LE SUCRE DU NÉGONDO
J^ai une couple de douzaines de ce^ arbres dans le parterre de mon presbytère. Je les ai fait entailler à deux ou trois reprises. A cette époque, les plus gros n'avaient guère plus de six pouces de diamètre.
Je ne suis pas un « sucrier » expert, maïs i*aî bien quelques souvenirs de « cabane à sucre ». Eli bien, j'ai pu constater : i° que VAcer negundo «r coule » plus abondamment, proportion de grosseur gardée, que notre Erable indigène; 2° que sa sève est tout aussi riche en sucre. Seulement, le goût du sirop (je me suis borné à faire du sirop) est bien moins délicat que celui de notre incomparable «r sirop d'érable j*. Il a tout de même une saveur sut generis assez agréable et qui rappelle un peu le goût du miel. Je crois qu'avec des procédés de fabrication un peu perfectionnés, on en obtiendrait un produit très satisfaisant.
Votre bien dévoué confrère