CONCLUSION
Denkière Bcâoe qui uaaia» cette blUoire éirtiiyi d fertile en éyénemenU.
SHIOLSFBABS. ColMIUf & VOUS pUifa»
Le teRdenaain matin, M. Bateiiffe remit k miss Vère une lettre •de sM père, dont voiet le ooiÉenu :
« Ma très-chère bnfant ,
« La perversité d'an gouvernement persécuteur me fbroe, pour ma propre sûreté, à quitter mon pays et à passer quelque temps à l'étranger. Je ne vous demande ni de m'accompagner ni de venir m'y joindre^ vous soignerez mes intérêts et les vôtres d'une manière plus efBcace , en restant là où vous êtes.
« Il serait inutile d'entrer dans un détail minutieux des étranges événements qui ont eu lieu hier. Je crois avoir droit de me plaindre du mauvais traitement que j'ai reçu delà part de sir Edouard Mauley , qui est votre plus proche parent du côté de votre mère ^ mais, comme il vous a déclarée son héritière , et qu'il va vous mettre de suite en possession d'une grande partie de sa fortune , je regarde cet acte comme une ample réparation de ses torts envers moi. Jesais qu'il tf a jamais pardonné la préJSrence que votre mère m'a domiée sur lui, an lien d'exécuter les clauses d'une espèce de paeto de fanffle, eftMnrde et tyrannique, qui Tobligeaient
à épouser un parent aussi dififorme. Le chagrin que lui causa cet événement suffit pour opérer le dérangement total de son esprit, qui n'avait jamais été bien sain, et j'eus, comme mari de sa plus proche parente héritière, la tâche délicate d'avoir soin de sa personne et de ses biens, jusqu'à ce qu'il f<lt rétabli dans la libre disposition de ces derniers par ceux qui croyaient sans doute qu'ils faisaient un acte de justice, quoique, si Ton examine certaines circonstances de sa conduite subséquente, on voie que, pour son propre intérêt, il aurait mieux valu qu'on eût continué à le soumettre à une crainte modérée et salutaire.
« Sous un rapport, cependant, il Gt voir qu'il avait des égards pour les liens du sang, et qu'il reconnaissait sa propre faiblesse ; car, en se séquestrant entièrement de la société,sous divers noms et divers déguisements, et en exigeant que l'on répandit le bruit de sa mort, ce à quoi je consentis pour lui complaire, il laissa à ma dispoi^tion les revenus d'une grande partie de ses domaines^ et particulièrement de ceux qui, ayant appartenu à votre mère , lai revenaient , comme fiefs appartenant à la ligne masculine. Il croyait sans doute, en agissant ainsi, faire preuve d'une extrême générosité, tandis qu'aux yeux de tout homme impartial il ne faisait que remplir une obligation naturelle, puisque, suivant les règles delà justice, sinon de droit étroit, vous deviez être regardée comme l'héritière de votre mère, et moi comme administrateur de vos biens. Ainsi, au lieu de croire que sir Edouard m'a comblé de faveurs à cet égard, je pense au contraire avoir raison de me plaindre de ce que les remises que je recevais ne m'étaient faites que sous le bon plaisir de M. Ratcliffe, qui d'ailleurs exigeait des hypothèques sur mon propre patrimoine d'ËlliesIaw , pour les sommes que je le priais de m'avancer, et c'est de cette manière qu'il est parvenu insensiblement à avoir la direction absolue et l'administration de mes propriétés. Ou bien, si sir Edouard ne m'a témoigné toute cette prétendue amitié que dans le dessein d'exercer une autorité despotique sur mes affaires et d'acquérir le pouvoir de me ruiner quand il le voudrait , je me sens, je le répète, encore moins disposé à reconnaître que je lui aie aucune obligation.
« Vers l'automne de l'année dernière , ainsi que je l'ai appris , soit que son imagination déréglée le lui suggérât, soit dans le but d'exécuter le plan dont je vous parle, il arriva en notre district y donnant pour motif, à ce qu'il parait , son désir de voir un monu-