POEME CHI?^0IS
b'cIT MBXBRK de l\cADÉMIB de COXGO , TBIDCIT S2f rBlVÇllt FAE vu BLfiVE DU COLLRCE ROT Al* DE F&AjrCS.
Ëy guerre , en peux rien ne m^ef&ayc , Ma devise est, lut et sera:
a Foin du tyran qui nous pajra l » Vive le tyran qui nous paye î »
Et vous dont jVtais le flatteur.
Daignez mVnt<îndre sans hunieur:
A Pékin vers le fleuve jauiHï, Par nçè» d^ çiviUlé,
Ifouft réscrrons la yérixé
Pour les mooarques qu'on à,éifj^.
Loin defl eourtisaoti et dfiB aoU^ Par ^u sort JDiropice oa coMtukti* Youç «atpies Uana iet «Achot3 ...
Votre, humeur un p^iji trop f&fèrt^ Car vous .fites (pouper , «he/rp^fl , Vos chers fils en peti.^ qaqr^iyi^; .
Et par-tout il est des l^daml^ .
A qui pareil t^ur pei^t d.ejp]^y*.e. -;
ycUlai4 au salut de v(^ J^s ., Père a la fois pieux et tendre , Vous achetiez te paradii • ' ^ Pour ceux que vous atif»' fait pendra ^ Taii£a qu« nobs mouvrions dJb faim;) jL^ cœur vuide et ie T»ntre ploiâ Vous faisiez des lois 4'4ibstineiiae ; Vos .cuisiniers , chaque noiatiii , - Pour le «bonheur du gc|u-e Imumôi^ • Faisaient vos compta de Énaiiee'. ' • Jfotrris de b^édictiens • Notre appétit fut un blaapMme ; { Vou^ engraissiez^ nous ' maigrissioiis t Mais roB nuits d^iadigestioc^ - Compensaient nos joun de earôme.
P^'plas d'aqe équitable loi Vous réformiez 4^b l^^aritts ; Et vous saviez régutsr , graad roi , Sur 1(^ ccDurs et sur les marmites.
On bénissait vos deux loisirs c Mais est-il extraoï^disaiM , QiA^uu prince ', entouré de marbres p . Le «iévienne à force d^an faire r
Votre V peuple un peu rancuneux Venge sur vous , au i^bm des dieux , Les abus du pouvoir suprême.
Vous vniitiez beaucoup vos ajeuz ; Lcê imiter eût été mieux ^ Un roi n^est grand que par lui-mêm^ Et mauvais flatteur 'aujourd'^ini , Le ^ort vous apprend k coimalUe Qu'un peuple est beaucoi^p s«ais an maître ; Et qu'un maître est bien peai sans lui.
Tartufe, vous passiez pour sage ; Un peuple qui toame -à tous vents'.
De votre nom , de votre image ' Barbouilla tous les paravents; Du très-haut vous étiez rembÛme 5 Par décret nous vous adorions; Mais TOtrc idole, fans rayons.
MTett fffî*pn magot êwa» dîadémè.
La- Hme est , dit-on , votre scéor ; De Toe parente le oiel foornûlle ; Mais YOé Valets d^hter , seigneur , Aujourd'hui Talets d« ' yaimpieiir , Vous dispotent jusqu'à l'houMUr De contempler TOtre fiunille.
Du tr6ne où tous étiem placé Comment avez-vous pu descendre f Ceux qui juraient de tous défendre Sont-ib'ceux ^ tous ont chassé?
Yerrait-on renaître à la Chine (les rustrei de prétoriens , IÇranos Upagenvs , Taillants yaurien^/ Qui d'une humeur toujours mutine , .
Bons soldats , maorais citoyens , Un jour fidèles » nn jour traîtres , Imposaient , apoès maint combat , Tantôt des maltires à l'éUt , Et* tantôt des lois à leors maîtres i Qui du -cirque ou du cabaret »
Alt bruit des lances et du Terre , Allaient galment et sans décret .
Faire des rois ou les défaire f Vendaient Rome à qui payait bien) £t sur le rocher tarpéien Plaçaient le trône de 1^ terre ?
Koi détrôné , maraud , faquin { Hier ton alt<»se assoupie , Au sortir d'im large KsUn , Savourait , nUe pipe en main , Les pins doux paiiums de l'Asie.
Tu te croyais , dans ta folie , L'idole adorée à Pékin , Où l'on te brûle en effigie.
Tu fesais trembler Punivers :
Naguère encor de pauvres cuîstref Te le disaient en méchants Ters payés comptant par tes mimstres*
Du sort tel est par fois l'arrêt; Pape , Tisir , prince ou siget , TA s'endort , encensé la Teille ,] Qui le lendemain se réveille A la Tapeur du camouflet.
Tous les magots de- ton empira Auraient en Tain veillé sur toi j La tranquillité d'un bon roi Est dans celle qu'il nous inspire.
Prince no jour , gaeox ^t Icademaîa ,
Dis-moi , quelle puissante maîil A brisé ton sceptre éphémère. V
.Qui t'a joué ce tour malin , Tour plaisant qui ne te plaît guère?
C'est une dame un peu colère ,
?ui par ton ordre , un beau matin ^ it étrangler le mandarin Que Be9 eniants nommaient leur père.
^ Ah! grand Séguîer, docteur gaukib.
Au lieu de prêcher nos Gauloises , ' Que u^alliezrvous chez les Chinoia Convertir les dames chinoises ?
Mais du tour soyons peu surpris }( A la Chine comme à Paris ,' #
Ces dames sont trop peu cruelles ^ Pour voir étrangler leurs m^ris ^ Par ceux qui couchent avec elles.
Il est donc trop yrai , je le vois , * Qa*«a siècle de fer où nous sommet , Souvent les plus puissants des rois Sont iss plus impuissants dés hommes.
Leurs droits , dont ils stmft sr jaloux , Sont plus aneûms que leurs baptêmes ; (i) Ils naissent pour régner sur nous Sans pouvoir régner sur eux-mêmes.
Seul , captif, loin du monde entier) Sans tiattcur et sans cuisinier , Grand roi , quels destins sont les vitras ? Pour tout bien Ton trouve en prison Les maux dont vous fûtes , dit-on , Assez prodigue pour les autres.
De votre illustre ayenl Kien-lon (a) Sur le trône et sur le Parnasse Ah ! que ne suiviez-vous la trace? Poète, il avait Tesprit bon; Monarque , il avait Pâme bonne ; Il fit des vers sur plus d'un ton , Et ne fit étrangler personne.
Frédéric dans notre occident , (3) Pour son plaisir et pour sa eîoire , Sous le feu de Tairain grônaant Rimait le jour d^une victoire ; Il sut battre, écrire et chanter.
Jadis vous pouviez Timiter ; Mais un prince doit-il écrire ,
Suand il n^a plus, daos son empirt, u eourtiians pour le flatter ,
Et Jet journaux p<mr le tantôt* Aa peuple qui ne sait pas lire ?
Croyez-moi, s^il a quelque scof »
tJn roi de trôné doit se taire, Et laisser- Miehaud le libraire Vonrdeox sous vendra k ses dépens Les pamphlets broche» par son frère*
llabitans chauves et barbus ,.
(Qui jadis .vers \e fleuve jaune, Vites vos vainqueui-s sfar le tr6iie ({) Se soumettre aux lois des vaincus; Vos bords , soit dit satts yàas dépîabe » Ke sont pas seuls peuplés ^c fous ; Bùisqu^ cher vous nou% votons faire Ce que Pou -fait par fois chez noua.
fit toi « vaurien , qui vos pci^-i tre Pour le bonheur de tes cUls ,, .
T^endormir dans les mêmes draps Où sVgajrait .monsiei^r ton maître ; «Grand roi , que je ne connais par »* £t n'ai nul ..désir de oennaitre; Jlebelic hier, prince ai^ourd^hui, .Sache, te aaisbsiger l'ap^ 4^*un roi peut trouver «isea ces daidst } ^ Sois avare du paradis ; Ne fats pas la guerre aux amis,, .Et vis en paix av«;c leurs fe.puie».
*£t toi , madame , dont je nom Irait fort mal en poé:>îe , S^il te prenait la fuutuisie .
D'un pouveuu ,toor de ta façon ; Si bravant et sceptre et couronne , Tu poursuis du même courroux ^otit roi qui te manque en |>ersonnc : î^tiitte ia .Chine £t viens chez nous, (6)