‹ LE NAIN NOIRChapitre 39 sur 99 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

qu'elle s y slUènatt , et , dans le fait , sans qu'il y eût intention $ par Tapparition d'Earnsclifi et d'ElIiot ^ avec leurs aoiis et leurs ^fapàgtions , dèvânilà lo'u^ . /,

JLk véitlë de là huit pendâbi laquelle la maison de Hobbie ava^ 4\jè trâlee, iriiss Vëfé ftit invitée par son jère à raccompagne^ dans une prôibénadè qu'il se proposait de faire dans une part je ]^ôighéé oéssité^ romantiques qui se trouvaient, aux environs do son château d EUieslaw. « Entendre , c'était (d)eir | » dans ^e vrai style dû àespotismé oriental. Mais ïsâbell^ tremblait en silence,« pénflàn{ qu'elle suivait son père à travers d'étroits saitiers, tmUÀ

isônèéTei Isabelié ne douta point qu'il n'eût fait choix d'un lieu aussi éloigné et aussi solitaire pour reprendre la diseussioa qui avait si fréquemment eu Ueu relativement à la demande en iqaliage de sir Frédéric , et qu'il ne médità|; sur les moyens les plus propres à lui faire sentir la nécessité de l'admettre comme un prétendant. Msîis pendant quelque temps ses craintes parurent éix^ sans fondement. Les seules phrases que son pjère lui adres-* sait de temps à autre avaient rapport aux beautés du paysage romantique âii'iis parcouraient, et dont les scènes variaient à efiar que pas. A ces observations , quoiqu'elles parussent venir d'un cœur rempli de soins plus sombres et plus importants, Isabelle tâchait de répondre d'une manière libre et sans contrainte, autant qu'if lui était possible au milieu des craintes involontaires qui se présentaient en foule à son imagination.

Tout en soutenant avec une dilIicuUé mutuelle une conversa-* tion qui n'avait pas de suite, régulière , ils parvinrent enfin a^i céiifre d'un petit bois composé de pros chênes entremêlés de bouleaux f dé frénës , de coudriers , de houx et d'une grande variété de bois tailus. Les branches des grands arbres s'entrelaçaiejpit dans le haut, et leurs troncs garnissaient le terrain du taillis. Ii'ehdrbit où se trouvaient ÈUieslaw et sa fille était plus ouvert, et cependant céuronné par une arcade naturelle de grands arbres , et assombrie , à une certaine profondeur sur les côtés, par une quantité d^arferisséaux et de buissons.

« C'est ici , Isabelle, » dit M. Vèrè, en continuant la conversation si souvent reprise et si souvent suspendue , « c'est ici que je voudrais élever hûMêï â Fàïhrflé;

— A i'amitjé, monsieur ^ ! dit miss Yère , et pourquoi dans ce lieu sombre et écarté plutôt qu'ailleurs ?

— Oh ! il est facile de prouver que le local lui conviendrait , » répliqua son père avec un ris moqueur. « Vous savez , miss Vère ( car vous êtes , je le saii^ fort bien , une jeune femme savante) , vous savez que les Romains ne se contentaient pas dans leur culte de personnifier chaque qualité utile , chaque vertu morale à laquelle ils pouvaient affecter un nom, mais qu'en outre ils adoraient la même vertu sous différents titres et attributs qui pouvaient lui donner une nuance distincte ou un caractère particulier. Eh bien ! par exemple, l'amitié à laquelle je voudrais dédier ici un temple n'est pas l'amitié des hommes , qui abhorre et dédaigne la duplicité, l'artifice et le déguisement, mais l'amitié dès fermés , qui ne consiste guère que dans une .disposition mutuelle de la part des amies, comme elles s'appellent, à se soutenir les unes les autres dans leurs ruses cachées et dans leurs petites intrigues.

— Vous êtes sévère , monsieur.

•— Je ne suis que juste, un humble copiste d'après nature, qui a l'avantage de contempler deux études excellentes , telles que lucy Uderson et vous.

«— Si j'ai eu le malheur de vous offenser, monsieur, je peux en conscience justifier miss Uderson. Elle n'a été ni ma conseillère ni ma confidente.

— Vraiment ? et d'où vous venait donc cette pétulance de langage , cette impertinence de raisonnement qui a tant déplu à sin Frédéric , et qui m'a tant offensé depuis quelque temps ?

— Si le ton que j'ai pris vous a déplu, monsieur, je ne saurais en éprouver un regret trop vif ni trop sincère ; mais il n'en serait pas de même pour avoir répondu avec vivacité à sir Frédéric, lorsqu'il me parlait d'une manière si grossière ; puisqu'il oubliait que j'étais unte dame, je devais lui faire voir que j'étaisliu moins une femme.

— Réservez donc vos impertinentes réponses pour ceux qui vous presseront sur cet objet , » dit froidement son père -, quant à moi , j'en suis las et n'en reparlerai plus jamais.

— Que le ciel vous bénisse , mon cher père ! » dit Isabelle en lui prenant la main , qu'il cherchait à retirer ; « hors la tâche de souffrir les persécutions de cet homme , il n'est rien que vous .

1 En Angleterre on dit plus souTent monsieur ciue mon père, ▲. K.

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