‹ Le Naturaliste canadien (volume 3)Chapitre 100 sur 155 · OISEAUX ET INSECTES VOYAGEURS · texte numérisé non relu

OISEAUX ET INSECTES VOYAGEURS

Les oiseaux migrateurs et voyageurs nous offrent d'étrauges phénomènes. Des vols de grues ont été observés à neuf kilomètres de hauteur, dans un air glacial. Même les petits oiseaux s'élèvent très haut et vont fort loin. On sait que nos Rossignols vont passer l'hiver dans l'archipel grec et l'Asie-Mineure, nos Hirondelles en Afrique, etc. Les oiseaux possèdent un sens de la direction qui se retrouve, à|un moindre degré, chez quelques mammifères et doit ressembler au sens qui permet à certains papillons de retrouver leurs femelles à de grandes distances. Beaucoup d'oiseaux voyagent la nuit et s'abattent souvent par les temps de brouillards.

Une petite Chouette vient d'Afrique en Provence tous les ans. Le Harang, splendide oiseau de nuit du Nord, se

chasse, ils se font des traîneaux plus forts avec des défenses de Morses pour lisses ou patins, et des cornes de Chevreuil pour barres transversales. Plus hardis chasseurs qu'eux se trouveraient difficilement. Leurs gribiers sont le Phoque, le Morse, le Caribou farouche, le Bœuf musqué, etc.

La tribu entière ne comprend, en tout, que cinquantehuit personnes, divisées à peu près également quant au sexe. On y parle un dialecte particulier, tout à fait différent de celui des autres Esquimaux. Un détroit, large de trente milles, sépare l'île de Southampton de la côte occidentale de la baie d'Hudson, le long de laquelle sont fixées plusieurs colonies d'Esquimaux. Très rarement, ce détroit se couvre en hiver, d'une glace solide. Il y a environ quatrevingts ans, le pont de glace se forma ; les plus aventureux, parmi les habitants de l'île, traversèrent alors jusqu'à la terre ferme, et furent très étonnés d'y trouver des êtres semblables à eux-mêmes, s'étant crus jusque-là, san3 doute, le seul peuple en existence. Parmi les peuplades de la terre ferme, c'est une tradition que les étrangers apportèrent avec eux, dans cette visite, deux traîneaux particuliers, qu'ils s'en retournèrent et ne revinrent plus. Ce fut la seule fois, paraît-il, avant comme après cette circonstance mémorable, que les insulaires se firent connaître à l'extérieur, jusqu'à leur découverte récente.

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