‹ Le Naturaliste canadien (volume 2)Chapitre 4 sur 21 · U. abdomlnalls, Hams.— Treatise on Inseets, p · texte numérisé non relu

U. abdomlnalls, Hams.— Treatise on Inseets, p

5. U. OreSSOnl Nort. — Proceedings of the Entomological Society of Philadelphia. Vol. Ill, p. 16.

6. U. nittduS) Harris. — Treatise on Insects, p. 391. Injuriou» Insects, p. 540.

7. U. caudatuS, Cresson. — Proceedings of the Entomological See. of Philadelphia, Vol. IV, p. 247.

8. U. areolatUS Cress. — Transactions of the American EntonK^ logical Society. Vol. 1, p. 375.

De ces huit espèces, nous n'avons encore rencontré en Canada que les quatre premières.

LERAISIN DE CORINTHB-

On nous écrit des Trois-Rivières :

" Puisque vous vous occupez uniquement d'histoire naturelle, permettez-moi donc de vous demander quel est ce fruit à ))Ouding que nos épiciers vous vendent sous le nom anglais de curniis ou carrants^ couri.e récrivent leurs commis. Est-ce une gadèle ou un véritable raisin ? il paraît ressembler aux deux et cependant n'être ni l'un ni Tautrc'

Le fruit en question n'est rien autre chose que le raisin de Corinthe En France, ce fruit est généralemeni dcsigué, dans le commerce, par le nom de passo/ine, que nos épiciers pourraient adopter avec avantage pour l'honneur de la laii<.ue française, n'était leur anglomanie qui fait de si tristes ravages dans nos villes. Du moins, devraient-ils conserver ses droits à l'orthographe anglaise, et écrire corinl/is et non cwrrens ou currants.

La passoline est un véritable raisin, un fruit de la vigne. Ses graines avortées ne constituent pas une espèce particulière, mais seulement un« variété qu'on a ainsi affaiblie par

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la culture et des greffes répétées, La passoline nV»st pas d'ailleurs le seul fruit auquel la culture ait ainsi fait perdre ses semences ; plusieurs espèces de néfliers et d'az'^roliers sont aussi dans ce cas, La passoline, comme Tindique son nom, a propabl»^ment pris naissance àCorinthe, mais aujourd'hui elle est cultivée sur une grande échelle dans presque toute l'Asie mineure.

N. B. Nous accueillerons toujours avec plaisir les diflërentes questions qu'on voudra bien nous poser sur l'histoire naturelle, nous en donnerons la solution autant que nous pourrons le faire, et lorsque nous ne le pourrons pas, avouant sans honte notre incapacité, nous inviterons d'autres plus capables que nous à venir à notre rescousse.

EXTBAOBDINAIRE.

Les journaux des Etats-Unis relataient dernièrement un phénomène tout à fait extraordinaire en fait de végétation, arrivé à Lexington, Virginie. Ce n'était rien moins qu'une vigne qui avait produit une pomme. Plusieurs écrivains s'empressèrent de donner de suite une explication de ce lusus naturœ comme ils l'appelaient. C'était, suivant eux, une fleur de pommier qui étant tombée par hasard sur une fleur de vigne, s'était incorporée à cette dernière et avait donné naissance à ce fruit phénoménal. Mais avant d'ajouter foi à un fait que les données de la science ne permettent pas de ranger parmi les possibilités, nous aimons mieux croire avec les éditeurs de V American Entomologist de St. Louis, Miss., que ceux qui relatent le fait, l'ont reproduit de confiance sur des informations peu sûres, et que ceux qui l'ont observé ne savaient pas voir comme on doit le faire en histoire naturelle. Nul doute que cette pomme n'est rien autre chose qu'une de ces galles qu'occasionne sur plusieurs plantes la piqûre de certains insectes, comme on en voit sur la verjge d'or, les framboisiers, etc. Et dans le cas en question, ce doit probablement être une galle produite par une petite mouche de la famille des cécidomyes, puisque les exemples ne sont pas très rares de sem blables galles produites sur la vigne par ces insectes.

Il faut regarder pour voir ; et en histoire naturelle plus qu'en toute autre matière peut-être, il faut savoir regarder pour n'être pas trompé dans ses observations. Un jour un do nos braves voisins s'en vint nous trouver d'un air tout satisfait. Oh ! M., dit-il, vous qui aimez les choses rares, je puis vous montrer un insecte comme vous n'en avez certainement jamais vu — Prenez garde, ina collection est considérable ! — J'ai vu vos insectes, vous n'avez rien de semblable ; c'est un papillon qui a six ailes ! — Un papillon à six ailes ? — Oui M. si^ ^iles ! A part des quatre ailes aux places ordinaires, il en a encore deux autres petites à la tête. Il a le corps aussi gros qu'une moyenne souris, et deux grands yeux dans les ailes de derrière. Tous ceux à qui je l'ai montré disent n'avoir jamais rien vii de semblable. Mais le plus extraordinaire, ce sont ces petites ailes à la tête ; à quoi peuventpelles lui servir ? — Reconnaissant sans peine à cette description l'insecte dont il était question, nous répliquâmes. — Vous savez que les papillons sont des voyageurs, ou plutôt des navigateurs dans l'air, d'ordinaire ils n'ont que quatre ailes, ce sont si vous le voulez les voiles de misaine et de perroquet de nos marins, probablement que le voter, ayant une plus longue course à fournir, a trouvé avantageux d'y ajouter le foc ; je ne serais pas du tout surpris si quelqu'autre s'avisait un bon jour d'y joindre le tapecu pour être encore plus aa complet ; mais en attendant, allons voir la voilure du vôtre. Notre homme qui avait accueilli nos railleries d'un air de satisfaction, par ce qu'il croyait s'en ven. ger par la stupéfaction où nous jeterait la vue de sa merveille, lut bien décontenancé lorsqu'au premier coup d'oeil sur son insecte, nous reconnûmes un mâle de notre papillon de ïiuit, le polyphême, Saturnia polyphemus^ Fab., et que nous l'invitâmes à en venir voir cinq à six, en tout semblables, dans notre collection. Il avait pris pour des ailes les antennes plumeuses de ce magnifique papillon, qui sont surtout très développées dans le mâle, et qu'il ne s'était pas adonné à remarquer dans ceux de nos cases. Mais loin de vouloir détourner de ses observations, par cette expérience malheureuse, notre nouveau naturaliste, nous l'engageâmes ortement à bien ex^^miiier tout ces petits êtres ^ui çhai^^uei

jour s'offrent à ses regards, l'assurant que pour ne jamais rencontrer d'insectes avec des ailes à la tête, il n'en trouverait pas moins d'autres merveilles qui l'intéresseraient davantage.

Nous répétons le même a\is à tous nos lecteurs. Regardez, observez, examinez, et vous verrez des merveilles sans nombre se dévoiler sous vos yeux.

A NOS COBBESFONDANTS.

Bon nombre d'abonnés ont accompagné leurs bulletins de souscription de chaleureux encouragements pour nos efforts à vouloir populariser la science, et de bienveillants souhaits pour le succès de notre entreprise. Qu'ils veuiflent bien en recevoir ici nos plus sincères remerciments. Des paroles telles que nous en ont adressées les Rév, MM. C. Oacouna, G. Baie St. Paul, D. St Lazare, THon. Juge M. Montréal etc., sont bien propres à relever le courage s'il se montrait défaillant, qu'ils veuillent bien croire que nous ferons jusqu'à l'impossible pour répondre à leur attente.

Un spirituel abonné de Ste. Hénédîne (Dorchester) ajoutait en voyant son bulletin. '^ Puissent vos souscripteurs être aussi nombreux que les papillons blancs qui dévorent nos choux depuis quelques années ? Est-ce assez ? Si mon souhait se réalise, vous ne manquerez pas, j'en ai la conviction, de trouver, dans les secrets et la profondeur de vos connaissances en logie — et de nous les faire connaître — les remèdes les plus efficaces dont il faudra faire usage pour chasser de nos jardins ces voisins malfaisants."

Mille remerciments pour vos bons souhaits ; et nous osons vous promettre en retour que la lecture du Naturaliste compensera amplement les dommages que cause la piéride du chou. Ce papillon sera le sujet de l'un de nos prochains articles. Nous ne vous promettons pas de remède infaillible, mais nous vous garantissons d'avance que ces remèdes seront à votre portée ; et que nous n'imiterons pas nos gazettes, qui, en juin dernier, ont répété les unes après les autres, que pour faire disparaître les chenilles des choux, il suffisait de planter ça et là dans le champs des branches de genêt en fleur. Or le genêt ne croît pas en Canada. Autant aurait valu le remède de la grand'mère, qui consistait à prendre chaque chenille, à la tourner sur le dos, lui ouvrir la bouche, puis lui envoyer dans la gorge quelques grains du contenu de sa taba- . tière.

Mr. J. D. A, M. St. Francis Collège, Richmond, — Reçu lettre et remise.

Lb Natubalistb Canadien.

OBSEtTATlONS lETEOBOLOGI^UES TENDES A PORTNEUF PENDAHT LE lOIS DE DECEHBEE 1868.

Le signe signifie beau temps ; Q signifie variable ou demi-couvert / # ciel couvert ; orage avec tonnerre ; pi. signifie jj/uie, et n. neige j — indique les températures au-dessous de zéro.

On.

On.

On.

RECAPITULATION.

jours

jours

neige

pluie

Les températures sont diaprés le thermomètre de Fahrenheit.

Un accident nous ayant privé de notre thermomètre à maximaj nous ne donnons dans le tableau ci-dessus que les températures minima.

D'après ce tableau c'est le 27 qui a donné la plus basse température, -^21** ; la moyenne minima pour tout le mois étant -H 5<=^,03.

Nous avons pris des mesures pour nous procurer, aussitôt que possible, un nouveau thermomètre à maanm>a'j car nous considérons que les observations prises sur des thermomètres sans indicateur automate, sont si peu sûres, qu'on peut à peine baser des calcule sur leurs données.

Si le nombre de nos souscripteurs nous permet de le faire, nous allons sans délai prendre des mesures pour nous procurer de semblables observations d'au moins une douzaine d'endroits différents de la Province. Si, par exemple, nous pouvions ranger chaque mois dans un même tableau des observations prises à Halifax N. E., St. Jean N. B., Eimouski, Lac St. Jean^ Québec, Trois-Rivières, Montréal, Ottawa, Toronto, London etc., ce serait alors qu'un tel tableau deviendrait vraiment intéressant. Mais il nous faudrait plus de ressources et le concours d'amis zélés des sciences ) noiis ne désespérons pas toutefois |X)uvoir bientôt réaliser ce projet.

SOMMAIRE DE CE îiUMERO.

Coup d'œil sur l'Histoire Naturelle -, 25

Le Castor 30

Erreurs en Histoire Naturelle 32

La maladie de la Pomme de terre 37

La " Gazette des Campagnes," et le "Naturaliste" 44

A nos rorrespondants.. ./ 47

Le nombre des souscripteurs ayant d(/pass(5 notre attente, quoiqu'il soit loin d'être extraordinaire, le tirage des numéros 1 et .2 se trouve déjà épuisé ; de sorte que pour répondre aux nouvelles demandes, il nous faut les faire imprimer de nouveau. Les nouveaux souscripteurs peuvent donc être sûrs d'en être pourvus plus tard, mais il leur faudra attendre un peu.

Nous nous faisons un devoir d'offrir ici nos plus sincères remcrciments à tous les amis de la science qui ont bien voulu nous favoriser de leurs souscriptions, et nous prions en même temps les nombreux amis que leur bienveillance a portés à donner, dans des lettres particulières, bien trop de valeur à nos humbles efibrts, de croire que leurs sympathiques encouragements ont été justement appréciés.

Le Naturaliste Canadien paraît vers le 15 de chaque mois, par livraisons de 24 pages in-8.

Abonnement, $2 par année, payable après la réception du premier numéro de chaque volume ou nouvelle année de publication.

Pour les Etats-Unis, S2.50 en greenhachs. Le Rév. M, Druon, de St. Albans, Vermont, ayant bien voulu se constituer notre agent, on peut s'adresser à lui.

N.B. — L'abonnement est réduit à $1.50 en faveur des élèves des collèges et autres institutions d'éducation.

On ne s'abonne pas pour moins d'un an.

. Tout souscripteur désirant discontinuer son abonnement, est tenu d'en donner avis aussitôt après la réception du dernier numéro de chaque volume ou de chaque année de publication,

J8^* Toutes correspondances, remises, réclamations etc., doivent être adressées au rédacteur, à Portneuf.

N. B.— Les souscripteurs de la cité de Québec, pourront faire leur remises à l'imprimeur, No. 8, rue de la Montagne.

jg^* Les autres publications qui voudront bien échanger ave? nous doivent être adressées, pour bénéficier des privilèges des règlements postaux: Le Naturaliste Canadien, Portneuf.

LE

Vol. L Québec, JANVIER, 1869. No. 2.

Rcdactenr: M. PAbbé PROVANCHEB, Curé de Portnenf.

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