SCÈNE X
PIERROT, OCTAVE, couché surle canapé.
ISABELLE, CASSANDRE, puisMARlNETTE,
CASSANDRE. montrant une fiole à Pierrot l'atUre dans un
coin et bas :
Voici le narcotique... Et l'argent, maintenant?
PIERROT, voulant prendre lo fiole.
Donnez !
CASSANDRB, la cachant.
Mais donne aussi! tu sais, donnant, donnaiit
PIERROT, se rouillant.
Est-il pronapt?
CASSANDRB.
Foudroyant! et doit faii*e merveille...
On dort, on dort, on dort.
PIERROT, inquiet.
Ah! mais, on se réveille?
CASSANDRB.
Certe... etce n'est pas même un sommeil, sois sans peur Mais une inéluctable et charmante torpeur.
Essayant do prendra l'argent.
Donne!
PIERROT, essafunt de prendre la Oole.
Donnez !
Ils échangent la flolo et l'argent.
CASSANDRE
Voici I
Voilà!
CASSANDRE, â part.
Je liens ma somme!...
El ma preuve bientôt.
HARINETTE, entrant précipitamment et sans voir Cassandre.
Ah! Cassandre! ah! pauvre homme!
Quelle surprise!
GA SANDRE, courant après elle.
Eh quoi !
HARINETTE, courent toujours et feignant de ne pas le voir.
Quel bonheur!
CASSANDRE, même jeu.
Me voilà
HARINETTE, même jeu.
Mais ou se cache- t-il?
CASSA NDRE, même jeu.
Mais là ! mais là ! mais làl
HARINBTTE, même jeu.
Où le trouver?
CASSANDRE, mômejou.
Mais là !
HARINETTE, même jeu.
Quelle heureuse ambas-jade I
CASSANDRE, rattrapant enfln.
Ah ra, chienne!
MARINETTE
C'est vous! Ah, monsieur!,,, un malade!!!
CASS ANDRE, joyeusement stupéfait.
Un malade!!!
MARINETTE, lui remettant une lettre.
Tenez! lisez! peut-être deuxi.
CASSANDRE
Deux ! ... Et ce billet vient?. . .
HARINETTE.
De lai, monsieur, ou d'eux.
CASSANDRE
Tu le tiens?..
HARINETTE.
D'un valet qui dans l'instant l'apporte»
CASSANDRE
Fais entrer.
MARINETTE
Il n'a pas même passé la porte. •• Il é4ait à cheval.
CASSANDHR.
A cheval!
HARINETTE.
En courrier!
Et vient de repartir sans quitter l'étrier.
CASSANDRE, qui lit la lettre.
Que vois-je? Mon chapeau ! Marinette! Isabelle! y y vole
ISABELLE
Elle souper?
CASSANDRE. Il se déshabille pour se rhabiller.
Vous me la baillez belle!..
Le souper?... Savez-vous ce qu'on me mande ici? Le marqu is. . . ( A Harinette.) Ma perruque avec ma robe a ussi Et preste donc! Au lieu d'avancer, je recule...
Harinette lai apporte sa robe et sa perraque qu'il met tout en parlaal.
Le marquis Lélio... (A Marineiie.) Va-t-en seller ma mule... Est tombé... Ses chevaux, en allant à Meudon, L'ont versé... Les chevaux, enûn, s'emportent donc! il est tombé) selon la lettre qui m'appelle... Il est dans un état désolant, nie dil-elle; Une chute! Je vais vous le saigner à blanc! Ma trousse! Quelle chance! un état désolani!
ISABELLE
Mais quand rcviendrez-vous?
CASSANDRB.
Je ne sais... tout à rheai*e>
Demain. . . à moins pourtant quole gaillard n'en meure.
Avec joie.
Désolant !
ISABELLE, bas à Cassandre, montrant Octave.
Vous allez me laisser avec lui?
G A s s A N D R E, qui finit de s'habiller, et de même.
Au fait, rendez-moi donc les comptes d'aujourd'hui: Qu'est-ce qu'il vous a dit?
ISABELLE
Encor la même chose.
CASSANDRE
Des mots, toujours des mots. Si c'est tout ce qu'il ose.. Et qu'est-ce qu'il a fait?
ISABELLE
Mais il m'a pris la main.
CASSANDRE, l'entraînant.
Venez 1 je vous dirai quelque chose en chemin... Le marquis LéUo!
Regardant par la fenôtre du jardin
Bon, ma mule est sortie.
Un état désolant! C'est un coup de partie!
Désolant! Que dis-tu, Pierrot, de ce chaland?... Désolant! désolant! désolant! désolant!...
Il sort en frMonnant et emmène Isabelle.