‹ LE NAIN NOIRChapitre 93 sur 99 · LE MEMBRE · texte numérisé non relu

LE MEMBRE

Je ne te (aispaslégèrement. Je défends l'ianocence et la vertu.

l'accusateur.

Et si George d'Aspen reconnaissait lui-môme l'accusation?

UN juge.

Alorsje ne ma fierais plus à aucun honune.

l'accusateur.

Ècoutez-le donc rendre témcHgnage contre lui-même.

(Il jcUe son manteau en arriére.} RODERIG.

George d'Aspen ?

GEORGE

Lui-même, prêt à expier le crime dont on vient de l'accuser.

RODERIG.

Et cependant, si tu veux découvrir le nom du criminel que tu as dérobé à la justice^ à cette condition seule tes frères peuvent te sauver la vie.

Grois-tu que pour l'amour de la vie je trahirais un secret que j'ai conservé en violant ma parole? Non, j'ai pesé la valeur de mon obligation : je ne veux pas la remplir ; mais me voici disposé à en payer la peine.

RODERIG.

Retire-toi, George d'Aspen, jusqu'à ce que l'assemblée ait prononcé le jugement.

1VAISON d^aspen: sir

GCOIGB.

Votre sentence sera bien accueillie par moi. Jesiû las de votre joug de fer. Un rayon de lumière a édtiré mon âme. Malheur à cdui qui cherche la justice Hans le sombre dédale du mystère et de la cruaifté. Cette 611e du ciel ne doit se montrer qn *a» brillant éclat du soleil, et la clémence raccompagne toujours. Malheur à ceux qui voudraient trayaiHer au bien général en foulaqt aux pieds les affections sociales! Ils aspirent à être plus que des hommes ; ils deviendront pires que des tigres. Je pars : j'aime mieux que vos autels soient tachés de mon sang que mon âme noircie par vos crimes.

(ûeorge sort par la porte rainée qui donne dans la sacristie.) RODERIG.

Frères, qui avez juré sur le fer et sur la corde de ve&ger en secret, sans faveur el sans pttié : quel jugement prononçerez- T0U8 coaire Gooi^e d'A;qien> qai s'accuse lui-mèffle dé paijore et de résistiAce tax lois de notre associatioD ?

(On entend de longs et profonds murmures 4mu I^MieisUée.)

eopsiuk:.

PfoaoQiCez. votre arrêt.

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