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NUTRITION DES PLANTES I

essentiel de la matière albuminoïde, il provient des sels ammoniacaux et des nitrates absorbés par la plante, qui utilise aussi l'azote de l'atmosphère pour produire les combinaisons azotées qui sont nécessaires.

Le soufre est un des éléments constitutifs de l'albumine^ il est absorbé sous forme de sulfate soluble.

Le fer est indispensable à la constitution de la matière colorante verte, il est absorbé sous forme de chlorure ou de sulfate de protoxyde. Bien qu'une petite quantité de fer soit nécessaire pour le verdissement de la chlorophylle, on ignore encore si la matière colorante verte en contient.

Le potassium est indispensable à l'existence de la chlorophylle ; sans lui, les grains de chlorophylle ne peuvent pas produire de l'amidon.

On ne connaît pas le rôle précis exercé par le phosphore que l'on trouve dans les graines, par le chlore, le sodium, le calcium, le magnésium, mais leur présence dans les plantes est incontestable. Le silicium est absorbé sous forme de dissolution aqueuse d'acide silicîque.

La composition des cendres des végétaux est, au point de vue quantitatif, très différente du sol qui les porte. Des plantes d'espèces différentes qui végètent côte à côte dans le même sol présentent dans leurs cendres une composition différente.

De temps immémorial on a employé les fumiers et les engrais sans savoir exactement comment ils agissent ; les savants nous ont dit que c'est en restituant au sol les éléments enlevés par les récoltes ; quoique les théories américaines le contestent, nous continuerons à employer le fumier de ferme et les engrais chimiques dont l'expérience nous a démontré l'action bienfaisante.

C'est là le procédé cultural le plus vulgaire ; il en est d'auties que je signale pins loin.

Après les éléments favorables à la végétation, nous

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•devons nous occuper maintenant de ceux qui, affectant tous les êtres, airimaux et végétaux, proviennent du fait de la réunion d'un grand nombre d'individus de la même espèce dans un espace restreint. Le végétal, fixé au sol, en subit les effets funestes plus que tout autre être vivant ; ces organismes dont l'existence, incontestable aujourd'hui, est soupçonnée depuis bien longtemps, et dont la constitution est encore inconnue, sont nommés Toxines, ce mot indique bien leurs effets funestes, mais non leur nature.

C'est un fait que la paratique agricole a depuis longtemps démontré : que toute culture réitérée paraît rendre le sol improductif.

Cet état d'infertilité prouve moins l'appauvrissement du sol en principes fertilisants, que son infection par les toxines.

On enseigne que pour rendre au sol sa fertilité il suffît •d'y restituer, par les engrais, les matériaux que la récolte vient d'enlever. Mais la pratique agricole nous a appris que la fumure est insuffisante, elle doit être complétée par le labour et l'assolement ; ce qui indique que l'assainissement du sol est encore plus indispensable que sa fertilisation par les engrais.

Les théories américaines attribuent au fumier de ferme seul la propriété de neutraliser les toxines, et ce serait là son seul rôle; jusqu'à preuve du contraire, on peut croire qu'il agit aussi par la matière organique qu'il contient ; il est probable que les plantes, comme les animaux, s'assimilent plus facilement les matières organiques que les minérales.

Ce qui est incontestable, c'est qu'après la récolte le sol est infesté et qu'il est nécessaire de l'assainir.

Les procédés les plus connus pour obtenir ce résultat, •outre l'assolement et le labour, sont Vécobuage et le dê/on* xemefit. . . — {Revue horticole^ Marseille.) Ls Granier.

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