtes de la Normandie : elles leur appartiennent depuis la conquête de TAngleterre par Guillaume^ duc de Nonni^idie , en io66.
(c) On compte environ 100,000,000 d*Indiens esclaves ou tributaires de la Grande-Bretagne , sur lesquels elle prélève annuellement en droits régaliens, au moins • 700,000,000 de £r. indépendamment des tributs énormes que lui payent les princes indiens qu^elle a subjugués , et nonobstant les trésors que lui rapporte le oommeroe exclusif qu^elle lait dans ces opulentes contrées.
(d) Dans sa lutte contre les Anglais , Typpoo-Saïb a perdu ses «tats , ses trésors et la yie. {1 envoya m Louis xyi des ambaaaadeurs qui solHaitèrent en vain des secours.
(e) Après avoir chassé des côtes les Hollandais , les Anglais ont «nlcvc , au roi de Candy , Pintérieur de cette grande île ^ la plus belle et la plus riche du monde.
(/*} {établissement considérable sur la côte orientale de la Nou- TcUe-Uollaude ,. où les Anglais déportent les condanmés.
(g) Les Anglais devaient la rendre 6 mois après le ^aité d« Ihi/is du 3o mai 48i4-
(h) Il serait possible qu'elle ftit restitnée , vu sa stérilié.
{ I ) Rocher de TAtlantique qui sera célèbre par Texil de Napoléon.
Il y a encore en Afrique sur les côt« de Mulagnctte , sur celles <fes Esclaves , etc. , des établissemens tels que lu Petil- Paris , la Petit-Dieppe , etc. , que les Anglais pourraient bien garder encore .
(A) Cotte contrée aussi grande que l^urope fut découverte ea i5o4 par les Français.
(/) En 1769^ les Anglais , contre les traités y envoyèrent d'autres coloud à la place des anciens qui étaieiit Français , cultivai leurs paisibles de Tintérieur , et les transportèrent dans J^autre« ijolonies , où ils périrent de chagrin et de misère .
(m) Les Français même ne peuvent pécher la morruc qu'il 25 iieues de ses côtes.
Qoo^^
(n) n ny a TraiBemblablameat plus d^Esp^çnc^ dans cette lie. Ces bons catholiques qui ont pu , ffuifl le moindre remords , ëgorger des milliers d^insulaires , se seront fait im scmpuie d^nabiler «yte des hérétiques et des BChismatiq«es.
(o) Cette colonie anglaise compte 100,000 esclavil*
{p) 36,ooo Nègres y sont employés à la ««Itara,
.(^) Les Anglais y oht 3. 000 Nègres.
(r) Les Anglais Tiennent enfin de la rendre le premier ferrie» dernier au roi des Payst-Bas.
(s) Ils viennent aussi de lui rendre la Guiane hollandaise» QoanI à la Guiane française qui est ont colonie très-considérable , elle aurait dû, être destituée dans les trois mois de la ratification du traité de Paris du io mai i8i4* La Guiane portugaise est égaler meut encore «utre leurs maina.
Il j a encore baaaooup d'antrea Het et «tublisaemeiu que FAagleterre s^est appropriés et qui ne figurent point ici. Si Ton y voit Botany-Bai , la Barbabe, Antigoa et rAÔgutUe , précédées d^une étoile , et qui , diaprés le titre àe oe tableau ne devraient pas X étr«r inscrits » puisqu'ils n'ont appartenu à aucune puiasancf auparavant , c'est pour démontrer ostensiblement tout ce qui lui appartient de bon droit. Les dépenses qu'ont nécessitées ces colonies pour les fortifier et le« rendre llorissantes , lui ont démontré qu'il était de sou intérêt de s'emparer préf<''rablemeqt des coloniee que les autres nations avaient mises dans uu état prospère. (1)
Pour copie conforme.
Afgcr, le-kixème jour de la Lune de* l'ours . l'an i58& de ITgîre.
Signé, JTàfVtdim'Sngandéê Agm.
(i) On pourra encore remarqvier , en passant, que l'Angleterre a^a pas toujours-eu de l'antipathie pour le commeroedes Noirs , pui»- ^e à la Barbade seule on compte io(T,ooo esclaves. Mais aujourd'hui qu'elle n'en a plus besoin- , elle tient fortement h ce 4pie les peuples renoncent à la traite. Rien de plus humain. Il est fâcheux cependant que ces généreux et tardifs sentiment contrastent avec son insouciance à réprimer les exoès des Barbafesqucs envers les Blancs. U lui serait si facile de mettre fia X. Unis horribles pirateries 1
fl^otc des tiutBttrs dn Naim Jaun^Jh
— Le Nain Jaune est condamne 11 mort pur contumace au trtbunal du. Journal des Débats. Son apparition dans la corbeille de mariage de la duchesse de Berry prouvera que le petit bonhomme vit encore.
— Un homme d'esprit comparait les émigrés à des taupes qni rongent des lauriers abbatus par la fondrez
— Cromirel se promenant nn jour h Londres avec son ami Lambel , ce dernier lui fatsant remarquer les applaudissemens que le peuphe leur prodiguait : Om nous applaudimù bien {taumntage , dit le protectenr , si nom allions à téehafaud.
— Une angdtlîque princesse est aile dernièrement , en. . sortant de la messe , se promener au jardin du Luxembourg. Elle s'est fait conduire à Tendroit même où le maréchal Ney a été fusillé , et s*est fait expliqtur ta scènç par M. de Bochechouart.
Catherine de Médicis , autre ange tutélaire de la France , est descendue dans la cour du Louvra le len^ demain méoie du massacre de ta St.-Barthélémy«
— Lors de la seconde invasion des étrangers, au moment où Tarmée retranchée derrière la Loire reçut du roi de France Tordre de poser les armes et de lî-r vrer , sans coup férir , notre uefle patrie au ressenti -• ^ent d'un million d*ennemis , an officier français , le désespoir dans l'ame , tlit uu éternel adieu à cette terre réservée h tant d'ignominie et qu*il ne pouvait^ilas dé* fendre. Il alla dans une tle lointaine et déserte ensevelir ses regrets , et pleurer sur la honte et sur les mal-» heurs de son pays. Résolu d'oublier les hqiiunes et leur égoTsme et leur tyrannie , il ne parlait Ik personne , il ne s'informait d'aucune nouvelle j lorsque tout-?i-coup nn concitoyen , un compagnon d's^mes , un ami se pré^ «ente à ses yeux comme autrefois le fils d'Achille aux
ireux de Philoctète. Le cœur de l'homme est toujours e même , et le héros français ne fut pas moins im-j pétueux dans ses questions que l'avait été le héix>s Grec.
ijti'est 4ey«»u , iHrii ; îc hrave de^ brèves le mzr
rrfchal Npy ? — 11 est mort. — Et le jéunc Lab^doyère si impëtneux et si mesure tout 2^ la fois ?-^ Il est morte
— Et rintt^pide Chartran , ce modèle d« pickë filiale ?
— Il est mort , et son père. e«t mort en apprenant cette nouvelle. — Quoi ! morts ! L'Europe est donc venu fondre une troisième lois sur notre malheureuse ï*rance? — • Trop heureux s*ils fussent tomb«?s en combattant? pour la patrie ! Ces bi*aves ont pdrî de la main des lâches : la vengeance les a froidement immolc^s. — Que me dis -tu ! L'e'tranger vainqueur aurait si cruellement abusé de la fortune ? — ^ Non , c'est Thomme qui se di* sait le père des Français. — Ah ! si tout ce qu'il y avait de généreu%cst sacrifié ^Travot^ Qeptrand, Camot» Bouyer , Drouot , Cambrone ne sont plus» — Les un» n'ont échappes h la mort que pour gémir dans les fers ou dans l'exil , les autres ne doivent leur salut qu'à la peur de leurs assassins ; tel est aujourd'hui le sort de tous nos braves compagnons d'armes. — Ainsi la tyrannie .moissonne les bous et n'épargne que les mé- (ihants. Clarke est donc en vie ! Bourmont Test aussi
sans doute ! £t voilà lès bienfaits de TEurope et
des Bourbons 1
— Les journaux de France ne nous entretiennent plus que ae la jeune duchesse de Berry. En existcrait-*il doiic une vieille autre part que sur le continent?
— Les gardes- du corps qui se sont signalés Tannée dernière au café Montansior viennent de faire une campagne , non moins périlleuse et fout aussi honorable. Chargés d'accompagner la voiture du roi , ib entrent avec sa majesté dans les jai^dins de Malmaison ,. ce lieu qui fut souillé par les embellissemens de l'usurpateur. Les allées n^offrant point 2i 5. M. un moyen d'exercice suffisant , le cocher |ugea à propos de con-« du ire la voiture à travers les gazons et les plates-bandes. Ce fut un trait de lumière pour nos héros •, iH tirent le sabre et frappant , dVstoc et de taille , Ie9 arbustes les plus précieux ; ils causent en moins d'une heure plus de dégât que n*en avaient commis les co^ saques pendant plusieurs mois de cantonnement.
Ce n'est pas sans surprise qu'on a vu ces braves rentrer dans Paris , chargés de ces dépouilles végétales ai» nombre desquelles se trouvaient par hazard quelquebranches de lauriers*
«^ Nous ^TiDiià qti6 lie Tils et imprnileiità adulateiu^ ayaient commaDdé et paye l'iiiaiigturatioii du buste da^ JLooU xYiii* Nous savions que le buste de ee piiiicé avait été colporté dans toutes les rues ^ dans tous le# faubourgs dans tons les earrefburs de la capitale sans ^gard pour la majesté royale qu'on exposait ainsi aux quolibets de la populace ^ et malgré l'opposition des vrai# royaMstes qui se rameHatent que le buste de Marat avait été aussi couvert cle fleurs et promené en triomphe | mats nous étions loin de penser que sous le gouverne-^ suent le plus religieux , le plus orthodoxe , au moment w toutes les mesures d'une juste sévérité sont employées pour peupler les églises , la poKce dHin roi tr^-cnrétitià pousserait le zële jusqu'à l'idolâtrie.
Nous sommes nous-mêmes trop véritablement MMtt^ cbés aux intérêts de Louis le désité, nous sommes trop bons catholiques pour ne pas signaler à S. S^ un abus ^ un scandale niDU moins funeste au fils aîné de Péglisc qu'à l'église elle-méme« Ndus venx>ns donc d^expédier à Rome pour texte de la prochaine bulle que le pape ful«« ninera, l'article suivant textuellement extrait du /ournal Général de France , du dimanche !i juin | de l'an dm grâce i8r6»
« On remarque dans la rue du faubourg du Temple v au fond de la caceme oecupée par la légion de la Seine » un AVTEh dressé par les soldats ^ orné de guirlandes g «t sur lequel ils ont placé le buste de «a majestés »
Voici f ordre et la marche de toutes les cérémoniea t auront lieu dans Paris le iSjuin, jour anniversaire la bataille de Waterloo , à l'occasion dû raariago de S. A. R. monseigneur le duc de Berry.
Le i^ au soir toutes les églises seront ouvertes graih» On y chantera ^n te deum , en commémoration de lai défaite d« Mont-St.>lean qui a été jsi heureuse pour laFrance puisqu'elle lut a ramené son bon roi» Les veuves et les orphelins des brigands tués dans cette bataille seront tenus , sous peine d'être considérés comme séditieux , d^asstster à cette pieuse cérémonie»
Dès le i8 au -liiatin , un pardon général sera pro^. clanié dans tous les quartiers de iParisk Ce nouveau bienfait du meilleur des rois sera annoncé par une salve ^'artillerie chargée à mitraille , à l'tffiit éTamnistier eA
«Msant quelânes centaines de brigands qui eDCombrent isutiiemeut les prisons.
A dix heures , une procession repri^entant , suivant l'usage antique et solennel ^ les sept pêches capitaux , partira de la métropole pour se i*eudre à St^-Dmis* Jadis 9 par esprit d'humilité , les ^pt péchéft eapitau» étaient figurés par les princes et les rois ; mais comm« la famille royale doit assister immédiatement après la procession èi la céi^émonie nuptiale, ies personnages ci*» après désignés auront Fhonneuk* de la remplacer f > Savoir :
La Gourmandise \ le premier maître-d'hôtel de sa. majesté.
V Orgueil \ le premier valet de chambre de Monsieur»
VEnvie ; la preraiëre dame d'honneur de S. A. &• Madame duchesse d'Angoulême.
La Colère \ Un aide- de*camp du héros du midi.
. La Luxure ;' le procureur-général de monseigneur le duc de Benry.
' LAsfarice \ le trésorier de S. A. S. le prince de Condé.^ . . ?
La Paresse ; le grand aumônier de monseigneur {le duc de Bourbon.
A rtiidi le cortège se rendra à la paroisse St. Ger^ laain i'Auxerrois. Toute la garde royale et ce qu'on a
E>u rassembler de légions des départemens , garderont ■ es avenues du Louvi*e et du Caroussel. Il ne sera per* mis à la populace de témoigner son enthonsii^sme que des rues adjacentes , et aucune fenêtre ne restera ou^ ▼erte.
La cour prévôtale « les cours de justiee criminelle et les commissions miUtaires , ces véritables soutiens du trône ouvriront la marche. Chacune sera précédée d'une bannière taillée sur le modèle de la baqnière de Tiaquisition.
Une députât] on de la chambre des pairs suivra immédiatement aprlts ,
Puis viendront \e% voitures de \m opur en t^te desquelles aéra celle de M. Beilart , notre procureur gé-* lierai*
Le cortège sera t^imi par le corps des exécuteurs dea
le
Qoo^^
liB^ies «tiiyret , le détachement dei véidraii^ qmi ont fusille la B^doyère et le maréchal Nej et par plu^. cieUrs compagnies de gendarmes.
A défaut d'artillerie et de poudre le bourdon de Notre Dame annoncera le départ et l'arrivée du cor-* tège.
Des mat« de cocagne seront élevés dans les places publiques , sous l'inspection spéciale du grand [tréyôt qui aura soin d'avoir près de chaque mât des délégués afin d'y faire accrocher siu'-le^ champ les sédi-tieux qui auraient l'impudence de ne pas s'amuser. .
^ Des daqses auront lieu dans le carfé des Champs Elysces. Chaque contredanse ne pourra être compo-» sée de plus de quatre personnes \ elles seront distantes Tune de l'autre au moins de cent pas. II sera permis de former des rondes de douze personnes pourviv qu'il y ait dans chacune six enfants et quatre femmes* Les spectateura ne pourront se promener au - delà de deux personnes de front ; il leui est expressément dé* fendu de porter armes, b^itoiis cannes ^ badines^ dt coi:rir, et de parler trop haut si ce n'est pour crier vi\# ]<• roi. Du reste chacun sera libre de se livrer franchement à la joie et de partager l'ivresse générale.
La bont(i prévoyante du gouvernement , le détermine pour éviter tout accident , à faire tirer le feu d'artifice avant la chute du jour.
Il est rigoureusement ordonné d'illuminer spontanément^ mais seulement avec des cierges. Toute maison illuminée en verre» de couleui-s où se trouveraient par hasard du blanc, du rouge, du bleu sera rasée sur-le-champ.
A cet effet tm régiment de Limousins sera mis \ la disposition du préfet de police
A 9 heures les musiciens remplaceront les tambours et au lieu d«? la retraite il joueront en parcourant les rues l'atr : aUez-i^ous^en gens ds la noce. {t\ ^ 7
(i) On ue fait 0i» eacoro si es stra U.souc oa le publio qui payera les violons.
— La conr destinant le PanthÀ>n à - ta s^pultare dé aes mini&tres et des «es générwxt , a cru deToir effacet l'inscription: - '
. AITX aaA9DS. BOMMBS hà, PATSIE MECOHITiXISAllTa^
— Un voyageur vient de nous remettre le BuUetm Officiel dont les aboyeurs étourdissent , depuis quel-« ques jpursi toutes les oreilles de la capitale*
Voilà les détails officiels de la découverte de Ii»
f;rande conspiration tramée par le Nain Jaune particu^ ier très-connu dans Paris. On y voit comme quoil* Nain Jaune s'était furtivement et illégitimement intro^ dùit [usque dans les maisons des serviteurs les plua dévoués de S* M. le Roi dix- huit en se cachant comme auti^efois le Nain de Pologne dan« un énorme p6té aux truffes et aux boulettes ; on y voit conune quoi il a empoisonné les trois quarts des habitans , comme quoi i( a eu l'imprudence de dire tout haut ce que Ton pen- . sait tout bas ; comme quoi Tarmée de Louis le désire a reçu l'ordre de lui courir sus , comme quoi elle a pris prisonniers et arrêté cinq cents nains de sa troupe qui se proposaient atidacieusement de faire une expIo<sion dans la ville de Paris, La voilà , la voilà l'horrible conspiration attentatoire à la clémence inneffable d'un souverain paternel , et subversive de toute cons^ titution , de toute Kberté et de tpute indépendapce nation nale^ On y a joint quatre pages supplémentaires d'im< pression contenant le récit authentique , officiel et autorisé par la police de toutes les escarmouches glorieuses et incroyables qui ont eu lieu sur la fVontiëre de la Belgique contre les, émissaires dç ce brigand de Nain Jaune qui avait le front d^anuoncer publiquement et ostensiblement l'horrible pro^t qu'il avait conçu de faire mourir de rire tous les Français. La voilà , la voilà cette^ trame odieuse, cette conspiration effroyable^ on ne fh vend que deux sols , que la bagatelle de deux sola à tout le monde «
— L e grand prévôt ne perd pas un instant. On le
rencontre dans tous les endroits publics. Deux persou^
nés causent-elles ensemble , il les vient interrompre ,
. «t souvent les arrête de sa propre main. Dernièrement
Qoo^^
U voit ptSBer , snr le Boulevart , un hommi qu'il croit i:econnattre pour un ancien militaire. — Qui étes^ ▼aus? — Que vous importe? — De par le roi je voua arrête. — En quelle qualité? — Je suis le graud prévôt» -— Vous n'été» qu'un imposteur , le grand prévôt ne s'abaisserait pas à faire le vil métier que vous faites* «^ Suivez-moi , ajoute-t-il , en le prenant au collet , c*e8t moi qui dois vous arrêter. En çffet il Tentraîne malgré lui au prochain corps^de- garde. Là chacun dé- .cline ses qualités , et comme le grand prévôt n'ap-»> puyaitles siennes d'aucune preuve écrite , on le mit au violon où sans doute il serait encore si la néces* aité d'emprisonner quelques citoyens ne lui eût faU recouvrer sa liberté.
— En vertu des capitulations conclues avec les di* ^ers cantons , la Suisse va envoyer en France dix-huit mille hommes j monsieur le comte d'Artois , vient d'être nommé par le roi colonel général des Grisodis^
ORDBE DV JOVm
De son excellence le ministre de la guerre.
Sur k rapport qui nous a été fait, par les femmes à la suite de rarmée, que la plupart des militaires portaient sur le bras droit des empreintes emblématiques et ineffaçables , une visite générale a été ordonnée ^ tous les soldats , nus jusqu'à la ceinture , ont été rangés sur la même ligne, et au commandement : en avant hras y dix mille bras tendus ont été soumis à un examen sévère. Cet examen nous a convaincus que la plupart 4e8 militaires qui ont servi sous l'usurpateur étaient entachés du signe de la révolte et de la réprobation, c'est-à-dire d'un aigle ou du çri séditieux vii^e Vem-^ pereur. En conséquence il est expressément défendu à tout militaire de reparaître à la prochaine reVue, avec un bras mouillé de cette odieuse empreinte. Des emportepièces seront à cet effet distribués dans toutes les ca^ sernes , ainsi que des fers chauds portant le signe légitime , c'est-à dire , la fleur de lys , afin de cicatriser et de purifier en mêmc-tems la plaie. Un délai de quinze
I'ours est paternellement accordé. Ce délai expiré , tout >ras séditieux sera coupé.
Signé Clarke , duc de Feltre , qui n'est pas manchot. *— I^a cplonie de St,-Domingue yicnt de résister à
Digi
BOoreDe tonftmatîott qui lui araît Aé fiitte an nooi «le Loiris xviri* On assuré que ces Mëgres ont peur iTétre traiUs conune des Français»
AEPOKSB
A ta question propose'e dans la xix\ livraison. Quelh reesembiance et quelle différence peut-^an/ia^ Ufr entre S* 31. l4>uis xviii et un danseur de corde ?
(^ (ij A une époque où !e vieux tenfs est plus que jattais ajipelle le bon tems par excellence , où tout ce qui e?)t ancien est le mieux du monde par cela seul 4f£te cela est JMicieu , où tous les efforts du gouvernea»ei>f de France tendent à nous ramener aux principes^ aux mœurs et au langage du quinzième siècle , on ne
Et*ttt qu'applaudir à une comparaison puisée aux sources i; plus pnres do bon i^ieux tems et dont la sainte an-liqnité nous offre tant et de si beaux modèles.
Ce seirait le cas de remonter au déluge ; nous nous fionfcnlerons de nous appuyer de l'exemple de Salomon* Combien de fois n'a-t-il pas coiupai*é son auguste épouse à la tour de David ? Qu*aurait>on dit de nous si nous mssfons assimilé le Sîilomon de notre siècle aux tours |de Notre Dame? Le pair Chateaubriant lui-même qui ^zit Ht souvent et si heureusement usage dû slylie de Ti^nriture sainte , eût à peine excusé cette figure orien-* tafe.
Mars hâtons-nous d'arriVer à ces tems fortunés qui jer.aifront sans doute un jour pour la France , et si dieu lui-même est l'objet de comparaisons beaucoup plus ffè ranges que la nôtre , de comparaisons employées par* IcH plus illustres orateurs, applaudies par les plus pieux cotnme par les plus grands personnages , certes nous durons gagné notre cause au tribunal des apologistes du bon vieux tems.
Le célèbre Camus , évêque de Belley , prêchant à ïlouen en 1642 , le jour de Noël , et voulant donner à 5CS auditeurs une haute idée du niystèrc qui les occupait , s'écrie :
tt Voici la divinité réduite 'sons l'humanité et comme
'1) Le volume promis sera remis à rautciu* , sur la pruscnlotien <i*uuc «'ciitiue «emblublc à etsUe iU la ictUe qui contenait c«H% réponse. •
■ alambiqu^e et quintessenclée son» le corps «Tua }ieti| 2^ enfant. QuellçL prodigieuse alchimie ! Voiet riiÙMle » toute entière réduite h une paf e de rhumanrtë ; voici » rOcéan dans une coquiJte ; voici la perle de rim^ » mortalHi datts la nacre de )a mortalité , etc. etc^ etc. » Le père Maimbourg , confi^i^re et contemporain 4e Sourdaloue ^ préchant au collège de Clermout^ surré^ Vangile du boa pasteur , s^exprimc ainsi :
<c Nous connaissons tous, quatre espèces decliteos^ » savoir: les dogues d'Angleterre , les mâtins, les biebott» » et les bai^bets: ce sont les quatre points de looH 3* discours »»
Tous les scrupules de nos lecteurs devant étrejeVét par 4ies «citations authentiques , nous passons aux réponses qui' ont été provoquées par notre question^
Dans le grand nombre de solutions que nops avon^ fious les yeux, nous n'éprouvons que l'embarras du choiv* Cependant Ta condition essentielle pour obtenir le prix ëtant non-seulement de ne ])oiut blesser , mais d'uo-^ norer même , autant que possible , la majesté royJe ^ nous avons cru devoir accorder la préférence à la réponse suivante :
Ressemblance • Le danseur pourrait exécuter sans péril sur le théâtre les pas qu'il exécute sur la corde au rii»qiie de se rompre le cou. Son principal mérite est donc dans la difficulté vaincue , et dans le sang-froid avec lequel il s'expose au danger. . '
Louis xvxiT a aussi dédaigné le chemin lafge et facile de la constitution, de la franchise et de la douceur j>our gravir, de gaieté de cçDur, l'étloit sentier du des^ potisme. L'habile danseur s'élance et se soutient sans balancier ; S. M. rejette avec non moins de fierté fo»position , ce balancier politique sans lequel U n'est point de véritablp équilibre.
Il n'est si bon danseur qui ne fasse par fois la citl-^ bute 5' mais un pareil échec est bientôt réparé par ua succès plus brillant. Louis xviii est descendu plus mol-* leraent à la vérité ^ mais bientôt- remis sur pied il s!est créé des diiTicultés nouvelles qu'il sui*monte en se jouant* ' Différence^ Le danseur grimpe sur la corde à l'aide d'une échelle ou d'un valet ; Louis xvin doit son élévatioa à l'Europe eutière* Le primer pour prîx de sei
Qoo^^
plût beftttx tours obtient à peine quelque» braros} \m second ya/ve tous les applauaissemens.
Que le danseur tende trop fortement la corde , elle se rompt; tout le monde convient que Louis xviii la • tient violemment tendue y et cependant elle ne se rompt pas.
Il est évident que tout l'avantage reste k S. M. et que l'habiletë du danseur étant toute physique <, tandis que la sienne est toute morale , elle a Je double mérite a'une plus grande difficulté vaincue , d'un péril plut imminent continuellement bravé , joint à la supériorité de l'esprit sur la matière*
KBPOirSES DIVERSES*
Le spectacle de Fun terminé , on éteint les lumières* Dès que Tautre quittera la scène , les lumières reparaîtront*
— L'un ne conserve l'équilibre qu'en observant la me-» sure ; '
— L^autré se soutient sans garder aucune mesure* Vim exécute des sauts , l'autre exécute des gens k
talents.
Brunet*
— Si Tun tombe , quelqu*un delà troupe le remplace» La chute de l'autre entraînerait celle de la 'troupe
entière*
^ — Si je perds l'équilibre c'est du moins par les pieds que je reste suspendu*
Forioso*
N* B* Il a fallu qu'une réponse aussi peu claire fût signée par un artiste qui jouit de tant de réputation f pour que nous nous soyons déterminés à 1 in* sérer. • . '
On ne peut doutor que cette phrase dont le sens nous éfrhappe n'offre aux gens de Fart quelque chose de profond ou de technique , puisqu'elle sort de la tête d'un homme dont les pieds sont éminemment «xcrcés*
QUESTION
Quel est le plus mécluint journal , de la Quotidienne ou de l'Oracle ?
(f. M, X/T pris Mrs us a1ipim«ra«nt Ut trois moii à TOradv*^
Qoo^^
rrme VOLUME. •- Ainiii i8i(S.
LE
HÈPÛOIÉ.
XVIÏÏ JUIN.
H y n tni nn , à pareil f<Mr JPtttmée ri tùtdSpendttnce Jfwtçais^s oht pén>.
ÀNNlVERSAiRï;
M LA »ATAfI<U£ DE IVATEULCOv
Uf;Mm«yuwE ti^T^r te o» ratim t>mii«t tntmrd.
tuii àibiUtverunt^ ^ fremtMTum deniibus y
"et dixérunt ^vcfltabimut .* «r» ûta </t«»
i^iMim ejopectabamus •: intrenimuM , vidimuÊ^
Jcremie. lan. €i^ a. vers. i^.
IfétA «èriôMH tôteWs ^ans tiïi ^ntl nrtfpns aux ytnx 4e PËurape, si elle s'étonnait que cet aaniversair» «^^ùrë TH^irne en Frt6nc€^ fut pour nous le sufet d'une triste aoleaMaît^* Elle penserait qtxe depuis un an , no-, tre tiftttoB ^a cesse d'exister , et qu'aucuti Fran^aj» n'a aorvéctt à la jauraiéé da Waterloo !
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Qoo^^
^ Pendant q«e la famille l laquella aettt f ouraëe k !• nouveau lîvr^ notre pays, la signalant par des fjtei, n'a pas honte de laisser éclater sa joie, ne dissimu^ Ions pas notre douleur. Ne craignons pas de mêler des gëmissemens aiçt ehants d'allégresse qui retentis^ «ent autour de nous) cette allégresse nous donne U mesure du deuil que nous devons prendcs; elle serait moins eice^ive si notre malheur nVtait pas immense^ elle serait moins universelle s'il ne semblait pasîfvépar^ rable.
Disons plus y. la douleur de la Rranct doit être plus |[rande eneore que l'allegressé des étrangers. Us en conviendront/ 's'ils comparent les malheurs dans les** quels nous prédjpita cette journée, avec ceux dont il ' les a préservés ) s'ib remarquent que cette défaite a eu pour la France des conséquences dont elle #euie était menacée entre toutes les nations î quelle a aggravé |K)ur elle le poids du malheur de tout le poids de l'op-^ probre; qu^elle en a fait la conquête d'une troupe^qui n'a pas combattu; que le sang de tant de braves n'n, coulé que pour asservir un peuple généreux à quel* ques^ fugitif semblables à ces oiseaux de proie que Je' bruit des armes éloigne du champ de bataille oh ils viennent s'engraisser aux dépens des vainqueuiy et des vaincus dès que le danger s'en est éloigné.
La France victorieuse ne menaçait pas l'Europe d'un nouvel asservissemeut } (l) vaincue elle est retombée sous le plus avilissant esclavage. Xa France victorieuse abjurant toutes conquêtes, eut rendu la paix à l'Europe; vaincue elle a vu l'Europe lui rapporter avec tous les maux qui suivent les conquérans y toutes les Jiorreurs qu'entraîne la guerre civile.
Doute»t>-on tjue la guerre existe en France ? qu'est • ce donc que l'état ou depuis un an se trouve cette déplorable contrée? que s'y passe-t il depuis que la jrace qu'elle avait repoussée, qui s'était déportée , lui a
{i) Voir la répgivf da (orpi légiibuif à If«p<4^a.
été ramena non pas par les alK^ v i^als an nmn Ae$ mïUfy doDt tous les manifestes promettant de rmpee^ ter si. n^n len affections du moins les aversions natio* jiales, déclaraient la.^|^erre à un homme et non pas en ftveor de quelqju'homme que ce put £tre^
A la suite des vainqueurs de Waterloo, pâe mêle avec leurs valets et leurs bagages /se sont glisses dans la capitale les exacteucs, les prosoripteurs» les inquisiteurs, les bourreaux; tous les agents de la tyrannia les délateurs exceptés; ils n'en étaient plis sortis* Daos oetfte tottri>e fut choisie, chacune des portions qui eoasti tuant aujourd'hui l'autorité législative en France, opèrent la ruine des institutions nationales eu se parant du titre de représentans de la nation; ce ministère qui propose, des lois de rapine et de pros« eription i cette chambre basse qui les aggrave , et oette chambre encore plus basse qui les agrée*
Depuis ce tems tous les actes du gouvernement , soit qu'il institue « soit qu'il destitue , soit qu'il absolve , soit qu*il condamne , soit qu'il récompense , soit qu'il punisse , ne sont que des actes de partis ; depuis ce tems la France est couverte de prisons , jst TËurope peuplée d'exilés ou de réfugiés ; depuis ce tems une jurisprudence spéciale et des tribunaux spéciaux ont' ^té créés pour suppléer à l'insuffisance des tribunaux ordinaires, et les citoyens sont soumis k'des juges qui rivalisent d'activité avec les conseiU de guerre ; depuis ee tems, sous Tinfluence d'un génie dont le propre est d'associer la dérision' ^ la cruauté , a été promulgué éiette loi d'amnistie d'oii dérivent toutes les proscriptions; depuis ce tems ont été rendues ces sentences de mort et ces sentences de grâce encore plus atroces ; le sang des citoyens coule incessamment , soit sous le glaive des bourreaux, soit pVr le fer et le plomb de^ soldats qui sont aussi des bourreaux *, il coule dans les murs de Marseille , dans ceux de Toulouse , sur le^ bords de la Vilaine , sur ceux de l'Isère ; depuis ce tenu, il Q^a pas cessé de eouler dans les murs de Nismes !
€t à*eat pas aséee^ tAtitefoi», pour ces homme» offirmâr de Tengeance. Chaqtie jour ne poursuivent-ils pas d& ]eurs arrêts jusqu'au-delà des mers 1^ victimes qui leur sont' ^happées ? chaque four ne les assassinent- Ha pas dans leuf« simulacres ? £nCn n^ont-<ils pas retenti dans le monde entier , tes cris féroces qui redemandaient le sang du juste , que trois Anglais » qui n^en sont' pas moins des hommes » ont honorablement dérobé à la fOif de ces antropopfaages ^
Tel n*<'taîtpas le sort que nous réservait rEurope* Ij^ princes même sont étonnés du mal qui nous a ét^ fait en leur nom (i). Qu*its ne s'offensent donc pas de notre douleur , dans ee jour 'qui nous riy)pelle la perte de tous nos biens , no^e gloire exceptée* ' Oui , notre gloire , car ee n'est pas sans gloire que nous avons succombé ; )*cn atteste le champ de Waterloo , ce théâtre de notre infortune î où I^onneur français n*a pas rendu le dernier soupir » où dort Tétite des braves , oii l'on compte autant de vainqueurs que de vaincus. ^
Non y rhonneur français ne peut mourir ! Semblable au feu sacré qu'aux fours de l'esclavage et de Tabaynination , Jéremie caeha dans les entrailles de la terre ^ Il vit dans le secret » il brûle dans les coeurs généreux ^ prêt à se révéler dès que la voix de €yrus nous annon^ «era le terme de nos tribulations.
Tout courage , toute vertu ne sent pas éteints dans iffia p^trici Le glaive des tribunaux eonune celui de» nrmées a respecté Drouot ; et CambronCy échappé deux fois aux ennemie de la France , survit à la journée de» U'hermopiles avec toute la gloire de Léonidas.
Ne désespérons pas de l'avenir j çfi serait faire injure ) nous-mêmes > ce serait^faire injure aux princes de l'Europe ^ ce serait faire injure à nos phis cruels enneyiia. .Le sort de la France est pire que celui qu'ils ont
' ' if). Vobr Isa cofif^ iJbao^A ai» m pv W «ovps diploiMlîq^iuh
%oiibi'ltfi-&îre, pire que leqr intérêt ne le«r permet, de le souffrir. L'erreur et Tintrigue^ pnt fait nos nmuz^ la droiture et la politique les répareront* La politique a dû vouloir la rëduction de la puissance française , mais ejle n'en peut vouloir la destruction ; elle a dû vouloir fprcer la France à vivre désormais en paix avec les peu-^ pies , mais elle ne peut vouloir la forcer à vivre plus long*» tems en guerre avec elle-même..
Et quel cruel état de guerre que ces révoltes qui écla^* lent de tous côtés sur le territoire français ! Que ces révoltes sans cesse entretenues par les vengeances qu'elle entretiennent sans cesse ! inévitable^ effets de . l'action et de la réaction du peuple et du gouvernement êôus une race qui persécute parce qu'elle se sait exé^. crée , et qvt'on ^xecre parce qu'elle ne sait que persécuter ; sous une race qui , destructrice de l'a^méé natioi^ale , ne se soutient que par' la force que semblent lui prêter les ai*mées étrangères dont le séjour ne peut être éternel en France pour les intérêts de leurs princes même ^ et dont le Répart ne peut avoir lieu sans livrer la France aux plus épouvantables convulsions.
L'Europe ne sera en paix que quand la France sera pacifiée. La .France ne sera pacifiée que quand on lui aura repda un gouvernement constitué sur les principes qu'elle a posés elle-même; principes dont l'excellence proclamée par la raison , est démontrée par l'expérience \ principes conquérants des peuples qui . nous ont Conquis y principes qui, depuis vingt^uq ans, enracinés chçz nous , y régnent par l'empire de la loi et de l'habitude.
Abandonner la France à tout l'excès de son inforv tnne n^est-ce pas «'exposer à tous les malheurs qui peuvent nattre de l'excès de scga desespoir ? Que les puis^ sances ne se disent pas que le sort de la France en* ▼ironnée , maintenue pv une ceinture de soldats, ren* trée, renfermée dans ses plus étroites limites , ne sau* vàkt avoir pour elle la moindre importance ; ce serait retomber dans l'erremr qui* ^ une au^-e i^poque osiusa les
ttalhemfft ie Vtiûttape* L» ftntteafatîoir dc^ esprits est mie' conséquence de ïenr exMpersdmi et de cette fêrmen*' tati<m petTQmt naître encore ane fob des doctrrôes siibyersîves de Fofdre social.
Les agitations d'an flenVe resserrë^ dans son lit ■• sont pas à craindre : on pent dormir en paix sur le for des digues opposées à ses débordements* Mais cen'est phis UD fleuve que notre misérable patrie , sous lé régime honteux auquel elfe est assujettie ; €'est no niarécagc dont les eaux sans Timpidité , sans mouve^ nient y sans vre , dorment sur la fange, oh régnent tout ensemble l'Hydre et fe Soliveau* Ces eaux Vk ne surmontent jamais leurs rivagjes. Mais la cormp* tfon qu'elles exhalent répand Tinfection et les maladies partout oh la portebt les vents qui la peuvent porter partout.
Te! est Tétat de la France. Tel serait fêtât de (*Efi- , ropc* Que nos malheurs cessent , ceux d*autruî sont préventrs* Les nations n*ont pas d'autres désirs , les kérOs de tons les pays morts , dans ce grand jour dont nous' pleurons Tanniversaire , n'avaient pas, n'ont pas d^autre vœu* « Princes de la terre , s'écrient-ib du fond de leur gtorieuse sépulture,, le bonhe«r ne règne pas:partout. No^ ti^ saof ne nous est pas encore payé* Unpenple généreux est tombé dans l'oprobre et dans la l'opression : Telles n'étaient pas vos promesses* Pour réprimer les excès de l'anarchie vous avez pris le parti des rois contre les peuples ^ pour réprimer les excès de la tyrannie, prenez le parti des peuples contre les rois* soyez les régulateurs du monde. Remplissez vos saints engagements sur la foi desquels nous nous sommea arméi, pour éloigner TesclaTage de notre pays et non ponr ramener l'esclavage en Fraiice. Bétablissez la paix universelle sur les bases voulues par la justice et la raison* Plus d'oppression de quelque part qu'elle vienne ; et le bonheur de la terre auquel nous nous sommes immolés pénétaera jusque dans nos tombeaux, et nous nous applaudirons plus que jamais d'avoir, am nrixde tout notre sang, racheté l'humaniAé ! s.
(99) SOUTÏ3CIB5 DE WATEBLOO. ^
.0m^ LA,}«Biie çardc ^i a sovIeBu le premier . diœ éxL cor|p8 àt Buïow a fait ce jour là des prodiges à^ valeitr. EUe sVsC montre dîgoe de ses i^els , les généraux. Duhesme , Barrois , Souham et Melliuet. On doit citer anssi Je colonel H^l , <;ommandant le troisîènve régiment de voltigeurs. A Pinstant même o^ cette ^arde désespémit du succès de la journée, elle courait au përtl pour le péril même , puisqu'elle ne comptait plus pom* la TÎctoire. On eut beaucoup de peine à la décidar a opérer £a retraite qui , cependant se lit en bon ordre ^' car ce corps est an-ivé.eans se désunir âous les murs de Paris , et de 12i à Tarmée de la Loire où la trahison \ dispersé ceux que la mort avait épargnés*
— Criblé de blessures , et près d'expirer , nn vîeaa
Eenadier de {a garde apperçoit à quelques pas de là ligle d'un drapeau irançai^^ il rassemble le peu d^ forces «2ui lai restent, ae ti*aine péniblement sur le ventre , arrive enfin \ il toucbe ce signe sacré pour lui , le presse «nr «on cœur , et meurt sans regret*
— Un brigadier du quatrième régiment d'artillerie légère redemandait son bras qu'on venait d'amputer» On le loi rend* Il est donc bien vrai , s'écrie-â , en le saisissant, que tu ne peux plus servir pour fa patrie» Mais ton camarade me reste encore pour mettre le fea an canon.
— Un colonel ayant perdu tout son régiment remet h. son ordonnancé quelques papiers pour les porter à sa femme , fuis , loi c^îe-t-il , fuis et va3 dii*e que je n*iki point vonhi rtke séparer de mes frères d'armes. A cet mots il se brale la cervelle au milieu des cadavres àe aoai régiment.
— Quelques gardes du corp^ en parcourant le lendemain de la bataille , le champ de carnage de Waterloo , cifraient dédaigneusement des secours à leurs eompatriotes blessés , en leur imposant pour condition de crier vive ie roi. Eb , répondaient ces braves avec indigna^ Uùn f s'il doit vivre laissez-nous mourir en paix.
— Le maréchal Ney ayant eu tous ses chevaux tués aous lui , parcourait à pieci le champ de bataille iVpée à la mata et cherchant partout la mort. Oa Ta vu se
l^âpper la lète contre une pièce de canoti , déaeip^ré qu*il était de survivre à cette défaite. Hélas ! le brave
Ïar excellence ne disvait pas mourir de là main d^un rave*
— Grièvement blessé ^ un Français obtenait des Belges
Îu'il ne connaissait pas des consolations et des soins* [n ancien camarade qni ne suivait plus les mêmes drapeaux , le reconnaît et Paborde. A cette vue l'infortuné sourit et l'éclame *son amitié. — Moi ! l*ami d'un .brigand ! Tu n'as <jue ce que tu mérites* Meurs. — Je suis blessé , et tu m'insultes 1 répondit le brave d'un ton calme j mais la vengeance était dans son cœur. *A peine ^éri , il part , cherche son lâche camarade ; celui-ci n'était plus : un ami indigné avait déjà vengé l'offenâe faite à tous les braves malheureux dans la personne de son ami.
— Le colonel Lacroix , du troisième régiment de cui-^ rassîers a la cuisse 'emporté du même coup qui tue son cheval ; on le relève ^ et on veut l'emporter è l'ambu- ^ lance; mais ce brave colonel appercevant l'infanterie anglaise* qui. s'avançait , se feit amener le cheval d'un ruirassier , recueille tontes ses forces ^ commande lui-« m^me k charge et se précipite avec son régiment sur le caiNré anglais où il reçoit enfin une mort glorieuse*
— Un lieutenant du oneième des chasseurs à cheval « Bomnié Armand , voyaAt la retraite décidée ^ met pied à terre , donne son pheval k son ordonnance , et so brûle ïh cervelle sur la route de Charleroy»
— Le tambour major du cent onzième régiment de Iîgoe/,est frappé j)ar un boulet qui lui , ouvre le ventre^ Ou le laisse pour mort et le régiment continue son moU'» Vement; il ne revient à lui qu'au ini1i«u des cris eit tft'rtn/ prononcés par des corps qui enfonçaient l*ennemf^ Il se relève , et soutenant ses entrailles avec ses deur mains,, il se dirige du côté du mamelon oîi ^ trouvait ie Général , et vient expirer sous ses yeux en criant v/W la patrie I
— L'acharnement des lancjers contre les dragons de la reine ( Anglais ] vient ,- en grande partie , de ce que ces derniers portaient des uniformes bleus galonnés» Lrs lanciers crurent reconnaître lès gardes du corps ^ et cette erreur se communiquant de proche en procnej^ fut ie signal du plus'affireux carnage*
Qoo^^
(8iJ
/ — Un prince qui n'est Français qne ds naîssftnccj vînt à Bruxelles ravant«veille de la bataille , pour s'informer oh «ëtait le h^ros de Isl Selgique» Aux avants* postes, répondirent les officiers^ Aux avants-postes' s'écria ingénument son altesse* Qu'il prenne bien garde ^ cela oest fort 'xiangek'éns.r t
— Un brave resta sept fonrl bles6tf morteU^ment aws vouloir souffrir âu'on l'apprcK^biti II refusait tout se* cours, souriçiit dedjiignçuscm^nt^,à toute menace , et répétait le cri qpi l'avait autrefois conduit à la victoire. Il expira sur le ebainp de b'àtâilfé^'dahs l'endroit même où iJ était tombé.
-^ Percé de conp^ , le i^éb^ràl'Dnhesnie* était ^sté sur te efiamp de bataille^ Qn^qa^ sapeur» qui cbei^ cbaîent à le ti^nspori^., plonraient en voyant leqr général sans- «onnaissance* — ^^Qu'est-ce donc, leur dit* il ei^ ouvrant les y^ux , ne me ii:ouvcz*yous pas digne de mourit au cbùrap, d'honneur ^
— Un lieutenant de chasseuV h cbeyal éUiili sur Je
£oînt de se fatrç amput.er sur le dliamp de bataille. ! apprend là démîte de Nrmée française ; aussitôt il se nêl^ve et se précipite «ur- son sabre en s'écriant Tenneini ne prendra du moins que le cadavre d!i|n brave.
— Un soldat du train ayant 1^ cuisse eassée par \m bonlet se courbait de tems en tems sur le col de son cheval. « — As-tu peur, bu dit fn passant le maréchal Ney? — Peur! non , n^dri 'général^ voici , dit-iï, en montrant sa blessure , ce qui m^cmpêche d'être tenme sur les étners. Le maréchal iittendri veut le Caire trans-» porter à Talnbulance et lui olfre sa bourse. Ce n'esf ^ répond le soldat , hî de Pargent , ni des soins qu'il mo faut , c'est la victoire. *
— Des émigrés -apperçoîvent dans un fossé un gi'fenadîcr qui avait en les deux jambes emportées et qnî était sur le poiht de périr. — Te voilà bijen avancé, loi dirent-ils , avec tes deux jambes cassées. -^ C'est nn malheur qui ne voas arrivera jamais.
— On vit beaucoup de grenadiers de la garde tirer les uns contre les autres , pour ne point survivra ^ leyi^ défaite. '
HoiHTEVR ikV C01JAAGE MALBXVKZVt^
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DE L'ETAT DE TEUROPE , tieiaiivément à la France.
TJn 'g^oçraphe ne voit , dans TEurope ,^ qu'une des ' ^àti^ parties du* monde ; le» publieiste y voit Tasyle , ~ie ft)yer de tontes les connaissances humaines ; si vous ' exceptez les npuVeèux^ <?tats fle TAm^rique , c'est en 'Eiirope seulement qu'on A une juste idée de là scient sociale*
• Ailletlrs-les ilath>4S'e^.les,{ peuplades vivent épax^es -•ans ri^gle et sans Joisi^i.ou bien elles végètent soU^ un absolu despetisitae. Eu Europe l'art dé vivre en société est devenu le premier d^s ails : les ctefe des peuples appi*6hnent à gouverner et les peuples apprendent à ^ laisser gouverner, pour leur plus grand avantage et éelon leiiif plus gran^d intérêt. •
; La portion d'hommes, qui habite l'Europe forme u^e liamillb àipart'^ daos> lai grande famille dn genre hu-
Quelques publicistes et quelques goii'^ernants ontpenéé *'ijufe cette famille , toute entière , pourrait peut -être • viyre sous le même chef ou sous les mêmes lois : de ,1à le rêve brillant, de. U r^publiq^e ou de la monar- «cfaie universelle* . \ ,
lia grande famille* européenne a donc dû se diviser ' en plusieurs famiVes ; chacune de ces familles parti- 'cuUèrés s'est doiiné'des lois, après avoir consulté sts besoins $ chacune a copservé des relations avec toutes : les autres* Les ^ouvçrnemens s'entretiennjsnt constam* . snent par l'organe et l'int^ivention de ministres , d'am- J bassadeurs , de consuls de commerce , d'agens ou représentants de foute espèce. Cette relation fournalière / a constitué l*Eurôpe telle qu'elle est. Les produits industriels , les découv'ertes utiles , les dons de la terre passent d'un état a im autre état , par un échange continuel .et facile ; la prospérité des uns «st alimentée par la prospérité des autre; ^ et l'ensemble , ie U)ui
européen , n*est que le résultat des combinaisons car-*ticalières de chaque état' dé TBurôpc.
Ainsi tous les états de l'Europe sont intéressés à leur prospérité réciproque % le travail,, l^industrié , la ri-* chesse d'un peuple ne sont étr^angcrs à aucun autre' peuple. Les bjeds de la Sicile, dfè la Flandre, dç la Pologne ; la découverte que l'on fait à robserVatôira' de Naples et à l'observatoire * de Paris ; les chefs -d*06u-* ▼re de Canov^ à Rome , sapatri et de Dsivid à Bruxelr» les ; tout appartient à tous. La Fébondité de la terre^ ]a magie des arts, les miracles dé Tindustrie , les con*> quêtes du génie sont pour TÈuropc toute entière*
Jusquesià nous ne voyons qu'une communauté d'in-»' téréts entre tons les peuples \ mais les chcft. de ce# familles de frères deviennent quelquefois rivaux entre* eux. Nous sommes donc oblig& de porter nos regarda sur ces rivalités de famille , qui suscitant des intérêts particuliers h la place de l'intérêt général européen » font succéder la guerre à la paix. L'effet ordinaire de la guerre est d'inspirer aux peruples et à leurs ehefi. certaines craintes sur leur existence et leur iadépeQ<« «lance.
LVxemple du passé a inspiré des précautions pour l'avenir; chaque prince , chaque peuple a dû se dire ^ Suis-je assez fort pour résister h ieUe attoéfiie éi^ntUfilU^ partielle ou combinée ?
Un exemple récent et mémorable porte h croire qu*i( n'existe pas un seul gouvernement , en état de résister à l'attaque simultanée de toute l'Europe. ^
Chaque gouvernement doit donc pourvoir à «a sûreté^ pour le présent et pour Tavenir.
Le premier moyen à employer par les gourèrnémen^ est de s'entendre , de se bien entendre entr'eux , pour étouffer , s'il est possible,, le germe des guerres et des dissentions. Le second , après avoir prévu la possibilité du retour de ce' fléau , est que chacun calcule ses forces <fe réâûtanoe , les iUmente > et les accroisse , ooa
fiar le nombre , jj>aîs,.pi^ ja consîstancect rîntensit^ j Vjgjnçur de la patrie et l'amour de la gloire créent partout dfis Ijieros.. Le troisième moyen est de se manager 4es alliances utiles. TJn prince doit clièrcher quelle? sont les relations qui lui offrent le plus d'avantages 9 €|uel5 sont les ^tats qui ont à soutenir les mêmes intérêts que les siens j, et c'est avec ceux-là qu'il doit €e lier d'une manière '|»lus ëtroite.
Le premier de ces moyens se nomme l'équilibre ou la balance de l'Europe ; le second ^ administration in-^ térieure ) le troisième ,. diplomatie.
. Pour que TEurope soit constituée le mieux possible , il faut que tous les états qui la composent soient régis 'de telle sorte qu'ils concourent de la manière la plus «cflScace 9 à la richesse, et à la prospérité communes.
Pour que la force de résistance de chaque monarque «^accroisse 9 il faut que le monarque se concilie ou se conserve l'attachement du peuple ^ et qu'il fasse aimer les lois ; on défend m^ce qu'on n*aime pas , et toute administration est bonne » quand elle a , pour résultat , l'amour de la patrie*
Quant aux relations avec les étrangers , le grand se« cret est de choisir ses amis et ses alliés parmi ceux qui %ont. le moins étrangers.
Tous les états de l'Europe sont-^ils constitués et régia pour le plus grand intérêt de l'Europe;?
L'administration de chaque gouvernement est- elle propre à conserver et à augmenter les formes de chaque gouvernement?
Les alliances entre les puissances de l'Europe sontelles de nature ii éti-e utiles à tous les alliés?
Notre plan ne nous permet de traiter ces questions, que sous le rapport de la France. Qu'est-ce que lea autres puissances ont droite d'attendre de cette partie de l'Europe ? La culture et le perfectionnement deê arts ; le progrès des» sciences et des lettres $ l'aç^vitë des manufactures et du commerce i rwoonragement do
Taçriealture. La France' doit à ^Turope et ses Tins et' le superflu de ses bleds et^ ses soieries et ses {[laces et ses tissus inimitables et ses tapisseries et ses porcelai-nés et se» écrits et ses découvertes et ses cbefe-d'œuvre en' peinture et sa marine et son commerce, etc. etc*
Et la France est sans commerce ^ elle .est sans ma*-, rine j efle e^ciie ses artistes , elle persécute l'industrie ; ses manufactures languissant , ses presses se taisent 3, le génie se cache ; la peur glace les plumes ; Tagri*- «uJture , périt , les propriétaires tremblent pour leurs propriétés.
Sous le rapport de cet heureux éefaange d'industrie et de richesse, la France est nulle pour le reste de TEurope. On encombre ses magasins des produits, de , Ti^dustrie^ étrangère , l'étranger pompe l'or de la France i mais bientôt elle sera pauvre d*or , comme elle est déjà* pauvre de choses , et alors elle ne comptera plus pour Tien ; ce ne sera plus qu'une vielle mine exploitée jus» qu*au dernier filon. Avant dix ans l'Europe sera appauvrie de tout ce que vaudrait la France bien gouvernée.
Essayons de porter nos regards sur son administra-^ tion intérieure : après avoir établi qu'un monarque ne peut soutenir et augmenter ses forces qu'en ie faisant* aimer et eo inspirant à tous l'amour de la patrie « ^ojons ce que fait aujourd'hui celui qui gouverne la f rance. La France avait une ar^iée de 400,000 nommes, il ordonne son Licencîment , persécute tous ses chefs , les condamne à mort. La (France veut la liberté, il la réduit à l'esclavage 5 elle veut le libre exercice de» cultes, il laisse assassiner ceux qui n'adorent pas dieu à sa manière \ après de longues agitations $ les citoyens demandent du repos , il fait revivre les germes étouffés * de nos anciennes discordes -, les Français sont fiers de la gloire qu'ils ont acquise , il fait tout pour les avilir ^ on demande une représentation nationale , et ses députés - déclarent qu'îH ne sont pas lea re^râenten» dcr
^ If nation. La Prtmce rent Végalité des citoyens » ont cxlmme le cadavre de Tantî^ie noblesse * et la France redevient tiers état ; tWe veut la sûreté des personnes , on décrète la loi des suspects /elle veut des tribunaux rc'gulicrs , on rétablit les cours prévôtales j toutes les ressources nationales sont insuffisantes pour payer les diarges publiques ^ on rend an ' clergé les biens non vendus ,* elle veut la garantie A^b biens nationtiut , on ose dire , dans là chambre des ftéputës , que les acqiiéreurs pourront obténif des indèmiritës ; enfhi , la France consent à xecevoir un rot chex elle , et e'ëst un mmXtfë qui prétend rentrer chez lui*
En montant sur le trône , le monarque promit Vouhli ^du passé ^ et cette fois , il a tenu parole. Il a oublie a5 «Innées dVfforts pour conquérir la liberté \ il a oublfé"ressaî que le peuple a fait de sa puissance y il a Mbiiéque les rois sont faits pour les peuples et no» les peuples pour les rois. Par lui le peuple n*est> compté pour rien / par lui les ènnomis da peuple régnent sur .le peuple., ••• Que deviendrait--il donc . s!il éprouvait Htie attaque du dehors? '
Il est aujoiu*d^hui telle vérité constante , qui n^anrait M qu'un ridicule paradoxe il y a 5o ans. Qu'un prince HMiifred'un état de xo lieues quarnées déclare la giieiTe h Kl France , qtie rEurope reste tranquille spectatrice du débat , et en moins de quinze jours , fieluî qni a licencié Parmée de la Loire • ne lignera/ plus que comme il a v^né' ao' ans de sa vi«s
Nous avons dit qu'un roi soge et prudfent devait s'attacher ^ bien choisir ses alliés et ses amis. Qu'a-t-oa fait en France a cet égard ? a-t-on choisi des alliés? Et comment aurait-t-bn fait un choix ? Choisir suppose rindépendancc. '
Tons les autf:es, grands états de l'Europe sont let
maîtres as propo^^ et, d'atceptec des alliances *, la France
- Qf peut qu*accept^r des conditions. Devenue indifférente
VJ'^nrppe pax* la nullité 4e h^ moyens^ l'Europe ne
Qoo^^
peut plus rechcrcliçr son amitié | cïle ^t sans utilîtif pour tohtes les puissances.
En tems de paix 9 les puisa^ce^ all^ée^ se prêtant lin mutuel secours;,. un pvince ,ob^r<5. trouve des ressources dans. la banque d'un ^tat voisin* ,
En tema de ; guerre, les- pnis^anqes #Ui^ se iéf^pr éeul réciproquemfiBt,,- June querella, centre la ,Pru#se^ par exemple 9 idavient un^ querelle «ontre la Russiq^^ et teintât peut dire que telle alliance double sa forc^«
Les hautes puissances de FEnrdpepeuvent-eHcs espérer rien de* semMaMe d'une alliance )aveio le gouv^rnemeot Français de 181&? i
Que la 'Itussîe';' la Pmsie', 1* Autriche et k r^^anm^ '-ûe% Pays-Bas^ 'sèient menacés d'une attaque ^t^^ngèro», combien de Tii?)lè4idmmes la France povfrratt-élle, metin» -^ lear disposition ? doublerai t-eUe les Ibtiees de I'iuk ^u Tautre de ces puissances ? La rëponW n^4$t pld éou^ euse ; celle des secours pécuniaires' ne * Pest pas d'avantage. En effet quels subsides peut^on attendre de la ' part d'un gouvernement quiJ d<n!ible «es impots ^qai convertit sa dette exigible en reti^i perpétueHei , 'qi|i a consenti une ta te de 700 millions ^ qtii entretient yne armëe étrangère de i5b mille hdïnmes ' pehdaiit cinq ans , et qui dans cinq an^ , doit méceêifairememt être privé des trois quarts du numéraii*e qtfi 'Circula dans %e% états?
Sous tous les rapports /la France des Bourbons est nulle pour TEurope: cependant son etisCencé , comine état indépendant , est nécessaire \ Texisteuce ' indépeo* dante de plusieurs autres grands états ; et pour qui^ l'Europe puisse se constituer. , il ikut commejiçer p^ir constituer la France.
Enfin , il faut ou ^que la coalition laissse la France se choisir et son chef et son gouvernement, ou qu'elle -en partage les pfipvinces , ou qu*eUe maintienne les Bourbons malgré la.^onté nationale^ -?
Les puissances d«»i'£tti'opa;B^se partageront pas h
Qoo^^
«France ; celle^ qu! sont éloignées , teDe que la Rnssîe , ne pourraient j trouver leur part qu'en obtenant des concession» dans leur voisinage ; mais nul prince ne cédera tout où paitie di ses états héryéditairés , * pour des indemnités en piijs de cotiquéte.
- Les puissances résfèro'nt-elles airaiées contre la France\ en fevetir dés Bourbons?' Non. Les puissances ne peu- Tent vouloir' qu'une garantie des traités , et la France actuelle n'offre aucune garantie, ^rce qu'elle n'a qu'une exigence contestée. J ' ^
Deux choses donnent aut états une existence fixe et permananfe : là despotisme .consenti ou bien une cons*titution consentie. Le peuple Français repoussé le de»-> potisme^ de l^uis xviit et Louis xviii refuse la liberté ^u peuple; donc il y a guerre entre 1^ peuple. et 1^ •foi. Si. le roi et le peuple sont en guerre , la France :cst sans consistance , et les monarques de l'Europe ne peuvent p^S plus compter sur un prince sans sujets , ^Ue sujr des citoyens sans chef ^voué par la nation. .
Tous les calculs de la politiqui^.tep^lcnt donc li faire XFoire que les rois -de r£u;*ope ne se refuseront p^ plus long-tems au vœu bien pronopc^ du peuple Français pour un gouvernement libéral: ils abandonueront les Bourbons fk eux-mêmes , et verront , avec complaissance sur le trône , un ami de l'humanité qui, voudrai •tfouscrirf 'jun ppcte fivec le peuple, rendi^e T^xistcnoc îk la France et la France à l'Europe.
Ainsi ^^e rétpblira la balance européenne , ainsi l'Europe et la France reprendront leur premier état •, ainsi finiront les convulsions révolutionnaires et l'ébranléjnent de la civilisation*
BOUCHE DE FER
La lecteur apprédora la motif qai nous détemime à nous tJ»H \»h aujuunThui d« toutei piaisaiit«riet. . .
IV>* TOLUME. — Jumùi >8i6v
RÉFUGIÉ
L* pcflit bonhomoM vit encort 1
SOMMAIRE
Hfoiy dîs'je; "et"' c'est assez S '— hhhhhhhhhhhhhk • — Le prix de la càurse^ — Rtft^élations indiscrètes., — L'esprit des joumaiix, — Les contrastes. — Ah / ^i/ue la justice a maui^aise gnice ! — La précaution utiie^ — Jamais. — Déclaration de guerre. — Traits de la jeune duchesse, y — Quelques coups de fende. •— JÉ«/crttt^2fc-vo£/5 , messieurs les politiques.