QUEBEC
IMPRIMÉ PAR C. DARVEAU
N^ 8, Rue de la Montagne
Googk
SOniAIRË DE CE NUMERO.
Avis à nos lecteurs... 1
Notre prospectus,.,. ....• » 8
Les règlements postaux et les pablieatÎDng périodiqaes «... 8
Le Castor «... 10
Noms génériques et spécifiques , 16
Un nouvel byménoptère ...., 17
Le raisin de Corinthe 20
tJde pomme sur une vigne..' ^..^•.•♦. 21
A DOS oorrespondants -..»«....« ^^ «••.«... .^... 23
Observations météorologiques pour Décembre.. 24
Le Natuealite Canadien* paraît vers le 15 de cbaque mois, par pamphlet» <k 24 pages in^.
Abonnement, $2 par année, payable après la réception du premier numéro de chaque volume ou nouvelle année de publication.
N.B. — L'abonnement est réduit à $1.50 en faveur des élèves des collèges et autres institutions d'éducation.
On ne s'abonne pas pour moins d'un an.
Tout souscripteur désirait disoefntinuer son abonnement, est tenu d'en donner avis aussitôt après la réception du dernier numéro de chaque volume ou de chaque année de publication.
J|@* Toutes correspondances, remises, réclamations etc.' doivent être adressées au rédacteur, à Portneuf.
N. B.— Les sOuscrîptJetrrs tfe la 'cité de 1|uébec, pourront faire leur remises à l'imprimer, No. 8, rue de la Montagne,
J8®* Les autres publications qui voudront bien échanger avec nous doivent être adressées, pour bénéficier des privilèges des règlements postaux : îm NAfftJRALïsrrfi -Canadien, Portneuf.
Imprimé par C. DÀKVEAU, 8, rue de la Montagne, Basse-Ville,
Québec.
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Vol. L Québejo, DÊCEMBEE, 1868. No. 1.
Rcdactenr : H. TAbbc PROVANCHER, Cnrt de Portueof,
Nous adressons ce premier numéro à ceux seulement qtii nous ont envoyé leurs bulletins de souSitription, conformément aux conditions de notre prospectus. La coutume établie jusqu'ici de regarder comme souscripteurs tous ceux qui ne renvoyaient pas le premier numéro d'une nouvelle publication, en a engagé plusieurs à négliger de renvoyer leurs bulletins. La preuve nous en est dans le fait qu'un certain nombre de ceux qui ne voulaient pas souscrire à notre journal, ont cru devoir nous renvoyer notre prospectus, peut-être sans l'avoir lu, du moins sans l'avoir compris, puisqu'ils n'étaient tenus à rien de semblable. Nous aimons donc à croire qu'un grand nombre encore vont s'empresser de nous faire des demandes d'abonnement. Chaque abonné à un intérêt tout particulier à s'adjoindre de nouveaux souscripteurs, car plus nos abonnés seront noubreux, et plus nous nous trouverons en moyens de rendre notre publication utile, intéressante et agréable.
Dans plus d'un quartier, nous le savons, notre entreprise a été qualifiée de téméraire. Entreprendre une publication uniquement scientifique, d'où la politique et les nouvelles seront totalement exclues, mais on ne vous lira pas. Combien s'occupent de sciences en Canada? Puis
;Vous êtes seul ! et vous êtes curé? Une moue plus ou
moins dédaigneuse accompagnait d'ordinaire ces questions et autres qu'on nous adressait. Nous pensons qu'on a mal compris notre bu^. Nous voulons, avant tout, populariser
Vol. 1— Décembre, 1868.
les connaissances en histoire naturelle, et pour y réussir plus sûrement, nous déduirons les conséquences pratiques de nos données, chaque fois qu'il y en aura de connues. Et lors même que nous ne reconnaissons pas pour le moment d'avantages directs à déduire des faits que nous établissons en histoire naturelle, ces faits doivent-ils demeurer pour nous sans intérêt ? Non sans doute ; car chaque nouvelle découverte dans l'étude de la nature est un capital acquis, qui devra tôt ou tard produire des intérêts. Etudions et constatons les faits, laissant à ceux qui viendront après nous, lorsque le succès nous aura fait défaut, la tâche plus difficile, mais plus encourageante, de découvrir les causes et les raisons de ce qui nous embarrasse aujourd'hui, et de tirer des conséquences pratiques, s'il y a lieu, de connaissances plus approfondies.
C'est dans ce but que, sans nous astreindre à suivre un cours régulier de telle ou telle branche, de l'histoire naturelle, nous donnerons cependant les principes élémentaires de ces différentes branches, afin qu'une fois initié à cette étude, le lecteur puisse, s'il le juge convenable, puiser à d'autres sources, pour acquérir des connaissances plus étendues sur la partie qui répondra davantage à ses goûts.
Les choses sérieuses trouvent trop peu de lecteurs en Canada. C'est un peu vrai ; mais a-t-on jamais travaillé à les former ces lecteurs? Quelles occasions la jeunesse surtout, si avide de connaissances, a-t-elle trouvées jusqu'ici de se faire initier à l'étude de la nature ? A quoi se réduit, sur ce point, le bilan des connaissances de l'élève qui laisse les bancs du collège ? Que sont à cet égard nos bibliothèques et nos musées ? Oh ! nous le connaissons, nous, pour avoir été vingt fois obligé de chercher à l'étranger la solution de difficultés qui nous embaraissaient, et sur lesquelles nos bibliothèques demeuraient encore muettes. Et nos musées ?
ils sont encore à naître pour ainsi dire. Eh ! bien, nous
voulons au moyen du Naturaliste, épargner à l'amateur ces obstacles si capables de décourager le débutant, s'il n'est pas dès le commencement fortement épris du désir sacré de la science.
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Lb Naturaliste Canadien. 3
Tant qu'à notre capacité, nous la redoutons beaucoup, mais nos lecteurs peuvent compter sur une énergie et une constance au travail dont nous avons déjà plus d'une fois donné des preuves ; et pour peu qu'ils veuillent se montrer indulgents, mais surtout nous apporter le concours de leurs observations et expériences, nous pouvons espérer que nous serons'^satisfaits les uns des autres.
En venant aujourd'hui prendre place dans la presse du pays, avec notre but nettement dessiné de ne nous occuper que de sciences, sans reconnaître d'autre parti, pour nous, que celui de la vérité, nous pensons ne devoir nuire à personne. Aussi devons-nous reconnaître avec quelle unanimité d'éloges la presse a accueilli notre prospectus. Devronsnous constater ici, qu'au milieu de ce concert d'éloges, il s'est trouvé un petit journal qui, en notant simplement l'apparition prochaine de notre publication, a paru ne voir en nous qu'un antagoniste? Que cette gazette veuille donc bien se remettre ; elle s'intitule "journal du cultivateur et du colon, " or s'il est un art à qui les connaissances en histoire naturelle sont nécessaires, c'est bien l'agriculture ; et nous croyons pouvoir démontrer très prochainement à ^la petite gazette, que loin de lui nuire, nous pouvons lui être utile, en relevant les inexactitudes dans lesquelles elle peut tomber lorsqu'elle parle d'histoire naturelle.