‹ Le Nain jaune réfugiéChapitre 7 sur 88 · CHACUN POUR SOL · texte numérisé non relu

CHACUN POUR SOL

Chacun pour soi , messieurs / vous uy^t bie» raison a €*est aussi ma devise. Je suis plus égoïste que personne ; mais je le suis li ma manière. Vous V^tes par instioc^ et par habitude', je le suis par système et parrëflexion. Voyons si vous sentez mieux que je ne raisonift;.

Chacun pour ^oi , dit en quittant son poste , un lâche qui se cache derrière les murs qu'il devrait dt^fendre : Tennemi pénètre dans la ville par le poste abandonné , et le déserteur tombe écrasé sous le toit qui lui servait d*abri.

Chacun pour soi , dit en se recouchant , un forthonnête homme réveillé en sursaut par un incendie y la maison du voisin est asset éloignée de la mienne V. 4- * !»•

Qoo^^

p«ttr que je &*«!• turon rîsgtie 2i «ôurir ^ et d^ântéuri |e vent soaffle dans une direction contrarire : le vent change, souffle avee yiqiettce , Tiiicetidie ' se propage et dévore rkoonête homme ^endo^^mû

Chacum pour soi , répond à son compagnon d*infor* tune on naufragé qui panse prudemment que la petite provision qu'il a eu le bonheur de sauver avec lui ne «aurait être trop ménagée dans ce lieu désert : le compagnon indigné &^arme de son fusil , et parcourt les bois pénibiement , mais non pas en vain ; au bout de quelques jours , plus de 4>rovisions, et notre chasseur de répliquer en saisissant soo Fusil \ chacun pour soi%

Ce langage était , dit-on , celui de €bus les hommes avant qu'ils fussent civilisés ; et , comme les extrémel" 90 touchent f cVst aussi le langage des hommes trop civilisés ; voilà pourquoi , sans doute , on prend quelque fors pour de la barbarie ce qui n*est an fait , qu*ûn exc^s de politesse. Chticun pour soi est une formule ûsHée , reçue , avouée dans le monde , je veux dire dans le grand monde: car la classé moins bien élevée se contente d*en faire la règle secrète de sa conduite. C'est ainsi que dans le cours de la révolution. , on vit se aocoéder k Téchafeud tant de citoyens qtii se disaient tout bas , la veille , en fuyant leurs amis condamnés : chacun pour soû

. CVtnit la maxime chérie des Troglodytes qui ne se dérobaient au fer des tyrans que pour se tuer entreéux.C'est une maxime commune \ près de quinze millions d'infortunés qu^on appelle Français i c'était la maxime de cet âne qui refusa de nourrir le chien, dont il n'obtint bsontour qu'un refus au moment du péril; c'est laroaxime enfin* de tant d'illustres personnages que nous avons tous l'honneur ou le malheur de connaître.

Chacun pour soi , disait un général en capitulant k la tête de quaire-vingt mille braves; mon pays subira un joug ignominieux ; mais je conserverai mon liotel , et j'obtiendrai dos dignités nouvelles : cet excellent ci«

%ayem iw /est pas iont^à-fait trompât il eooteTTe^s9& houl'f maïs il ne peut Tbabiter: qaaçt am dignités , il tkj songe plus : trop beureux si Vbo|iii<eur le consolait de ia perte des Konneursi

X^hacun pour soi , disaient les militaires efaargéi de licencier Tarinée française*. La pairie, reste sans défen* seurs, le soldat sans pain) mais nous aurons des pensions ^t dçs grades : ^ la Cour, chaque demande knicvaut un rofos , chaque morceau de pain une insulte ; de la part 1^ .le^rs. concitoyens 9 chaque plainte leur vaut unie*» prêche » chaque parole , le mépris.

Chacun pour soi ^ pensait plus que jamais un gfand ■linristre. Je trompe un prince magnanime, j'^ritis et je perds ma nalioti > mais j'aurai fait un roi ne powant i'etre, et je régnerai sous son nom. La couronne et 1^ ministère échappent au grand ministre qui descend du trône à l^antichambre ; et le colosse , sans pied d'estal , étoone plus par la réputation qu'on lui a faite ^ que par celle qu'il mérite»

Chacun pour soi , disaî| en rTcanant un fin politique | ^'abuse tous les partis ; je me moque des |rfus eour»* geox comme des plus adiroits ; j'agis à ma tête en dépil; des soldats et des citoyens : Les hommes, et les chose» obéissent à ma plus secrète volonté ; je fais^ tout mou» ¥oir iavistbiement : je suis le plus grand homme d'état de mon siècle, de tous les siècles peut-être»

Le grand homme-^ d'état est renversa par l'idole qu'il a élevée 'de ses propres mains > l'échafaudage de sa ré«-> putatioa s'écroule : ou retrouve l'homme -de 93 : ou Perche le Ha pofitique.

Quelques exemples malheureux ^ dircz-vous, ne prou»vent rieu ; et saas vouloir ici nous citer , que de di« plomates qui he sc^t pas ministres , que de militaires qui oe sont pas grands capitaines, doivent ^ ce prin-«. cipe uniquement et constamment suivi leur avancement ^ à leur avancement leurs richesses, à leurs Hchesses leur renommée ? £hl messieurs, un moment. Vous ateap<^r

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tcms 9 T^^ tbn^ièn^f une longue ietd<mce expérlencez mais ntlendez Id fin. Aujourd'hui comme autrefois » votre cdBiir .votre bouise et voire porte sont fermée à tout le monde ; le prudent chacun pour soi est votre ieule r^ènse : fusqu'ici c'est h merveille , et si un fait est un argument y vous avez raison. Mais dans le siècle oli noua vivons y qui pQUt r<(pondre des ëvénemens ^ La fortune est si aveugle et si bisarre ! elle vous, a bien . aouri t nte pourrait *eUe pas favoriser tel iùdividu qui a besoin de vous et dont vous auriez besoin alors ? il serait dc^sagreable qu'il vous répondît à sou tour ; ekatim fio^r soi» r,

N^altes pas ^croire que c'est Tëgoisme eu lui-^mjme que je vous krepcoche* A dieu ne plaise que }e com-» batte un seotimenft &i naturel 1 je le nfpète y c'est l'égoïste^ mal enteodu contre lequel \c m'élève. Ainsi à 1^ plate de la sentinelle , j'aurais gardé mon poste , non par dévouement , mais pour appeler mes camarades à mon secours , à l'apparition de l'ennemi.

A la place du naufragé j'aurais partagé mon pain avec mon compagnon, non pas pour lui sauver la fie j' mai» poiJr qu'il me nourrît Di son tour quand mes proviisiona auraient été épuisées. A la place de l'hon néte homme^ la râioe dé mon voisin m*eût été , comme à lui , fort in* différente; mais la seule possibilité d'être enveloppé dans le marne malheur m'eût fait voler à son aide.

A la place du général et des ministres dont J'ai parlé/ je trouerais fort ridicule et fort bourgeois qu'on vînt me dire : l'honneur national , k bien public , le vœu de vos concitoyens vous commandent d'agir ainsi; mais si l'on me faisait sentir qu'il est de mon intérêt d'agir dans Fintérêt de Tliouneur , du bien , du vœu de tous , le chacun pour soi bien entendu me déterminerait à l'instant, et je sauverais tout le monde , pour me sauver ; je serais citoyen pour rester minière.

Une étude attentive des événemens de la vie et sur tèut des derniers événemeos m'a convaincu d'uup vé-

TÎié qvki Toiw fera rîrc , messieurs: c'est que l'înt^rrt individuel est dans Tiott^êt général . et que l'homme le pins habile est rhonnéte homOie, Bien des gens , à ce compte , deviendront difficilement d'habiles gens ; mais« pour moi , j'ai su me vaincue ; et quoique je ne me soucie de personne , je ne désoblige personne , parce ijue je veux que personne ne me désoblige. Aujourd'hui même je Tais plus loin ; |e pousse Tobligeance jusqu'à la charité ; je vous admoneste doucement pour que vous ne receviez pas plus tard de pénibles admonestations. Queue puis- je direpareillement à roescompa* triotes étonnés : vous ne songez point assez à vous , vous n'êtes pas réritablement égoïstes *• vous laissez périr ▼otre frère innocent : rien de mieux si sa mort était l'effet d'un simple accident ; mais du train dont les choses vont, le même sort vous attend peut-être demain : chaque victime applanit le chemin qui mène jusqu*à vous, et vous précède à l'échafaud. Voti-e prudence est un suicide. Chacun pour soi. C'est le moment ou jamais de le dire : votre ami a été frappé , mais le coup s'adressait à vous comme il lui : car vous suivez le même drapeau. La première ligne foudroyée , la seconde •'est exposée à tout le feu de l'ennemi , et la troisième est vivement menacée. Que chaque soldat se groupe autour de son camarade : il se défend en le défendant. Les Coriaces rcunis n'eussent pas succombé.

Voilà le langage que je tiendrais à tous les Français ^ je dirais h quelques-uns : vous aspirez moius à l'in-^ dépendance qu'au repos : votre existence et votre fortune vous semblent éjgalement garanties. Vous vous trompez encore - que la tyrannie s'affermisse , elle s'accroîtra ; et vos biens ne seront pas plus sacrés pour elle que ne Ta été votre personne : qu'elle soît renversée , les vainqueurs , dans le premier feu du triomphe , pourraient bien confondre les déserteurs avec les fuyards, et les dépouilles du lâche avec celles du vaincu. Vou3 ^tes dans la situation de ces troupes dont la valeur ou la foi est douteuse ^ devant elles est rehnemi^ derrière

cHer, Us bayoDoHtti croisées de. tcors propres^ com* pagnons

Ne vous fachei pas y, messkuvs y )fi me rAmnr et je finis.

Nous sommet dans un tems oh le nonAre des duper diminue tous les \onrs : cJtacuti pour tous est devenu, le synonime de chœuu pour soi. Je ne dirai à un homme:, sois meilleur^ la vertu ne s'apprend pasi mais je lui dirai : h défaut de cœur , aie de l'esprit : sois bjayer par peur , franc par politique , libéral par spéculation ,. bon par égoïsme ; car la loi da talion xe^oit tôt os^ tard son application .^

Maintenant, messieurs, fflcbes - voos. , si bon vous semble : i*aui*aS gagné ma cause et celle de la patsi* si VàQ prend mon discours», ehacua pour soi»

BIOGRAPHIE GÉNÉRALE DES CHLVAUIiRS DE L'inEIGîiOm.

Cjtmv^h Ç M. Ponce ) , ehevalieret peintre de l'brdre de Péfei^ioir dont il poi::ie la décovatioa avec on. taban vertv

Sar modestie égale son talent. Quand on hii demande quelle est la màrtpie de distinction dont il est décoré i c'est , répondait ^ avec une naïveté charmante , Kordre du mérite cinl rpi'un priuce a daigné m*accorder sutf la réputation de mes ouvrages ^ qti'^ m'a promis de venir voir afu premier jour.

Nous ne doutons pas que rflFustre protecteur de M» Ponce Camus » 5 la première vue de son admirable tableau de Napoléon au tombeau de Frédéric , ne lasse racqiïisitio» dû ce chef-d'ceuvi*e, dont le cadre seul ferait rornement d^une galerie.

Quant à son abbc" de l^Epée , eefa passer tes limites du beau i Toa rc^^arde et puis Ton admire , et puis oa

Qoo^^

«etimpe entotè , €t pins Pdn «e ^ematide fjnti est le |>Ui6 ^i*and homme 4e M. Bouilly ^i iH»ti6 a peinl Tabb^ *àe tEpëe sur la sc^ne , ou <i« M« PoiKîe Camus ïfiû «ous Ta peint sur la toile : on li4^site , lOn balance ^ et on finit par être Rer cTctre contemporain «t /^ucitoyen de ces deut grands hommes.

Chabaxjd ^ latour ( M. ) , w^x-militaire , «x-4rïbnn , exli^gislateur , ex-proprietalre du journal des Débats et auteur de quelqtres petits articles que personne ne veui avoir faits* Bonaparte enleia le journal des Débats aux propriétaires ^ noiTS ne savons pas si depuis M. Chal>and est remonta sur séi héte.

Dambbay. ikL'^aigle , on plutôt, depuis qwe rét eml)Iéme a ^^ souiHé , le cygne de notre ancien barreau ^ anqnei il a rendu le plus xu>ble hommage en s**inter- 4lisant de Tire nne seule de ces lois qtri n*ont pu depuis a5 ans être v^FriB^es ni enr^glstrc^es en parlenrent^ n est positif que sa gk*andeur est arrivée Vierge ^ la tête de la magistrature actuelle^ et a sauté ^ pieds joints de la question préparatoire au jury.

11 présenta vers la Bn de Kvrier dernier une loi qui lî'était pas aussi .absolument étrangère ^ Pesprit de celles ^e ta révolution, tpi^à Torganlsatlon de Tordre judiciaire et à la^ marche de la procédure^ Des gens pl«is 4Îbservateurs que bienveillants, n^ont pas craint d'in- ^nuer que la présidence 4« la chambre des pairs ne hii réasflSrait pas le tiAt comme le matin ., et que famé. Végétative , pour nous servir de la langue de Técole ^ prenait par fois le pas sur Tame ratiocinante* Nous tenons de bonne source , du moins> que ce n^ était pas le cas , le joar ou il lui échappa de désigner le préfet Harmand sous la qualiBcation de citoyen ffarmand ; mais on le donne en mille au plus pénétrant^ de oon* prendre dans quelle profonde préocupation devait êti-e alors abîmée rintelllgence de mon dît sieur le chance- Ker pour que la \langue lui fourch&t de la sortc%

Dasdrezelles 1^ ( M. l'abbé J^ inspecteur dé Tuniver- ^Uté. Parmi les lAcmbres de ce corps digne de fournix*

tm grand nombre d*artîcîçs à notre dictionnaire, M. Tabb^, tient un rang distingua. On .connait peu ses ouvrages parce que son extrême modestie lui fait craindre toute espèce de c^Iébritd , mais sa conversation est un cours excellent , un système complet de nebulisme \ nous nous plaisons à lui rendre cet hommage , nous qui avons le bonheur de l'entendre quelquefois ; on sait d'ailleurs que M. l'abbé enrichit en secret , de .ses articles , un journal célèbre par le zèle et les talents qu'il a déployés contre les lumières. Nommer le Journal Général , c'est faire en deux mots Téloge des principes et du style de cet excellent abbé.

Dubois ^ ( le comte ) , ex>eonseiller d'état. Lorsqu'on a été onze ans préfet de police , on sait mieux que personne ce qui se pasAe dans l'ombre , et l'avantage qu'on trouve à j travailler ; d'ailleurs avec un peu de gofit pour .finstruction , on sent combien la nécessité d'apprendre {ourncllemeut les propos des ivrognes , les ruse» des voleurs, les secrets des filles, doit orner l'esprit en formant le cœur. M. Dubois a bien prouvé tout le parti qu'un homme spirituel pouvait tirer d'une place aussi profitable : elle lui a valu une fortune honnête , une, jolie femme et la reconnaissance d'un grand nombre ci^lmis•

DuvicQUET y { Gassandre ) , successeur d'Alexandre Geoffroy. Depuis la mort de ce journaliste conquérant , surnommé la terreur des comédiens , ses plus dignes lieutenants , Nodier , Duvicquet , Feletz se sont empan^s de sa succession, et ont tour-h-tour affecté l'empire du feuilleton , dans le feuilleton de tempîre. L'illustre Duvicquet s'est débarrassé de ses compétiteurs et régente aujourd'hui les états de Melporaène et de Thalie.

C'est une bonne chose dans un journaliste que Tignoranco jointe à la présomption , que la mauvaise foi dirigée, dans une bonne intention ; mais trop est trop'/ l'exlittérateur Duvicquet va trop loin / on peut être pesant sans être massif, on peut être ridicule sans être ignoble ; ou rit d'un pédant en habit d'arlequin , mais on dé-

tourne les yeux dVin mauvais paillasse qui ne sait paS aaême se soutenir sur les tréteaux* Quand on yeut égratignei^ il faut avoir des ongles ; quand on veut caresseï^ il faut n« pas avoir un sabot de corne à la main.

M. Duvicquet a un grand reproche à se faire de co.»r cert avec le froid énergumëne Nodier , avec Komina-* grobis Feletz* II a consomme la ruine de ce pauvre journal des Débats qui lui avait confié ses destins z voilà o^ conduit Tesprit de conquête : le siècle en offrit deux grands exemples , Napoléon et M. Duvicquet.

FiNGUERLiH ^ ( baron Suisse}, né à, Lyon , commissaire à Hambourg , négociant à Paris , financier par habitude , séducteur par état , connu à la bourse sous le nom de Lovelace des banquiers. Dans le.tems que tes lettres d'amour avaient autant de crédit que se$ lettres de change ; on en trouvait par-tout , et nous pourpions lui reprocher d'avoir trop souvent dédaigné lé mystère ; mais il a trouvé beaucoup d'autres manières de prouver son culte pour l'obscurité', et Ton ne doit pas oublier les services importants qu'il a rendus à la cour de Florence; services que la grande duchesse au-* raît dû reconnaître en permettant à M. Fingueriin , cette importante, colonne de la banque , 4e porter l'ordre Toscan h, sa boutonnière. Cette décoration aurait com-^ flctté cette mise galante qui fait depuis si' long-temt Tadmiration des boulevards où cet aimable baron t% siontrer tous les matins son gilet et ses dents.

Guizot ^ ( M. ) , secrétaire-général de la justice » pro^ fesseur d'histoire , t^^aducteur de Gibbon , a fait ses pre^ inières armes dans le publiciste sous les ordres du gé^ serai Suard , auquel il doit son talent et sa femmes deux négations valent une aifiraiation » la prouva en est, dans la fortune que M. Guizpt a faite depuis son 9ariag« ayee mademoiselle P. M. Ca couple d'éteignotrs marchent ensemble d'un pas ferme dans le sentier ténébreux.^ Le$. cofttradiçtions promettaient autre chose, mais uirtutpost nummas , c'est i*adage de ^nève > et M» Gtti?^ est df ce pays-là.

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^ IiAcâtTÉixe h ( M. Cbarles ) ^ On a beaucoup parl^ du pouvoir de IVloquénce , mais on n'a jamais rien cit<f dans ce Retiré qui puisse se comparer au mariage de M. Lbcrelelfe, professeur d'histoire au collège de France» Xftké jeune personne riche , jolie et bien née , devient àiboureu^se de \\x\ sur parole, et réponse. Il faut avoir vu M. le professeur dans soq petit négligé du malin , il faut avoir été son ami intime , son secrétaire ou son Valet de chambre , pour bien apprécier renchaniement d'udè élection qui a pu déterminer une jeune fille à ^nsômmek* un tel sacrifice.

Un poète Gascon a surnom;né M. Lacretelle le Brunet ie la littérature ; cela peint assez bien ses moeurs / son, caractère est comme sa personne et son style , froid ^ faible et flasque : il écrit proprement , et c'est la seule chose qu'il fasse ainsi. Gomme nous sommes justes, avant tout, nous avouerons que bous paillons de hii avec un, peu d'humeur , parce que c'est un homme qui nage entre. la lumière et l'obscurité , et qu'on ne rencontre jamais Qu'entre chien et loup.

MiAciER* y S'imagine-t-on bien , par exemple , tout tê ^u'il a fallu à M» le Mercier de constance et de travail pour rétrograder de sa tragédie d'Agamemnon , JAisqu'aux deux dernières odes qu'il composa , l'une eontre Bonajparte et l'autre à sa louange ?

MoiTLosiER ^ ( M. le comte de }• Le bon tems que celui de la féodalité ! Alors que le paysan , sa femme , ses €nfans , appartenaien|; à la glèbe et la glèbe au sei- ^eur ; alors que \é même seigneur ne savait pas signer •on nom ; alors que les clercs seuls savaient écrire et #e servaient de ce beau talent pour s'emparer du bien ë'ftutrui le plus religieusement possible , alors que le roi de France trouvait dans ses grands vassaux de la donronne , non pas de fidèles sujets , mais de nobles lïVaux. Doit-on après cela s'étonner que M. de Mon- IbsSer , connu sttr**tout par' la justesse de son esprit, pr«£ij:c wKtê époque à toute autre et qu'il ait entre-:

luiîs de nous «n prouver les «ranttfes dans trois groi Tolumes ia-8.^? Un ouvi'age de cette force ne suffirait* it pas pour classer honorablement son auteur parmi les premiers éteignoirs du siècle ? £h bien ! M« de Mon*» Ipsier ne s'en est pas tenu là \ nous kii devons encore iioe histoire des f^olcans dttinU^ Le titre seul trahit ion penchant naturel et décèle son aversion poor tout ee aui a de Tédat»

lfoAittEs^{dach^ss« de Mouchy ) Jadis égarée pai; son amour pour les arts , perdue dans le labyrii)^Kè des sciences , iturintenant ramenée dans la Voie du salut par les sermons mystiques d'un pèlerin célèbre , elle rient d'expier les erreurs de sa jeunesse par un retour sincère aux nobles préjugés d6nt elle avait trop loiag* tems bravé l'empire. L'ange des noctafnës titilokrs ré-« compensera , sans doute , une aussi édifiante con* version en accordant à ses tûqux et au cèle conjugal de son époux, un noble rejettoiT qui l'appellera bientôt de ce doux nom : Afarna Mouchy^

KotJGAREDE.> ( Baron de Faget } En époi^sant l^i ^Ut d*une ex-excellence , M, le baron a completté cette éducation négative qui fait que l'on est propre à tout par cela même qu'on n'a d'idées sur rien. Qui peut, en partant de ce principe , assigner le point d^élévation ofi s'arrêtera M. Nougarède } c'est un ballon parti sans leste qui crèvera dans la région des nuages.

ViLLotJTBETs. 1^ Ou Sait quc cet officier a servi dans la dernière campagne sous les ordres directs du générai Çonrmont qui a fait le plus grand éloge de son dé« vouement et de sou obéissance.

M. Villoutreys est distingué parmi les colonels diS l'armée française par son talent pour le maquignon âge : aussi est-ce lui qui dans l'ordre de l'éteignoir est chargé exclusivement de la remonte des onagres que le ^an'd Mysophane entretient avec tant de fx^^ab , et iqu( sdni attelés au char de 1^ raison pour le traîner à i'ebourir'

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