C.-A. Carbonneau, ptre
RÊD. — Nous remercions beaucoup M. le Chanoine Carbonneau des intéressants détails qu'il a bien voulu nous donner sur la capacité sucrière du Négondo. C'est la première fois que nous avons des renseignements authentiqnes sur cette question, et nous sommes particulièrement henreux de les publier ici.
D'autre part, au cours du mois de février, nous avons reçu les détails suivants de M. J. M.-Dupuis, du Village des Aulnaies, L'Islet.
... A propos du sucre fait du Négundo, permettez, monsieur le Directeur, que je donne le fait suivant, tel que raconté par un propriétaire du Manitoba, à Pannystelle, un monsieur ci-devant de Saint-Germain d' Arthabaska. «Quand j'étais dans l'Est, près de Quebec, me disait-il, j'avais une érablière, et mon plaisir, quand arrivait le temps du sucre, c'était de faireévapofer la sève de mes Erables à sucre
{Acer saccharina ou Erable de roches). Ce qae je regrette ici, c'est que nos Erables néguudo, originaires du nord-ouest du Canada, poussent trop en talles et en bois : je suppose, me disait-il, que la terre noire d'ici est trop bonne et les changements atmosphériques sont trop brusques, la coulée n'est pas de longue durée. Mais, ajoutait-il, là où il y a plus d'abri, près des criques et rivières, on parvient à faire un sucre à grain très fin ; et plus au sud, à Marden, aux fermes expérimentales par exemple, là où poussent certains pommiers, on réussit assez bien. » Moi, je lui disais qu'ici l'Erable de Norvège, qui coule une sève d'eau de rose, et l'Erable négundo faisaient un bon produit, mais non comparable à celui de la vraie Erable à sucre de l'est du pays.
Jules M.-Dupuis.