AVIS DU TRADUCTEUR
L'an de salut i5x8 qui n'a pas été une année de salut pour tbute la terre , fut sienalé dans plus d'une partie du monde par des évcnemens mémoraoles. King Kan empereur de la Chine, ayant soupçonné qu'on avait fclntentiou de conspirer contre lui ^ en conçut des inquiétudes . Pour recouvrer sa tranquilité , il fit saisir ; quelques centaines de Chinois ; et les ayant ressemblés dans sa bonne ville de Pékin , les condamna à être coupés en très-petits morceaux , avec une clémence et une paternité qui édifia tons les magof s de Fcmpire. ( Voyeï le Moniteur , journal officiel d« France. )
La dame Son Kan Ton qui , malgré certain reproche qu'elle était en droit de lui faire , vivait dans rintimité de ce bon prince fut fort étonnée de Toir son mari participer ftux bienfaits de \^
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«lémenca royale. S1U> conçnt le. projet de protirer k la maJMtA gu'un nrince impuissant pour faire le biep doit au moins s^abs* tenir de faire le tnal. En conséquence elle le dëtr&na de concert aièè celui (|u'éUe jugeait propre k le remplacer.
Ce demieé , vaurien qui n'a qu^ du courage et du génie , « ^ éàhs cette révolution un coup de la Providence : il a prétetidn qa'il régnait de droit divin , et voici par quel raisonnenieàt il a soutenu sa prétention : « Rien n'arrive ici bas sana la volonté do Dieu ; or Dic|i a voulu que je fusse roi ; donc jo •uis roi par la grâce de Dieu, n Ce raisonnement nous embarrasse ; car il nous met entre nos sentiments de dévotion et notro amour pour la légitimité.
D*après les notes qui nous ont été communiquées par l'académièicn de Congo , laquais du baltn , fut le premier à prendre la livrée du battant. Bien plus , il conçut l'idée généreuse de dire quelqnes vérités utiles à son akicieil maître , ce qui a donné lieu au morceau suivant.
Il habite Poccident oà , depuis longues années , il a joué différents rôles noi| pas toujours dans le même esprit, mais toujo.urs avec le même esprit.
Quelques personnes nous ont assuré que ce morceau a été Compose quelque temps avant la chute du bon prince auquel il est adresse. Cette supposition est sans doute basée sur la faculté de prévoir ravcnir attribué aux poètes par les anciens , ce qui Constituerait une véritable prophétie. Noos avons peine à le croire, notre mindarin nVtant pas sorcier. .
Quoi qu'il en soit , le susdit man'larîn ne sachant pas le français nous a prié de traduire son épitre , ce que nous avens fait » quoique nous no sachions pas le chinois , et nous lui avons dédiéce faible essai comme une marque de notre estime pour son talent, 4t de notre respect pour sa personne.
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